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Elections-CGEM: T'berguig de dernière minute

Par L'Economiste | Edition N°:1544 Le 20/06/2003 | Partager

. Le scrutin a lieu aujourd'hui. Une triangulaire très classique. Belmaâchi discrètement courtisé par Chami et DebbaghAujourd'hui, normalement, doit avoir lieu le scrutin pour élire le président de la CGEM. Jusqu'à la dernière minute, des rumeurs ont tenté de faire planer le doute sur la tenue de ce scrutin, mais à l'heure où nous mettions sous presse, il n'y avait toujours pas de motif sérieux pour un report. Le seul cas statutaire qui obligerait à reporter le scrutin d'aujourd'hui serait que moins d'un quart des voix à jour de leurs cotisations soient présentes dans la salle. Cette disposition statutaire ne manque pas d'alimenter les rumeurs et le «t'berguig«: Qui est à jour des cotisations de 2003? Personne ne le sait ou bien personne n'a souhaité rendre cette information publique, avant le scrutin. En tout cas, ce chiffre va évoluer jusqu'à la dernière minute. Nul n'ignore que le versement des cotisations est toujours très laborieux à la CGEM (comme dans toutes les associations!), mais les statuts prévoient la possibilité pour les votants de verser leur cotisation de l'année le jour même de l'assemblée élective. Une seule indication: selon Bouchaïb Benhamida, président de la Fédération des BTP, «la campagne de recouvrement a donné des résultats exceptionnels, à la veille des élections«. . Un joker très convoitéLes langues aussi se déliaient au fur et à mesure que la campagne des trois candidats avançait. En effet, l'élection se présente comme une «triangulaire«: trois candidats s'affrontent et comme cela est classique dans les triangulaires, des tractations ont lieu entre candidats: les deux candidats les mieux placés, où leurs amis, tentent de rallier le troisième et donc les voix qu'il aurait eues, mais qui seront de toute manière insuffisantes pour l'amener à la victoire, voire même à un deuxième tour. Par exemple, personne ne savait que les dernières élections à la présidence française allaient être dans le fond une triangulaire entre Chirac, Le Pen et Jospin: ce n'est qu'après le premier tour que, la rage au coeur, les socialistes ont reporté leurs voix sur leur ennemi de toujours! Dans le cas de la CGEM, les observateurs s'accordent pour dire qu'il serait surprenant que Belmaâchi fasse la surprise. Donc, des tractations officieuses ont lieu, ce qui donne matière supplémentaire au t'berguig. Belmaâchi se trouve de ce fait détenteur d'un fameux joker, y compris, s'il le veut, pour obtenir d'être présent dans les instances dirigeantes de la Confédération.Les observateurs s'accordent à penser que l'élection se jouera entre Chami et Debbagh, avec une prime pour le premier, le président sortant.Pour être élu au premier tour, le gagnant devra rassembler les deux tiers des voix présentes et à jour de leurs cotisations, comme indiqué précédemment. Du fait de la triangulaire (si Belmaâchi ne se retire pas au dernier moment), il est douteux que l'un ou l'autre des «grands candidats« puisse avoir la majorité absolue dès le premier tour. Au deuxième tour, qui ne conserve statutairement que les deux candidats qui ont le plus de voix, c'est la majorité simple qui mène au fauteuil de président.. Deuxièmes tours rarissimesDans l'histoire de la CGEM, les deuxièmes tours ont été rarissimes (le patronnat préfère en général s'entendre à l'avance que de conduire des compétitions ouvertes pour des élections), mais les membres se souviennent du mémorable deuxième tour qui avait opposé Abderahim Lahjouji à Abdelatif Bel Madani. Les deux hommes en étaient restés fâchés longtemps, mais la représentation des entrepreneurs n'a jamais été meilleure qu'à ce moment-là. Lahjouji s'était installé de justesse à la présidence de la CGEM, mais a été un des plus grands patrons des patrons que la Confédération ait jamais eus: c'est lui qui a mené le combat contre Basri lors de la campagne d'assainissement. Bel Madani de son côté a brigué et remporté haut la main la présidence de la plus importante des Chambres de Commerce, celle de Casablanca, et sous son mandat, on a découvert que les CCIC pouvaient être autre chose que des bouées de sauvetage pour les hommes politiques rejetés dans les élections législatives. Et cela n'est pas du t'berguig.


Les petits coups bas et la politique

La politique n'a pas été absente de la campagne, avec quelques coups bas.Ainsi, Chami a-t-il sursauté en se voyant impliqué dans une critique virulente de la mise à niveau, critique qu'il n'a évidemment jamais faite pour la bonne raison qu'il a participé et à l'élaboration du programme et à sa diffusion. Il soupçonne ses compétiteurs d'avoir organisé cette publication mensongère, pour le couper de ses réseaux gouvernementaux, ou bien pour faire croire qu'il en est coupé.Naturellement, l'USFP est à toutes les sauces, puisque chacun s'en réclame: Chami est un «sympathisant« et Debbagh est un des hauts cadres du parti. Les observateurs notent qu'Al Ittihad Al Ishtiraki a cité Chami, pas (encore?) Debbagh. Il n'en faut pas plus pour que l'on construise toutes sortes d'exégèses: les socialistes soutiendraient Chami contre leur propre cadre. En fait, nous croyons savoir qu'aujourd'hui, l'organe de l'USFP publiera un article où les deux candidats seront cités.A côté des connections politiques, les soutiens des «grands groupes«. Depuis que la CGEM existe, cette question revient à chaque élection. Après la réforme des statuts, cette question a pourtant un peu perdu de son importance. Aujourd'hui, le système est «une voix par entreprise« et non plus celui du chiffre d'affaires. Il n'empêche qu'il faut aller à la pêche aux voix et aux influences auprès des grands groupes. Aussi commente-t-on sans fin, le rendez-vous entre le boss de l'ONA et tel ou tel candidat, ou les coups de téléphone d'Aziz Akhanouche (Akwa Groupe) en faveur de Debbagh, ou encore le soutien du groupe Karim-Lamrani (officialisé) et Kettani (supposé) en faveur de Chami.Adil HMAITY

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