×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

El Hoceïma
Les promesses (non tenues) du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:1817 Le 22/07/2004 | Partager

. Le plan de reconstruction à court terme ne semble pas adapté aux besoins urgents des sinistrés. Les produits d’aide commercialisés à Nador, en l’absence de contrôles rigoureuxLe gouvernement avait annoncé la mobilisation de 2,680 milliards de DH pour la reconstruction de la province d’El Hoceïma. Cette somme devrait servir, en priorité, au relogement des populations sinistrées et à la réfection et/ou reconstruction de certains édifices publics touchés par le tremblement de terre. Jusqu’au week-end dernier, la situation n’a pas évolué d’un iota. Aucun chantier de construction n’a été lancé et aucune réfection n’est entamée. Mieux, certains des sinistrés qui ont formulé le désir de retaper leurs maisons n’ont pas pu obtenir les autorisations nécessaires, sous prétexte que les plans antisismiques ne sont pas encore prêts.Le plan proposé par le gouvernement pour la reconstruction de la province a inscrit le désenclavement de la région parmi ses priorités. Or, l’aéroport est toujours fermé. Quant aux routes, elles sont dans l’état qu’on leur connaissait bien avant le séisme. En milieu rural, la situation est toujours la même. Les quelques agriculteurs de la région attendent encore l’aide promise. Pour la saison des moissons, ils ont dû se débrouiller seuls. Ils s’apprêtent à en faire de même pour la prochaine campagne de labour. Ambitieux, le plan de reconstruction a opté pour des actions à court terme. Seulement, les populations n’ont pas l’intention de continuer à vivre sous les tentes encore longtemps. C’est pour cette raison que plus d’un millier de sinistrés ont manifesté il y a une dizaine de jours dans les rues d’El Hoceïma. Manifestation qui s’était achevée en queue de poisson pour bon nombre de sinistrés. Ils ont ainsi été 24 à être hospitalisés après la bastonnade qu’ils ont reçu de la part des forces anti-émeutes. Fractures du bras, du tibia, de la clavicule, traumatismes crâniens et autres hématomes. Une semaine après, c’était au tour des diplômés chômeurs de recevoir une raclée. Une pratique devenue chronique dans les rues d’El Hoceïma et qui ne fait qu’attiser les souffrances des populations sinistrées.Certes, le gouvernement fait ce qu’il peut conformément au plan de reconstruction établi. Mais c’est la lenteur de l’approche et les tergiversations dans l’exécution qui chauffent les esprits. Situation dont certains ont fait une récupération politique. Une manne qu’il ne faut pas rater au demeurant. On avance dans ce cadre que si certaines actions prennent du temps, qu’est-ce qui retarde l’acquisition de matériels pour l’agriculture ou pour la santé par exemple? Qu’est-ce qui empêche les services sociaux et administratifs d’améliorer leurs prestations? Le courroux des habitants de la région d’El Hoceïma ne s’arrête pas là. Il va plus loin lorsque la question de la distribution de l’aide aux sinistrés est abordée. En effet, de nombreux produits provenant de l’aide étrangère se sont retrouvés sur les marchés de Nador ou d’Oujda. Produits laitiers, farine, sucre, huile et même dentifrice et savon sont vendus en grande quantité dans ces villes. Certains commerçants prétendent que ce sont les sinistrés qui les leur ont cédé. D’autres, apparemment plus “honnêtes”, soutiennent qu’il y a “tout un circuit de détournement de l’aide”. Plusieurs administrations seraient impliquées. Des produits de l’aide sont bel et bien commercialisés à Nador et aussi à Cassetta (entre Nador et Taza). Aux pouvoirs publics donc de renforcer les contrôles.


Recensement

Pas moins de 19.323 maisons (dont 17.485 en milieu rural) ont été recensées comme sinistrées. Elles ont été classées en trois catégories: les maisons et édifices entièrement détruits, les maisons partiellement détruites et les maisons et immeubles touchés et nécessitant des réparations. Cependant, les autorités se heurtent à un hic. Bon nombre de maisons étaient déjà soit détruites, soit avaient besoin de réfection bien avant le tremblement de terre. Mais leurs propriétaires se sont faits recensers comme sinistrés. Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc