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Politique

Elections professionnelles: Une carte politique

Par L'Economiste | Edition N°:1571 Le 29/07/2003 | Partager

. L'Istiqlal et le RNI gagnent des points. Bonus et malus des Chambres. Grosses batailles pour les présidencesTémoin du relatif manque d'intérêt, le dépouillement des résultats des élections des Chambres professionnelles a été lent (cf. L'Economiste du 28 juillet 2003; www.leconomiste.com). Conséquence du mode de scrutin, les résultats sont très éparpillés: les petits partis sont littéralement écrasés mais les grands ne peuvent pas s'assurer de majorité stable.Comme dans les élections législatives de septembre 2002, on connaît la carte politique mais on n'obtient aucun pôle de pouvoir.. PJD quasiment absentLa victoire est allée au parti de l'Istiqlal qui devance, en terme de sièges, le RNI. Tous deux laissent l'USFP assez nettement en arrière: les Chambres professionnelles «ne sont pas exactement sa tasse de thé». L'Union Socialiste des Forces Populaires se rattrapera peut-être sur les élections salariales, mais ce n'est pas certain, après les scissions du monde syndical et particulièrement de la CDT. Les sans appartenance politique (SAP) font un retour remarqué, tandis que le PJD est quasiment absent. Des observateurs se demandent si, parmi les SAP, il n'y a pas des islamistes. Même si c'est le cas (on ne verra pas très bien l'intérêt d'une telle stratégie), ce parti n'est pas très fort sur le terrain professionnel.Comme nous l'avons indiqué dans notre édition d'hier, le mouvement haraki arriverait en tête, un point devant l'Istiqlal, s'il unissait ses forces (Mouvement Populaire et Mouvement National Populaire), ce qu'il ne fait pas car ses leaders n'y ont aucun intérêt tant que le mode de scrutin ne change pas. Il faut maintenant attendre la fin des négociations pour la constitution des bureaux et la désignation des présidents pour avoir une carte politique des Chambres et donc de la Chambre des Conseillers. Les alliances sont inévitables et il n'est pas certain qu'elles soient organisées à l'échelle nationale. Compte tenu du profil des élus et des enjeux, on peut parier au contraire qu'il n'y aura pas de discipline nationale. Chacun agira localement en fonction de ses intérêts. Ceci ne manquera pas de reposer le problème de ces chambres professionnelles: elles sont à la fois des pièces du jeu institutionnel à l'échelle nationale, mais elles sont en charge d'intérêts économiques locaux.Ce débat est ancien, la formation de la Chambre des Conseillers l'a accentué sans lui donner de réponses. Aujourd'hui, bien des observateurs estiment que cette chambre n'a pas d'avenir en dehors de la représentation des régions, ce qui permettrait de trouver une solution au dossier du Sahara. Dans ce cas, les Chambres professionnelles enverraient des représentants non pas au «sénat» mais au Conseil économique et social. Ce dernier existe dans la Constitution, pas dans les faits. Mais tant qu'il n'y aura pas d'axe clair pour le Sahara, on peut penser que le re-profilage de la Chambre des Conseillers ainsi que la formation du CES resteront en suspens. Pièces institutionnelles, les Chambres professionnelles le sont aussi dans la course globale au gouvernement.Il est évident que les élections communales de septembre 2003, si elles donnent des résultats sensiblement différents de ceux des législatives, justifieront un remaniement ministériel. Le Premier ministre Jettou l'avait clairement indiqué aux chefs de partis en janvier dernier, lorsqu'on pensait encore que les élections communales auraient lieu en juin. Cette annonce avait d'ailleurs été à l'origine des rumeurs insistantes de remaniement ce printemps: la rumeur avait retenu l'idée en oubliant quel était le motif de départ. Ce motif va donc revenir à l'ordre du jour en septembre. Dans ces conditions, les résultats des élections professionnelles sont un bonus ou un malus dans le cadre plus général des consultations électorales. Il est clair que quelle que soit l'issue des tractations pour les présidences des chambres, l'Istiqlal et le RNI ont touché un bonus. Inversement, l'USFP qui ne s'est pas intéressée à cette consultation, encaisse un malus. Il lui faudra le rattraper aux élections communales pour maintenir sa part dans le gouvernement.


Renouvellement payant

Impossible de savoir si la grogne est un phénomène isolé ou bien généralisé, toujours est-il que le refus de l'USFP de promouvoir des militants plus jeunes, plus en prise avec le monde économique, lui a coûté quelques sièges dans les élections professionnelles. En effet, les anciens ou zaïm, de ce parti n'ont pas suivi les recommandations de Driss Jettou, qui leur demandait des «nouveaux» pour les mettre au gouvernement: le pari a résisté à la demande et seul Youssoufi ne s'est pas fait donner un poste. Ceci semble avoir assez fortement démobilisé la couche des jeunes cadres socialistes: ils n'ont guère fait d'efforts pour s'installer dans les sièges des Chambres professionnelles. Inversement, les vieux militants de l'Istiqlal menaçaient en privé de «faire la peau» à leur leader, Abbas El Fassi, qui les avait privés de promotions attendues depuis 30 ans, au profit de jeunes «même pas vraiment du parti». Cette stratégie de renouvellement des cadres a payé pour les candidatures: c'est le parti qui a le plus mobilisé et ce en attirant des personnalités qui n'étaient istiqlaliennes que de loin mais qui le deviennent à cette occasion. Compte tenu du mode de scrutin c'était, mathématiquement, ce parti qui avait le plus de chances pour le plus de sièges. C'est effectivement ce qui s'est produit.N. S.

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