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Politique

Elections communales 2003
Casablanca: Les islamistes ont toujours

Par L'Economiste | Edition N°:1601 Le 15/09/2003 | Partager

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Le PJD arrive en tête dans quatre quartiers: Sidi Belyout, Hay Mohammadi, Hay Hassani et Sidi Bernoussi. 19 sièges pour le PI, 17 pour l'USFP et 16 pour le PJDA l'instar des résultats obtenus à l'échelon national, le Parti de l'Istiqlal (PI) et l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) arrivent en tête du classement à Casablanca avec 19 sièges pour le premier et 17 pour le second sur un total de sièges à pourvoir de 131. Les pourcentages respectifs sont donc de 14,5% pour le PI et près de 13% pour l'USFP, des scores relativement proches et similaires à la moyenne nationale (16,96% et 14,7%).Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) arrive en troisième position, talonnant de très près les deux premiers avec 16 sièges, soit environ 12,5% du total. Ce résultat est en contraste avec celui obtenu par ce même parti à l'échelon national où le score réalisé n'a guère dépassé le pourcentage de 2,58%, ce qui le relègue au onzième rang du classement global. La symbolique est très forte pour Casablanca. La capitale économique du pays, là où près de 45% de l'activité industrielle se concentre, est aussi la ville où ont eu lieu les dramatiques événements du 16 mai. C'est également celle où les quartiers périphériques se développent à une vitesse fulgurante avec leur lot de marginalisation et de pauvreté, fonds de commerce du PJD. Le parti du Docteur Khatib arrive en tête de liste dans quatre quartiers: Sidi Belyout, Hay Mohammadi, Hay Hassani et Sidi Bernoussi, des quartiers périphériques de la métropole. Les résultats obtenus dans ces quartiers confortent certaines prévisions qui prévoyaient des scores relativement importants du parti au sein des couches défavorisées, plus enclines à la tendance. Au quartier Maârif, le PJD obtient les mêmes résultats que l'USFP et le PI soit quatre sièges, ce qui représente un énorme changement pour un quartier traditionnellement usfpéiste. Le vote est-il un vote-sanction, révélateur du mécontentement de ses habitants quant à la gestion communale du parti de la rose ou exprime-t-il un changement fondamental des mentalités? Au quartier Roches Noires, le PJD obtient deux sièges, à égalité avec l'UC, ce qui le positionne également en première position.A Sidi Moumen, quartier périphérique d'où étaient originaires une grande partie des kamikazes des attentats du mai dernier, le PJD est inexistant. C'est le PI qui y obtient le plus grand nombre de sièges (4). A Anfa, Al Fida, Aïn Sebaâ, Aïn Chock, Sbata, Mly Rachid Sidi Othmane, il est également absent. Certains sont pourtant des quartiers très populaires où l'on aurait pu penser que les scores seraient nettement plus honorables. Les islamistes obtiennent par contre à Ben M'Sik les mêmes scores que le PND (trois sièges), ce qui les positionne tous deux en tête de liste. Les résultats obtenus par le PJD dans la métropole montrent l'étroite corrélation entre pauvreté et montée des islamistes car, hormis certains quartiers comme le Maârif, c'est au sein des quartiers périphériques où la réalité économique reste précaire que les votes en faveur de ce parti sont les plus importants. Les résultats montrent également le contraste avec ceux obtenus au niveau national, particulièrement pour le vote PJD, très attendu par l'ensemble de la classe politique et économique du pays. L'Union Constitutionnelle arrive en quatrième position avec onze sièges. Il est suivi par le RNI (10 sièges), le MP (8), le MNP (8), le PND (8), le PND (8), le PPS (6), l'UD (4), les SAP (4), ADL (3), le FFD (3) et le PFC (2). Le PRE, Al Ahd, le PRD, le PDS, le PDI, le CNI et le PED obtiennent un siège chacun. Parmi les élus qui siègeront au Conseil de la Commune urbaine de Casablanca, trois membres de l'actuel gouvernement. Il s'agit de Yasmina Baddou (PI), Karim Ghellab (PI) et Khalid Alioua (USFP). Mohamed Saïd Saâdi (PPS), ancien secrétaire d'Etat sous le premier gouvernement d'Abderrahman Youssoufi, y siègera également. Saâd El Abassi (RNI), ancien président de la Communauté urbaine de Casablanca et Mohamed Sajid (UC) y sont de la partie. Avec cette nouvelle entité, c'est une nouvelle conception organisationnelle de la ville qui sera mise en place, des villes aux dimensions de plus en plus grandes, aux problèmes multiples et complexes dans un pays où la résorption du chômage reste la première des priorités confrontée à des difficultés de budget, une démographie galopante et une population jeune et diplômée, dont les rangs s'élargissent chaque année davantage.Amale DAOUD

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