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Politique

El Yazghi: «Crise de gouvernance à Rabat»

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. La capitale doit s’ouvrir sur Salé et Témara. Circulation, environnement, urbanisme, la ville peut faire mieux L’USFP affûte ses armes pour son prochain congrès mais les législatives de 2007 aussi. Le parti a ainsi organisé un colloque le 10 mars à Rabat ayant pour thème «état des lieux et avenir de la capitale du Royaume et son agglomération». Mohamed El Yazghi, secrétaire général du parti, a évoqué, d’entrée de jeu, «une crise de gouvernance» qui bloque le développement urbanistique et économique de la capitale. Le sujet sort du lot des thèmes classiques et purement politiques discutés à la veille du Congrès national du parti. C’est la définition même de la capitale qui a été mise sur le tapis par les intervenants. Partout dans le monde, la capitale est aussi un pôle de rayonnement économique. Or la particularité du Maroc, c’est qu’il dispose de deux capitales, Casablanca et Rabat. Cette dernière est à vocation presque exclusivement politique. Une situation qui la cantonne à sa dimension purement administrative reléguant au dernier plan son essor urbanistique et économique. Selon Aziz Hilali, président de l’Ordre national des ingénieurs géomètres-topographes (ONIGT), la gestion de Rabat a toujours été caractérisée par une dualité entre élus et autorités. Une situation qui privilégie ces derniers au détriment d’une gestion qui met en concurrence des programmes économiques et politiques issus des urnes. Pour lui, des questions comme la circulation dans la capitale, l’environnement et son avenir urbanistique ne font pas l’objet d’études sérieuses. Les projets importants de Rabat comme l’aménagement des deux rives du Bouregreg, le Tramway et les grands projets urbanistiques se trouvent handicapés par l’absence d’une vision basée sur l’idée d’agglomération, est-il indiqué. «La pollution avancée du Bouregreg ou encore la détérioration que connaît la forêt de Maâmoura, bloquent aujourd’hui le développement de la capitale», a-t-il martelé. Selon un architecte à l’Agence urbaine de Rabat-Salé, le niveau de mise en oeuvre des plans d’aménagement dans l’agglomération est préoccupant. Leur application partielle renseigne, selon lui, sur les difficultés liées à l’urbanisme et à la circulation dans les deux villes. En effet, pour Salé, le plan n’est appliqué qu’à 30%. Celui de la capitale économique est à seulement 18%. Quant à Rabat, son plan d’aménagement datant de 1971 ne répond plus aux nouvelles missions urbanistiques et touristiques qui lui sont dévolues, estime Fathallah Debbi, architecte. Pour la plupart des intervenants au colloque, la ville de Rabat doit s’ouvrir sur sa région notamment les deux villes de Salé et Témara.M. Bk

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