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    Politique

    El Himma s’attaque enfin à Rabat

    Par L'Economiste | Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    . Plus de 1.300 personnes ont fait le déplacement . Il cherche à coacher les foules APRÈS Agadir et Tanger, c’est au tour de Rabat d’accueillir la rencontre d’échanges du Mouvement pour tous les démocrates (MTD). Cette fois-ci, Fouad Ali El Himma a choisi le cadre agréable de l’espace Les Chênes, situé sur la route de Meknès, pour recevoir plus de 1.300 personnes dans la matinée de samedi dernier. Dans la salle, on pouvait reconnaître des cadres sportifs et des membres de plusieurs partis politiques comme le MP, l’UC ou encore le RNI, représenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar. Mohamed Al Gahs, ex-secrétaire d’Etat à la Jeunesse dans le gouvernement de Jettou, et membre du Conseil national de l’USFP, était également présent.Le mode opératoire choisi, le micro étant plus entre les mains de l’assistance qu’à la tribune, était audacieux : faire accoucher la salle, sans trop de dérapages de parole.Du coup, les débats ont été intenses, au point qu’après quatre heures de discussions non stop, la salle réclamait encore la parole. Fouad Ali El Himma a saisi la portée de cette soif de parole non encadrée par un appareil et l’intensité de la demande. Pour lui, «la véhémence dans le propos et la fébrilité dans l’expression des problèmes du Maroc, démontrent que les Marocains ont soif de parole».Cette exigence de prise de parole n’est pas habituelle dans les meetings politiques classiques, où souvent les états majors font des discours face à des militants qui se contentent d’applaudir. Ici, l’idée de coacher les foules pour qu’elles prennent conscience de leurs forces est essentielle, si on veut entreprendre des actions de partenariat afin d’améliorer leur situation. D’ailleurs, le chef de file du Mouvement ne dissimulera pas sa fierté en constatant que «les réponses à plusieurs questions sont également venues de la salle».Autre point fort: la focalisation sur l’élément humain et le poids décisif des ressources humaines dans un pays qui ne dispose pas de pétrole. «Les problèmes du pays sont nombreux mais la moitié des solutions sont en nous» et «personne n’a la solution miracle, ni la panacée concoctée dans un laboratoire»…, autant de formules qui s’inscrivent dans cette démarche de coaching, d’implication et de responsabilisation de chacun, tout en s’abstenant d’avancer la moindre promesse. La seule concédée, mais par le président Akhchichine: il y aura d’autres rencontres, d’autres débats. Mais pour calmer la demande pressante de solutions «ici et maintenant», il aura la franchise de dire qu’il faudra du temps, non le temps court et pressant , mais le temps dans la durée, celui d’une génération peut-être. Il est incontestable que certains sujets continuent de susciter des passions. C’est le cas de l’amazigh, qualifié de non prioritaire par un intervenant. Ces propos ont fait bondir une poignée de participants qui ont exigé, en vain, le retrait de la phrase jugée «insultante». Un incident qui montre que l’apprentissage de la démocratie et le débat contradictoire en public en est encore à ses débuts.M. C.

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