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El Jadida: Comment créer un nouveau pôle économique

Par L'Economiste | Edition N°:1484 Le 26/03/2003 | Partager

. L'Economiste organise une table ronde sous le thème «El Jadida face à ses entreprises« le 27 mars. Opérateurs économiques et élus locaux aborderont les questions déterminantes pour l'avenir de leur villePort de Jorf Lasfar, Sonasid, centrales thermiques, Maroc Phosphore, agriculture, futur complexe touristique d'El Haouzia (qui fait partie du plan Azur), zones industrielles, sites historiques (cité portugaise), riche arrière-pays et pour bientôt l'autoroute… tous les atouts existent pour faire d'El Jadida un grand pôle économique. Sa proximité de la grande métropole Casablanca devrait aussi jouer en sa faveur. Malgré ceci, la capitale des Doukkala reflète l'image d'une ville pauvre avec des activités économiques traditionnelles tirées par l'agriculture. La ville a besoin d'un coup de fouet pour la hisser dans la cour des grandes métropoles. Le potentiel est là. Mais qui va prendre les initiatives et piloter des projets? Quel est le rôle des élus locaux et des opérateurs économiques dans ce sens? L'Economiste se déplace ce 27 mars à El Jadida dans le cadre de sa série de tables rondes. C'est justement pour faire réagir les élus locaux et les opérateurs économiques sur ces questions déterminantes pour l'avenir de la ville. En réalité, la prédominance de l'agriculture à El Jadida et sa région n'a pas empêché le démarrage des premières industries avec des unités sucrières (Khemiss Zemmara et Sidi Benour), aujourd'hui en baisse d'activité. Le port de Jorf Lasfar est venu aussi donner un grand coup de pouce à l'industrie dans la région. Ce premier port minier en Afrique a favorisé la naissance de la lourde industrie avec Maroc Phosphore, Sonasid ou encore les centrales thermiques. Outre la création d'emplois, ces industries drainent de plus en plus de nouveaux investissements. C'est le cas par exemple de la Sonasid qui prévoit une enveloppe de 950 millions de DH pour un projet d'aciérie électrique. Les travaux démarrent cette année et l'unité sera opérationnelle en 2005. Mais est-ce que ces industries profitent vraiment à El Jadida? Selon un élu, «il est vrai que les salaires des employés sont recyclés dans la ville. Mais les impôts locaux sur ces industries sont perçus par la commune rurale de Moulay Abdellah, dont le territoire couvre le parc industriel de Jorf Lasfar«. Pour lui, cette commune rurale accumule un budget disproportionné par rapport à ses besoins. Alors qu'à quelques kilomètres plus loin, la ville d'El Jadida n'en profite même pas. Elle essaie alors de tirer profit de sa propre zone industrielle qui contribue à l'économie de la ville. Cette ZI n'a rien à envier à celles des grandes villes comme Casablanca. Elle couvre une superficie de 117 hectares avec un taux d'occupation des lots qui dépasse 80%. Plus de 120 entreprises y sont en activité. Leur production est estimée à 2,2 milliards de DH. Les exportations se sont chiffrées à 306 millions de dirhams (2002). Aujourd'hui, il existe un projet d'extension de cette zone sur 100 autres hectares en raison des demandes d'entreprises étrangères pour des superficies de 10.000 à 15.000 m2. «Les modalités de l'extension ne sont pas encore définies. La municipalité ne s'intéresse pas trop à ce projet d'extension«, avait affirmé le président de l'association de la ZI d'El Jadida, récemment lors d'un entretien accordé à L'Economiste. «Heureusement, que cette ZI a le privilège d'être isolée de la ville, donc on peut gérer son espace et contrôler son emplacement«, avait-il expliqué. A noter que pour toute la province d'El Jadida, la production industrielle s'est établie à 12,5 milliards de dirhams, réalisée par 175 établissements employant un effectif de 13.195 personnes. Les exportations se sont chiffrées à 4,2 milliards de dirhams.


Restructurer le réseau d'assainissement

C'est lié à la nature de l'activité industrielle de la ville, El Jadida souffre d'une pollution et d'un déficit au niveau des actions pour préserver l'environnement. En effet, opérateurs de la ville (l'association de la zone industrielle est souvent montée au créneau à ce sujet) et autorités reconnaissent la défaillance du réseau d'assainissement qui a besoin d'être restructuré. Le problème de l'assainissement est sans nul doute l'une des affaires les plus épineuses que la ville d'El Jadida doit affronter. En période de pluies, c'est la catastrophe. Une grande partie de la ville se trouve inondée. Le nouveau gouverneur a promis lors de sa nomination de se pencher sur la question. Les rejets des usines ont rendu la plage impropre à la baignade. En outre, ces rejets se font massivement à partir des usines, provoquant des engorgements et dégageant des odeurs. B. B.

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