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El Jadida: L'aérodrome deviendra un quartier administratif?

Par L'Economiste | Edition N°:1703 Le 12/02/2004 | Partager

. Une superficie de 92 ha à l'intérieur de la ville aujourd'hui inutilisée. Le but est de libérer le front de mer où siègent les administrations pour en faire une zone touristique . La CDG a manifesté son intérêt pour ce mégaprojetBIEN des habitants de la ville d'El Jadida ignorent l'existence d'un aérodrome à l'intérieur même du périmètre urbain. D'autres, poussés par la curiosité, sont étonnés de ne découvrir qu'un petit bâtiment “d'accueil” isolé aux coloris administratifs au milieu d'un vaste terrain. Cet espace est envahi par des broussailles, des touffes d'herbe avec des pistes en terre qu'utilisent les habitants comme raccourcis apparemment. Des vestiges d'enclos en fer existent encore aux alentours sans vraiment donner l'impression de délimiter une superficie quelconque. Des passants et des passantes avec leurs enfants traversent posément l'endroit sans se presser. Par temps ensoleillé, de nombreux enfants parfois accompagnés de leurs mères viennent se prélasser sur l'herbe ou encore jouer aux cartes. Il faut dire qu'une population non négligeable se concentre dans le voisinage de l'aérodrome. Ce dernier d'une superficie de 92 ha se trouve à l'intérieur du secteur 3, non loin de l'actuelle décharge publique. Il est très rare de voir un petit avion atterrir à cet endroit comme ce fut le cas le 26 janvier dernier. L'avion avait atterri sur la piste en terre cabossée et broussailleuse. Les habitants s'étaient regroupés comme pour accueillir des cascadeurs ayant accompli un numéro périlleux. En fait, l'espace à l'abandon depuis des années est devenu impraticable pour les petits avions. C'est pourquoi il est question aujourd'hui de le déclasser pour en faire une assiette urbaine. La décision relève du ministère du Transport et des Finances. Des discussions et des contacts sont en cours entre les autorités locales et les administrations concernées afin d'intégrer l'aérodrome dans le périmètre urbain de la ville. Surtout qu'il ne peut plus remplir sa fonction avec une infrastructure inexistante actuellement. Le déclassement du terrain est devenu pressant d'autant plus que le nouveau plan d'aménagement est en cours d'étude, explique Driss Khazzani, gouverneur d'El Jadida. Les terrains libérés de l'aérodrome permettront de restructurer complètement la ville. Les contacts ont commencé aussi bien avec les administrations concernées qu'avec les aménageurs, révèle le gouverneur. Un promoteur de taille avec une assise financière assez solide est pressenti pour ces réalisations. L'aménageur en vue serait la CDG. Laquelle est déjà présente à la station Mazagan et à la zone industrielle de Jorf Lasfar. “Les responsables de la CDG ont manifesté leur intérêt pour mener les opérations d'aménagement et de développement”, indique le gouverneur. L'idée est de délocaliser sur l'aérodrome (une fois récupéré) toutes les administrations, y compris la municipalité actuellement en front de mer. Le premier avantage est de dégager cette zone en face de la mer pour sa grande vocation touristique, explique le gouverneur. Entre le port et Nour Al Kamar, l'objectif est de dégager la corniche pour accueillir des investissements sous forme d'hôtels, de restaurants ou encore de musées. Dès l'assiette foncière de l'aérodrome dégagée, des espaces seront disponibles pour délocaliser les différentes administrations. A noter que les administrations sur le front de mer et à côté du port ont été mises en place avant les années 50. La donne aujourd'hui a changé et il est primordial de dégager cet espace pour avoir une certaine homogénéité du développement touristique, commente encore Driss Khazzani. Le deuxième avantage est de regrouper les administrations. Ceci permettrait d'aménager des locaux modernes avec toutes les structures nécessaires (parc informatique, espaces communs, salles de réunion et de conférence…). Le but est de mieux rentabiliser les équipements et créer une synergie entre les administrations. Les citoyens auront à leur disposition différents services au même endroit (Conservation foncière, la municipalité, Trésor...). C'est le cas aujourd'hui pour Rabat où toutes les administrations sont regroupées, indique le gouverneur. Le promoteur immobilier en charge des aménagements aura, de ce fait, une demande assez importante pour l'acquisition des terrains. Une bonne partie des espaces construits trouvera acquéreurs. Une opération d'échange pourrait être réalisée entre le promoteur et les administrations à déplacer. A l'emplacement actuel de ces administrations, le promoteur pourra aménager des espaces touristiques. L'aérodrome peut abriter aussi des structures d'habitation. Il s'agit de différentes catégories moyen standing et éventuellement une zone villas. Sont envisagés, des appartements de luxe et des commerces. De même que l'emplacement peut devenir un vrai pôle sportif, garantit Driss Khazzani. Ce serait un peu le CAF (Centre d'amitié français) à Casablanca, décrit le gouverneur. Reste à décrocher rapidement le déclassement du terrain afin de l'intégrer au niveau du plan d'aménagement de la zone. L'aérodrome changera complètement la physionomie de la ville d'El Jadida, prévoit Driss Khazzani. Et avec la perspective des hôtels sur la corniche, la ville sera animée toute l'année.


Un hôpital aussi…

Le problème de l'hôpital Mohammed V sera peut-être résolu. Si le déclassement de l'aérodrome aboutit, l'hôpital pourrait être aussi déplacé sur un espace plus grand (3 ou 4 hectares). Selon la formule d'échange, l'aménageur construira un nouvel hôpital et récupérera le foncier de l'hôpital à moindre coût pour l'Etat. L'opération se fera assurément avec la mise en place d'un hôpital moderne de 400 à 500 lits.


Carte de visite

L'aérodrome civil est un terrain de dégagement d'une superficie de 92 ha, atteste le chef de station de la météorologie. Sa piste d'atterrissage s'étend sur 1.400 mètres avec 50 mètres de largeur. Une partie est réservée pour une station météorologique. Un chef de station et 6 techniciens et agents y sont affectés et dépendent de la direction de la Météorologie nationale. Quant à l'aérodrome, il dépend de la délégation du ministère du Transport. Une coopérative immobilière a empiété sur la propriété de l'aérodrome. L'affaire est actuellement devant la justice. De notre correspondant,Mohamed RAMDANI

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