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Elections Afem: Grabuge chez les femmes chefs d’entreprise

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Khadija Doukkali claque la porte et accuse…. «Elections non transparentes et irrégularités». Boutayna Iraqi se défendCoup de gueule de Khadija Doukkali. L’ex-candidate à la présidence de l’Afem (Association des femmes chefs d’entreprise) dénonce les pratiques qui ont prévalu lors des dernières élections de l’association (www.leconomiste.com). Loin de mâcher ses mots, Doukkali déclare: «si les élections s’étaient déroulées dans la transparence la plus totale, je me serais pliée à la loi du vote et de la majorité ». Rien ne se serait, selon elle , «déroulé dans la transparence puisque les règles qui président au bon déroulement des élections n’ont pas été respectées». Flash-back. A quelques semaines de la tenue des élections électives de l’association de «l’entreprenariat féminin», affiliée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), deux candidates briguent officiellement le poste de présidente. Saloua Kerkri Belkziz, présidente alors en exercice, ne disposait plus de la possibilité de se représenter, les statuts excluant un troisième mandat. Dès la tenue du Conseil d’administration de l’association, le 29 mai 2006, la couleur est annoncée : Boutayna Iraqi et Khadija Doukkali seront les deux candidates aux élections prévues un mois plus tard, le 28 juin. Près de 300 membres sont appelées à voter. La course aux voix est lancée. Mesdames les candidates ne disposent alors que de quatre semaines au plus pour convaincre des centaines de femmes à travers le Maroc. Les campagnes électorales commencent. Khadija Doukkali, très médiatisée pour son travail au sein de la Fédération des pêches, administrateur de plusieurs entreprises du même secteur, et Boutayna Iraqi, également chef d’entreprise, spécialiste de la distribution de matériel orthopédique, mènent campagne, chacune à sa façon.28 juin, jour de l’assemblée élective. Boutayna Iraqi l’emporte avec 88 voix contre 73 pour Khadija Doukkali, sa rivale. Dans la salle, de nombreuses voies s’élèvent pour dénoncer le manque de transparence. Mais rien n’y fait. Les résultats sont proclamés et chacune s’en va de son côté.L’histoire ne fait que commencer. Khadija Doukkali ne compte pas en rester là et démissionne. Plusieurs arguments sont avancés. «Les pouvoirs des adhérentes n’ont pas été numérotés comme c’est le cas à la CGEM. Cette méthode évite les fraudes puisque chaque adhérente a un numéro d’adhésion porté sur son pouvoir. On est ainsi certain que le pouvoir émane bien de la même personne . Sinon, comment le savoir?», affirme-t-elle. Le résultat ne s’est pas fait attendre «Il y a eu beaucoup de pouvoirs qu’on ne pouvait contrôler et des régularisations de cotisations effectuées par d’autres personnes que les adhérentes elles-mêmes. Le pire, c’est que ces régularisations se sont poursuivies alors que l’assemblée avait commencé». Boutayna Iraqui, la présidente élue, rétorque: «il y a lieu de signaler qu’à défaut de dispositions des statuts et du règlement intérieur interdisant le paiement des cotisations au moment de l’assemblée générale, l’association ne saurait refuser à un membre adhérent qui offre de régler directement ou indirectement ses cotisations à y siéger, à moins qu’il ait fait l’objet d’une mesure d’exclusion ou de radiation décidée préalablement par le Conseil d’administration selon les modalités et les conditions prévues par les statuts et le règlement intérieur». Elle rejette toutes les accusations de Doukkali. D’abord en ce qui concerne le vote. «Les élections se sont déroulées dans la plus grande transparence en présence de plus de 150 personnes. Le vote était secret. Il y avait deux urnes en plexiglas», affirme-t-elle et ajoute «qu’aucune réclamation n’a été enregistrée après le dépouillement des votes». Enfin, en ce qui concerne le vote des régions, Khadija Doukkali soutient que lors de sa tournée dans les régions, «des pouvoirs ont été collectés alors que les personnes n’étaient pas encore membres. Elles ont été régularisées par le dernier bureau». L’ex-candidate va plus loin. «J’en ai parlé à la présidente sortante qui m’a confirmé qu’elle allait procéder à l’annulation de ces pouvoirs. Bien entendu, elle ne l’a pas fait». Pour Boutayna Iraqui, «il est impossible qu’un membre puisse se faire représenter par une personne non membre, puisque l’association dispose d’une liste exhaustive de toutes ses adhérentes et que la remise du bulletin de vote n’a été faite qu’après émargement de la feuille de présence de l’assemblée par le mandataire». Amale DAOUD

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