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Electricité: L’UE doit diversifier ses investissements

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

. Les 25 à la merci de fournisseurs comme Gazprom et Sonatrach Les investissements dans les capacités de production électrique en Europe ne sont pas suffisants et assez diversifiés pour assurer la sécurité d’approvisionnement, selon une étude du cabinet Eurogroup auprès d’une quarantaine d’acteurs européens du secteur. «Le marché ne présente pas toujours les bons signaux pour répondre aux besoins considérables d’investissements», selon une synthèse de l’étude consultée jeudi dernier par l’AFP. Les acteurs interrogés lancent «un cri d’alarme, pour investir sur les bons moyens de production dont l’Europe a besoin et pas uniquement ceux dictés par l’ordre de prix du marché», a déclaré Guillaume Bousson, associé chez Eurogroup qui a dirigé l’étude. «Aujourd’hui, tous les nouveaux moyens de production mis en place en Europe, excepté un peu d’énergie renouvelable, sont des cycles combinés au gaz», a ajouté Bousson, qui précise que ces choix sont dictés par des «intérêts financiers» à court terme. Cela revient a aggraver la dépendance européenne vis-à-vis des fournisseurs de gaz, pour assurer la sécurité électrique. «Les fournisseurs, comme Gazprom, ou Sonatrach ont un pouvoir de marché énorme sur l’Europe», selon Bousson. «Progressivement, l’électricité s’est corrélée au prix du gaz, en raison de l’usage des cycles combinés au gaz, et le prix du gaz est lui-même corrélé au prix du pétrole, ce sont des choses exogènes à l’Europe», a-t-il déclaré. Par ailleurs, les personnes interrogées, des énergéticiens, des acteurs institutionnels, des hommes politiques, émettent l’idée «d’étendre à un niveau européen les outils de gestion prévisionnelle» des investissements nécessaires, selon la synthèse. «La classe politique pourrait ainsi être sensibilisée», selon Bousson qui ajoute qu’il conviendrait que ces outils soient largement diffusés. «Aujourd’hui, c’est plutôt confidentiel et ce sont des outils de spécialistes», selon lui. D’après l’étude, il conviendrait de «mettre en place un cadre stable et lisible en Europe», selon Bousson. Interrogé sur l’attitude des énergéticiens vis-à-vis des pouvoirs publics, Bousson déclare qu’ils ont un discours «un peu paradoxal», qui serait: «Laissez-nous faire et après aidez-nous pour le faire», demandant les coudées franches et des aides matérielles ou normatives. La semaine dernière, une autre étude du cabinet CapGemini pointait la vulnérabilité électrique de l’Europe, en raison de la diminution de la capacité de production face à la demande croissante. La Commission européenne a également, dans son livre vert sur l’énergie, pointé les nécessités d’investissement dans de nouvelles capacités de production.Synthèse L’Economiste

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