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Politique

El Yazghi: La Primature, pourquoi pas?

Par L'Economiste | Edition N°:2283 Le 25/05/2006 | Partager

. L’USFP favorable au système de liste. Les alliances dans la Koutla et la majorité actuelle- L’Economiste: Vous venez de voir le ministre de l’Intérieur au sujet du mode de scrutin. Lequel préférez-vous?- Mohamed El Yazghi: Nous sommes pour un système de liste à la proportionnelle, à la plus forte moyenne et avec un plafond de 7%. Nous sommes également pour des listes régionales et pour le maintien de la liste nationale des femmes. Nous sommes contre un retour au scrutin uninominal car, dans notre pays, ce système a été dévoyé. Il n’est plus crédible. Si le scrutin à un tour, en vigueur en Angleterre, a toujours abouti à des pôles visibles, les conservateurs et les travaillistes avec un pôle centriste libéral, dans notre pays, l’intervention du ministère de l’Intérieur et l’utilisation de l’argent ont donné une mosaïque de partis. Il véhicule une image de tripatouillage et de magouille. . En remontant la barre à 7%, les petits partis risquent de disparaître. - Le Maroc a une loi sur les partis politiques. Dans son discours sur les échéances de 2007 et le rôle des partis politiques, SM le Roi a été clair. Il est impératif d’arriver à une majorité cohérente et à une opposition constructive à l’issue des prochaines élections. En mettant la barre à ce niveau, on permet aux électeurs de faire le regroupement. . Pour le scrutin de liste, vous êtes sur la même longueur d’onde que le PJD. Est-ce normal?- Je vais vous surprendre. Lorsque feu Mohammed V avait organisé les premières consultations en 1959 pour savoir quel système souhaitait l’UNFP, Mehdi Ben Barka avait présenté un projet de scrutin de liste. Mais les experts étrangers avaient conseillé le scrutin uninominal. Cela a favorisé les notables et permis aux collaborateurs de la colonisation d’avoir la légitimité des urnes. Donc, nos liens avec le scrutin de liste remontent à très loin.. Mais le PJD propose ce système avec aussi la barre de 7%.- Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez.. Cela prélude-t-il d’une future alliance?- Cela n’a rien à voir. Nous sommes très contents de nos alliances actuelles. Avec nos amis de l’Istiqlal et du PPS, nous allons projeter la Koutla dans l’avenir. Nous sommes contents de la majorité actuelle avec laquelle nous allons présenter le bilan en 2007, avec la tête haute. Je ne vois pas de raison pour penser à d’autres alliances.. Dans la majorité comme dans l’opposition, tout le monde calcule le PJD. Pour 2007, vous, craignez-vous le PJD?- Nous avons vu beaucoup plus grave. Notre parti n’est pas né de la dernière pluie. Il a lutté pour que le despotisme ne s’installe pas dans ce pays et il en a payé le prix. C’est le seul parti dont des dirigeants nationaux ont été assassinés. Mehdi ben Barka, Omar Benjelloun… Donc, vous savez, pour nous faire peur, il faut se lever tôt. . Oui mais, c’est de l’histoire. Maintenant, la donne a changé.- Nous sommes pour une concurrence loyale. Nous sommes pour un scrutin transparent, une participation massive des Marocains à construire leur avenir. Nous sommes dans une transition démocratique et nous allons faire que 2007 soit la phase de l’entrée définitive dans la démocratie et l’Etat de droit. Nous sommes donc très bien dans la majorité avec laquelle nous allons présenter le bilan d’un programme qui se réalise vite. D’ailleurs, nous allons gagner quelques mois, voire une année sur le programme que le Premier ministre Driss Jettou a présenté au Parlement en novembre 2002.. A propos, tout semble réussir à ce gouvernement, l’AMO, l’INDH, les infrastructures, le tourisme… Est-ce que cela tient à la personnalité du Premier ministre ou à autre chose?- Non, cela ne tient pas uniquement à la personnalité du Premier ministre. Le Maroc s’est engagé dans une voie qui ne peut que l’amener à la réussite. D’un côté, il y a la nouvelle philosophie du pouvoir que personnifie SM le Roi. D’un autre, le gouvernement de coalition a tout fait pour réaliser son programme. Le mérite du Premier ministre est de veiller à la réalisation du programme présenté devant le Parlement. Donc, il y a un suivi constant et méthodique du travail du gouvernement. . Un sondage américain a donné une large majorité au PJD, avec 47% des suffrages. Pensez-vous qu’il va avoir le pouvoir en 2007?- Les sondages reflètent un moment précis lorsqu’ils sont sérieux. Je ne sais pas qu’elle est la crédibilité de celui-ci. Vous savez, les gens auront beaucoup de surprises. L’exemple de la situation de 2002 est édifiant. Pour beaucoup d’observateurs, l’USFP allait être sanctionnée par ce qu’elle a assumé des responsabilités du gouvernement de l’alternance consensuelle. Eh bien, l’électeur en a fait le premier parti dans le pays. Et tous les pronostics basés sur les sondages ont été démentis. . Si demain l’USFP arrive en tête, vous serez à la Primature.- En 2002, nous avions critiqué la décision de renoncer à la méthodologie démocratique. SM le Roi, dans un de ses discours, a précisé qu’après les prochaines élections, le Premier ministre sera issu de la majorité sortie des urnes.. Vous, Mohamed El Yazghi, avez-vous l’ambition de devenir Premier ministre?- Si les électeurs nous donnent une place de choix, si SM le Roi le décide, bien entendu, je ne peux que répondre à la volonté de mon pays. Une volonté populaire et une volonté royale.


Contrat de l’USFP

L’USFP prépare son programme électoral, nous sommes en train d’y travailler. Pour El Yazghi, le parti sera prêt lorsque la loi lui permettra de s’adresser au peuple marocain. Comprenez que la campagne électorale est loin et il est prématuré d’en parler. «Nous partons de la base des travaux du 7e congrès ayant précisé l’identité social-démocrate de l’USFP. Cela répond parfaitement à la situation de notre pays», dit le premier secrétaire du parti. «Sur cette base, nous allons présenter un programme qui sera un projet de société, une sorte de contrat entre l’USFP et le peuple marocain». Il fera de telle sorte que ce programme soit le plus possible commun à l’ensemble de la Koutla. Une conjonction avec les autres partis de la majorité sera nécessaire. Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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