×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

El Yazghi: Sus au PJD!

Par L'Economiste | Edition N°:1534 Le 06/06/2003 | Partager

. El Yazghi s'en prend à M'Daghri Alaoui, l'ancien ministre des Affaires islamiques. Le PJD doit “présenter ses excuses”. “Le Makhzen est mort?”Invité de l'émission “Fi L'wajiha” de 2M du mercredi 4 juin, Mohamed El Yazghi, le premier secrétaire adjoint de l'USFP, n'est pas allé par quatre chemins pour faire le procès de l'obscurantisme qui a envahi le Maroc ces dernières années. Et ce, “sans véritable réaction de l'Etat pour faire face à cette déferlante islamiste”. Pour une première sortie médiatique d'un haut responsable d'un parti politique national au lendemain des attentats du 16 mai dernier, le numéro 2 de l'USFP a été comme à son habitude ferme et catégorique. Interrogé sur les événements tragiques de Casablanca, il a prononcé son jugement sans équivoque: l'obscurantisme est le seul responsable. Selon lui, “les organisations intruses” sont toutes celles qui se sont accaparées l'islam pour porter atteinte à l'unité et aux valeurs civilisationnelles de cette nation. La naissance “douteuse” du PJD et le double discours qu'il n'a cessé de pratiquer ces dernières années ont été mis à l'index par El Yazghi. Et d'ajouter que l'ancien ministre des Habous et des Affaires islamiques est également responsable des dérives de cette formation qui se proclame le seul parti islamique du Royaume et se permet “d'excommunier tous ses détracteurs sans crainte aucune”. Les mosquées n'ont-elles pas été exploitées, selon El Yazghi, à des fins politiques? Les prêches enflammés des imams affiliés à la Mouvance islamiste n'ont-ils pas été en faveur des candidats du PJD lors des dernières élections de septembre? Les militants de ce parti n'utilisent-ils pas lors de leurs campagnes électorales leur slogan favori “Votez pour votre frère musulman”? Pour El Yazghi, qui laisse aux téléspectateurs le soin de tirer les conclusions qui s'imposent, l'affaire est réglée. En tout cas, pour El Yazghi qui ne parle pas d'interdire le PJD, il est grand temps de mettre fin à cette mascarade. Pour étayer ses propos, le premier secrétaire adjoint de l'USFP cite à trois reprises le dernier discours de SM le Roi. Bien que non satisfait des performances de son parti, El Yazghi est convaincu que l'USFP reste profondément ancrée dans les couches populaires. D'après lui, son parti n'a pas besoin de faire son autocritique aujourd'hui, ce sont les “autres” qui devraient le faire. Ceux qui ont eu les moyens de se rassembler dans les lieux publics, ceux qui ont eu tout le loisir de répandre leur poison dans les mosquées, ceux qui accaparaient des plages entières pour eux seuls... Aujourd'hui, ils ne sont pas seulement appelés à faire leur autocritique mais “à présenter des excuses pour tout ce qu'ils ont dit et écrit”.Reprenant sa casquette de ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement, les problèmes de l'habitat anarchique à Casablanca et la ceinture de pauvreté que constitue la commune de Sidi Moumen composée à 80% de bidonvilles sont dus, selon El Yazghi, au découpage de 1992. “Ce que nous vivons aujourd'hui ne sont en fait que les conséquences de l'approche sécuritaire de ce découpage”. El Yazghi a appelé à ce propos à la mise à niveau globale de la métropole de Casablanca qui est le coeur battant du Maroc moderne. Il devrait être bien placé pour faire ce qu'il demande puisqu'il est en charge justement de l'Aménagement du territoire. La nouvelle charte communale qui prône l'unicité de la ville semble être la panacée pour le député de Rabat-Océan. Quant à la loi antiterrorisme que l'USFP s'est empressée d'adopter après l'avoir critiquée, elle ne constitue pas, selon le vice-secrétaire général de l'USFP, un quelconque recul du processus démocratique mais un outil nécessaire pour se prémunir contre toutes les formes d'extrémisme religieux et idéologique.Le choix de l'Etat de droit “irréversible” constitue en fait une soupape de sécurité. Pour El Yazghi, ce qu'on appelle le Makhzen est mort de sa mort naturelle depuis l'annonce par SM le Roi Mohammed VI du nouveau concept de l'autorité. En outre, la marche exceptionnelle de Casablanca contre le terrorisme, qualifiée d'unique dans le monde musulman, est la preuve si besoin est de la détermination du peuple à prendre son destin en main et de ne plus se laisser mener par une quelconque tendance “pernicieuse”.El Yazghi reste convaincu que les dernières événements et la réduction de l'âge de vote à 18 ans devraient mettre fin à la “désaffection” des jeunes pour la chose politique. Les prochaines élections communales seront à coup sûr le véritable test des formations politiques nationales. Pour l'USFP, El Yazghi a annoncé la couleur: La lutte contre l'obscurantisme sera son cheval de bataille. Noureddine FASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc