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Boutaina Iraqui l’emporte… de justesse

Par L'Economiste | Edition N°:2309 Le 30/06/2006 | Partager

. 88 voix contre 73 pour Khadija Doukali. Un mandat de trois ans renouvelable pour la présidente élueDure journée hier, mercredi, pour les deux candidates à la présidence de l’Afem (Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc) (www.leconomiste.com). Le suspense aura duré jusqu’à la dernière minute. Dès le début de l’après-midi, on disait, dans les coulisses, que les élections allaient être serrées. Les deux candidates, Boutaina Iraqui et Khadija Doukali sont toutes deux connues au sein de l’Afem pour y avoir milité depuis sa naissance. Elles sont également connues pour leur implication dans la vie associative. Alors qu’elles attendaient les résultats des votes, les deux femmes se disaient «sereines et confiantes». L’assemblée élective, prévue pour 16 heures, a mis du temps à démarrer. De nombreuses membres de l’association ont attendu le dernier moment (juste avant le démarrage de l’assemblée) pour payer leurs cotisations et donc être habilitées à voter. Au total, 170 femmes étaient présentes sur les 300 que compte l’Afem. Notons que nombre d’absentes sont membres des délégations régionales qui délèguent leur pouvoir à des représentantes pour le vote. Tout le gotha, ou presque, des femmes chefs d’entreprises était réuni. Saloua Karkri Belkeziz, l’ex-présidente, qui est un des membres fondateurs de l’Afem, peut se targuer d’avoir réussi à fédérer la grande majorité des femmes chefs d’entreprises, du moins une grande partie des plus en vue dans le monde des affaires. Après la présentation du rapport moral et financier, la parole a été donnée aux deux candidates. Chacune disposait de cinq minutes pour convaincre celles qui n’avaient pas encore arrêté leur choix ou les indécises. Deux discours, deux méthodes fondamentalement différentes. Boutaina Iraqui a dû être interrompue dans son exposé à cause du temps écoulé. Madame Locamed (c’est le nom d’une des trois entreprises qu’elle dirige) a surtout mis l’accent sur son cursus et le travail qu’elle a réalisé au sein de l’Afem (et en dehors d’ailleurs). Khadija Doukali a par contre été beaucoup plus concise, a adopté un ton plus ferme, «plus déterminé», de l’avis de participantes, pour aller droit à l’essentiel. Cela ne lui a toutefois pas permis de gagner puisque c’est Boutaina Iraqui, à la surprise de beaucoup, qui a été élue à 88 voix contre 73 pour son adversaire. Certaines ont même contesté le résultat des urnes, estimant que «trop de pouvoirs ont été donnés à certaines régions, donc les résultats sont faussés». En tout cas, c’est Iraqui qui reprend le flambeau pour trois ans. Elle arrive à un moment où le mouvement féministe au Maroc prend de l’ampleur. La femme chef d’entreprise apporte à sa manière de l’eau au moulin et milite finalement pour des droits similaires à ceux des femmes qui exercent d’autres fonctions. La tâche ne sera probablement pas aisée et Boutaina Iraqui le sait. Elle devra se battre, au nom de toutes, pour que la femme acquiert, au sein d’un monde entrepreneurial souvent misogyne, la place qui lui revient. La nouvelle présidente de l’Afem devra aussi faire preuve de beaucoup d’efficacité pour multiplier les budgets destinés à la mise à niveau et permettre, à toutes celles qui le souhaitent, de passer le cap de l’ouverture économique.Amale DAOUD

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