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Politique

Elections communales 2003
Settat: Casse-tête pour constituer le bureau du Conseil

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. La dispersion des voix n'a pas permis de dégager une majoritéLes urnes ont rendu leur verdict. A Settat, comme à Berrechid, la mouvance islamiste a montré qu'elle a pris de l'importance. Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) y a remporté respectivement 5 et 4 sièges. Un score inattendu que les observateurs de la vie politique dans ces deux villes de la grande Chaouia étaient loin de prévoir.A Settat, connue pour avoir toujours voté du côté de l'Union Constitutionnelle (UC), les habitués des élections sont restés médusés tant ils ont été surpris par la performance du parti à tendance islamiste. A Berrechid, le Parti National Démocratique (PND) a été crédité de 13 sièges, le PJD est, avec 4 sièges, ex æquo avec l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP). Pourtant, cette ville était le fief de l'USFP. Les autres partis n'ont guère réussi à placer plus de deux personnes par liste, excepté le Parti de la Réforme et du Développement (PRD) qui a remporté 3 sièges à Settat.Dans cette ville, aucune liste n'est majoritaire. La course aux alliances est donc engagée. En fait, elle a déjà été ouverte dès le lendemain du scrutin, juste après la proclamation des résultats définitifs. C'est une course effrénée pour la présidence des Conseils municipaux de ces deux villes. L'on ne peut encore avancer de pronostics en l'absence d'informations sur les tractations entre les têtes de liste élus. Mais les bruits courent sur la circulation irrégulière de l'argent. Certains, dit-on, sont prêts à payer jusqu'à 300.000 dirhams la voix pour s'assurer une majorité leur permettant d'occuper le fauteuil de président à Settat (soit donc 4.500.000 dirhams étant donné qu'il faut 15 voix en plus de celle du candidat). Sujet de l'heure, la constitution du bureau du Conseil préoccupe observateurs et citoyens. En tout état de cause, l'on peut constater qu'il y a une très forte dispersion de l'électorat, un taux de participation relativement faible et aussi une méconnaissance du scrutin par liste, à en juger par le nombre de bulletins annulés. Reste donc à savoir comment vont s'opérer les alliances à Settat. Aucune majorité n'étant clairement définie. Dans le cas de Berrechid, on parle d'alliance entre le PND, l'USFP et le PI. A Settat, les choses sont encore plus compliquées du moment que les seuls PJD et PRD détiennent 8 des 31 sièges que compte le Conseil. Les dix autres formations politiques, avec deux sièges chacune, détiennent en fait 20 sièges. De quoi s'assurer d'une large majorité en cas d'entente. Seulement, ce ne serait pas une tâche facile. En effet, si l'USFP, le PI, le PPS et le Congrès National Ittihadi (CNI) peuvent faire front commun (soit 8 sièges), ils ne pourront pas, toutefois, disposer de la majorité requise et on les voit mal composer avec l'UC ou encore moins avec le PND ou les “sans-appartenance politique” (SAP). Un véritable casse-tête qui ne fera qu'augmenter les surenchères. Jamal Eddine HERRADI

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