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Economie

Efficacité énergétique
Le plus dur reste à faire

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. Le cadre législatif, premier obstacle. Les offres du microcrédit, trop classiques pour le secteurLES avancées du Maroc sur le plan énergétique ne sont plus à démontrer. Le secteur est développé, notamment au niveau de l’électrification rurale, les bailleurs de fonds sur les aspects énergétiques sont mobilisés et le secteur du microcrédit est en continuelle croissance. Mais en matière d’efficacité énergétique et énergies renouvelables, cela est encore insuffisant. Le Maroc est dépendant des énergies fossiles, les tarifs électriques ne reflètent pas les coûts des combustibles (effet compensation) et les initiatives de développement énergétique sont inadaptées aux TPE (très petites entreprises) et aux ménages modestes. Au niveau financier, le rapport de Planet Finance et GERES soulève d’autres problématiques: la part insignifiante des microcrédits dans le financement des projets énergétiques, ou encore le net repli des crédits à la consommation affectés à l’équipement domestique. Pour changer la donne, plusieurs chantiers ont été ouverts. Le Maroc ambitionne de promouvoir les énergies renouvelables pour qu’elles représentent 10% de l’énergie primaire consommée localement, et pour qu’elles contribuent à hauteur de 20% à la production de l’énergie électrique d’ici 2012. Mais plusieurs barrières ont été identifiées par le rapport de Planet Finance. Il s’agit notamment de l’absence d’un cadre institutionnel favorable, de l’insuffisance des politiques de mise en place de programmes, le cadre de la microfinance est inadapté, le tout est couronné par le fait que le privé reste à l’écart des programmes de développement du secteur. Le volet financier n’est pas en reste: les coûts du matériel à efficacité énergétique sont élevés, les modèles proposés par le microcrédit restent classiques. Selon le document, le produit énergétique se caractérise par des hauts risques financiers, et par l’absence de fonds spécifiques de bailleurs privés ou institutionnels (type Banque mondiale, FMI…). Les barrières sont également techniques: le rapport insiste sur l’absence de certification technique du matériel, la défaillance des services après-vente des entreprises travaillant dans le secteur. En somme, la maturité n’est pas au rendez-vous. Le rapport ajoute, en guise de conclusion, des problèmes liés au manque d’information et de sensibilisation. L’étude établit aussi un diagnostic des produits destinés aux ménages pour une consommation efficace de l’énergie. Il revient sur l’absence d’une labellisation marocaine de ces produits (lampe à basse consommation, coupe veille…) et sur le remède adéquat contre la distorsion du marché. Pour les kits d’économie d’eau, les équipements de cuisine et sanitaires des ménages les plus vulnérables ne sont pas adaptés. A cela s’ajoute le coût élevé des autres appareils: chauffe-eau solaire, réfrigérateurs économes, chaudières améliorées…A. E. Y.

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