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International

Economie UE
Embellie au deuxième trimestre

Par L'Economiste | Edition N°:2341 Le 16/08/2006 | Partager

. Forte demande intérieure et baisse du chômageLa croissance économique dans la zone euro a connu au 2e trimestre sa plus forte progression depuis six ans, notamment grâce aux bonnes performances de la France et de l’Allemagne, mais l’embellie pourrait être de courte durée, avec un ralentissement dès la fin de l’année. Selon la première estimation dite «rapide» de l’office statistique européen Eurostat publiée lundi 14 août, la croissance de la zone euro s’est élevée à 0,9% au 2e trimestre, son plus fort rythme depuis 2000, et à 2,4% sur un an. «Une performance impressionnante», qui reflète une amélioration de la tendance depuis la mi-2005, estime Howard Archer, économiste du cabinet d’analyse Global Insight. Au 1er trimestre, la croissance avait été de 0,6% seulement par rapport au 4e trimestre 2005, et de 2,0% sur un an. «La nouvelle est d’autant plus favorable que, cette fois, l’ensemble des grands pays de la zone, à l’exception notable de l’Italie, participent à cette croissance», juge de son côté Alexandre Bourgeois, de Natexis-Banques Populaires. La France, avec une croissance surprise de 1,2%, contre seulement 0,5% au premier trimestre, a tiré la zone euro à la hausse. L’Allemagne, principale économie de la zone, a aussi réalisé une bonne performance, avec 0,9%, contre 0,7% au trimestre précédent, bénéficiant notamment de l’effet de la Coupe du monde de football. Il s’agit pour l’Allemagne de sa «plus forte performance depuis début 2001», note Holger Schmieding, de la Bank of America. Avec une croissance de 2,4% sur un an, l’Allemagne se situe «bien au-dessus de sa tendance» normale, estimée à 1,6%, ajoute-t-il. L’Espagne (+0,9% contre +0,8%) et les Pays-Bas (+1,0% contre +0,3%) ont également progressé. Seule l’Italie a ralenti (+0,5% contre +0,7%). Pour l’ensemble de l’UE (dont les 12 pays de la zone euro représentent les trois quarts de l’économie), le 2e trimestre s’est soldé par une croissance de 0,9%, soit 2,6% sur un an, là aussi sa meilleure performance depuis 6 ans. La bonne santé de l’économie européenne s’explique par une forte demande intérieure, stimulée par la baisse du chômage, ainsi que par un haut niveau d’investissement des entreprises et des exportations en progression, expliquent les économistes. Cette vigueur contraste avec le ralentissement enregistré aux Etats-Unis. Avec une croissance de 0,6% au deuxième trimestre, contre 1,4% au premier, l’économie américaine a nettement faibli, faisant craindre aux économistes un impact sur l’ensemble de l’économie mondiale, qui pourrait être privée de sa locomotive. De fait, l’économie européenne pourrait elle aussi ralentir dès la fin de l’année. Dans ses prévisions publiées également lundi, la Commission européenne a légèrement relevé son anticipation de croissance au 3e trimestre mais abaissé celle du 4e trimestre. Synthèse L’Economiste

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