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El Jadida: La BP joue la carte du microcrédit

Par L'Economiste | Edition N°:1806 Le 07/07/2004 | Partager

. Pour Noureddine Omary, PDG du groupe Banques Populaires, en visite à El Jadida, des agences de microcrédit Mobiles verront le jour pour toucher aussi le monde rural. Ce n’est pas de l’aumône et ce n’est pas non plus de la mendicité, le microcrédit s’adresse à des gens qui aiment travailler pour améliorer leur cadre de vie, explique le PDG de la banque dans un entretien accordé à L’Economiste- L’Economiste: La région à vocation agricole présente-t-elle des atouts?- Noureddine Omary: L’agriculture était à l’origine la vocation de toute la région de Doukkala-Abda. Même s’il existait autrefois, en devanture des comptoirs de grands commerces, des Phéniciens d’abord et par la suite des Romains et des Portugais. La région est connue pour son fort potentiel agricole. Mais ce potentiel semble avoir montré ses limites aujourd’hui. Il existe toutefois des possibilités pour le faire évoluer. Nous intervenons déjà dans le secteur agricole, en amont et en aval de l’exploitation. Mais pas autant certainement que le Crédit Agricole qui a pour vocation depuis sa création de promouvoir le financement du secteur. Aujourd’hui, la BP fait des incursions dans le domaine pour se développer en accompagnant des entreprises agricoles qui peuvent présenter des projets fiables et à terme profitables pour la région. - Vous avez inauguré une agence de microcrédit à El Jadida. Que présente ce créneau pour vous? - Nous avons inauguré à El Jadida une agence de microcrédit à proximité de la population concernée. C’est carrément dans un appartement au milieu de la population. On s’adresse à des gens qui sont porteurs de petits projets. Ce sont des plombiers, des femmes qui font des couvertures artisanales, des tapis ou pour illustrer un vendeur de montres. C’est vraiment les petites activités qui ont été marginalisées jusqu’à présent. Nous essayons de les sortir de l’ombre avec des crédits adaptés à leur niveau. Nous les constituons en groupe de 5 à 6 personnes et nous leur offrons en même temps des cours d’alphabétisation. L’objectif est de leur apprendre à lire, à écrire et surtout à calculer pour faire leurs négoces. - Quelles sont vos attentes par rapport à ce créneau?- Nous n’attendons pas de résultats puisque tous les bénéfices sont réinvestis automatiquement dans la Fondation microcrédit. Il n’y a pas de distribution de résultats. Nous sommes en train de préparer l’avènement de la future génération de microentreprise. Cette génération passera à un autre stade pour se hisser au rang des secteurs créateurs d’emplois. Le microcrédit a bien fonctionné dans d’autres villes et nous sommes très satisfaits des résultats. Nous avons pour objectif de déployer ce réseau en créant 50 agences sur 3 années. Nous pensons même actuellement à des agences de microcrédit Mobiles pour couvrir tout le territoire. Ce sera avec des vannes et des camionnettes pour atteindre les zones rurales les plus éloignées. Nous allons nous organiser en fonction des souks hebdomadaires pour octroyer des crédits et recouvrer des créances. Les résultats sont très probants pour les petits métiers qui sortent ainsi dans le cadre formel et permettent aux gens d’améliorer leurs revenus par le travail. Ce n’est pas de l’aumône et ce n’est pas non plus de la mendicité, le microcrédit s’adresse à des gens qui aiment travailler pour améliorer leur cadre de vie.- Qu’en est-il des autres secteurs?- Il existe d’autres secteurs porteurs dans la région, comme le tourisme par exemple, avec le grand projet de la station Mazagan. Cette région aura une nouvelle dimension touristique. Nous entendons accompagner ce programme et nous avons déjà pris contact avec l’aménageur pour parler du financement. Ce grand projet aura un impact non seulement au niveau d’El Haouzia, Azemmour, El Jadida mais sur l’ensemble du pays y compris Casablanca. Autre secteur aussi important, la pêche, surtout pour la région de Safi. Nous pensons que cette activité peut se redéployer autrement. Des adaptations devront certainement se faire au niveau des techniques des captures compte tenu de l’évolution des réserves de poissons et des moyens accommodés à mettre en place. Déjà des projets importants ont été financés dans le sud du Maroc, à Agadir et Safi. Les financements ont concerné des conserveries, mais aussi la construction et acquisition de bateaux de pêche. Nous avons également financé des activités au sol. C’est-à-dire la partie congélation ou les unités de traitement de poissons.


Tournée dans les régions

La Banque Populaire a organisé récemment une rencontre avec les opérateurs économiques de la région Doukkala-Abda. C’est une manifestation qui fait partie d’une série de 11 rencontres programmées par les Banques Populaires Régionales et étalées sur toute l’année 2004. “Au lieu d’organiser un grand congrès national, nous avons opté pour une forte action de proximité afin de sonder les problèmes régionaux”, explique Noureddine Omary. Dans un congrès national, tout le monde semble intéressé sans se sentir responsable. D’où ce travail de proximité qui permet de se rapprocher des acteurs très impliqués dans le développement de leur région, ajoute Omary.. Noureddine Omary, intervenant devant les opérateurs de la région lors de sa visite à El Jadida. Selon lui, la région aura une nouvelle dimension touristique avec le grand projet de la station Mazagan Propos recueillis parMohamed RAMDANI

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