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    Ecole d’architecture de Casablanca
    Le gouvernement fait la sourde oreille

    Par L'Economiste | Edition N°:2838 Le 11/08/2008 | Partager

    . Le problème de la reconnaissance des diplômes persiste . L’Instance de la protection des biens publics s’en mêle L’Ecole d’architecture de Casablanca (EAC) est-elle à l’article de la mort? Tout porte à le croire. Après le fiasco des inscriptions pour la saison 2008-2009, où seulement une quinzaine de personnes se sont présentées et qui n’ont toujours pas confirmé leurs inscriptions, une quarantaine d’élèves ont annoncé l’abandon définitif des études dans cet établissement. Pis encore, l’Instance nationale pour la protection des biens publics au Maroc vient se mêler de cette affaire. Dans une rencontre, tenue jeudi dernier à Casablanca, Mohamed Tarek Sbai, le président de cette Instance, n’a pas mâché ses mots. «Rien n’est plus mystérieux dans cette affaire. Nous dénonçons l’indifférence inquiétante du gouvernement», a-t-il affirmé. «On ne peut accepter la privatisation de l’enseignement dans des secteurs vitaux, même le libéralisme possède ses propres règles», a-t-il ajouté. Le Conseil national de l’ordre des architectes (CNOA) a réitéré son refus de la privatisation des écoles d’architecture. «L’entrée des sociétés commerciales dans ce domaine aura de graves conséquences sur le secteur. Ceci constitue un très grand danger pour le Maroc et pour ses générations futures», a martelé Omar Farkhani, président du CNOA. Le statu quo fait que seuls les étudiants inscrits durant les 4 dernières années restent les véritables victimes de cette polémique. La plupart tentent de quitter l’établissement pour chercher de nouveaux horizons, mais la direction refuse de délivrer les originaux des certificats de scolarité et des relevés de notes pour «les empêcher de partir», selon Othman Mernissi, président de l’association des parents d’élèves. Pour rappel, c’est la modification du cahier des charges par le ministère de l’Habitat et son approbation par le Conseil de l’école qui ont relancé la polémique. Dans le cahier des charges initial, les attributaires de l’école devraient se constituer en société d’architectes et avaient l’obligation de faire des apports financiers. Alors que le groupement s’est constitué en société à responsabilité limitée (SARL), et que l’école ne fonctionne qu’avec les frais de scolarité des étudiants. A cela il faut ajouter la reconnaissance des diplômes délivrés par cet établissement. Le doute persiste toujours, vu que l’inscription sur le tableau de l’Ordre des architectes est entre les mains du Conseil national. «Nous exigeons la fin de cette prise d’otages», a lancé Othman Mernissi.Parmi les solutions proposées par l’association des parents d’élèves, la reprise définitive de la gestion de l’école par l’Etat. Une proposition que le département de Taoufiq Hejira rejette toujours. Dans le compte rendu d’une réunion du «Comité de suivi de la réforme de l’EAC» (créé après le début de la polémique), le ministère annonce que le statut de l’école a été modifié en société anonyme et que le groupe Al Omrane a pris part au capital de l’établissement. «Nous avons vérifié sur le registre de commerce, cette école est toujours en SARL», réplique Mernissi.


    Promesse

    Au mois de juin, le ministère de l’Habitat et celui de l’Enseignement supérieur avaient annoncé qu’un communiqué de presse allait être publié «incessamment» pour préciser que l’Ecole nationale d’architecture de Rabat (ENA) et l’EAC sont les seuls établissements reconnus par l’Etat. «Nous attendons toujours», ironise Othman Mernissi, président de l’association des parents d’élèves. Aziz EL YAAKOUBI

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