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    Economie

    Dromadaires: Elevage peu rentable à court terme

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Une course de dromadaires est organisée à Laâyoune. Un centre de recherche a été mis sur pied pour étudier le mode de vie ainsi que les caractéristiques de cet animal. La production de viande est de 5.000 tonnes par an.


    Ce sont 450 dromadaires qui vont disputer la course organisée le 27 février à Laâyoune par l'Association le Sahara Marocain des Courses de Meharis. Ces dromadaire qui seront donc montés par des méharistes proviennent notamment de Laâyoune, de Boujdour et de Smara.
    Le coût de cette manifestation s'élève à un million de DH.
    Selon M. Mohamed Réda Taoujni, président de l'Association, la participation de la Wilaya se situe entre 300.000 et 400.000 DH. A préciser que cette contribution est sous forme de services en nature tels que l'hébergement et la nourriture. Quelque 350.000 DH ont été apportés par des sponsors, poursuit-il. Le reste sera financé par le biais d'une subvention versée par les Emirats Arabes Unis. Un accord de principe, portant sur un montant de 300.000DH, a été obtenu.
    Avant de figurer sur la liste des candidats à la course, les dromadaires subissent des examens de la part de la Direction de l'élevage. L'objectif est d'éliminer ceux qui ne sont pas en bonne santé ou celles en gestation. De plus, les dromadaires âgés de moins de trois ans ne sont pas autorisés à participer à la course.

    Les hôtels de la ville n'ont pas hésité à donner un coup de pouce à cette manifestation en accordant des tarifs préférentiels.
    Toutefois, M. Taoujni déplore que des structures hôtelières ne puissent absorber le nombre important des touristes désirant assister à cette course. Aussi des touristes originaires de Las Palmas vont-ils venir à Laâyoune pour assister à la compétition et rentrer le soir même. De même que pour ceux en provenance d'autres pays.
    Cette course va se dérouler à Foum El Ouad à 5 km de la ville faisant un itinéraire ovale de 15 km.
    Selon M. Taoujni, le Maroc est le seul pays qui organise ce type de courses à côté des Emirats Arabes Unis avec la différence qu'à Abou Dabi les dromadaires sont montés par des enfants.

    91.365 dromadaires en 1992


    Selon les organisateurs, cette manifestation vise à rendre hommage au dromadaire qui joue un rôle important dans les régions sahariennes qui comptent les 4/5 de l'effectif. Au fait, il existe 91.365 dromadaires au Maroc, d'après les dernières statistiques disponibles qui remontent à 1992. Toujours selon la Direction de l'Elevage, trois familles de dromadaires sont à distinguer. Le guerzeni qui vit sur le littoral s'étendant entre Tiznit et Lagouira. Il est connu pour son poil marron, long et enroulé. Sa production laitière est très faible. Il s'adapte très bien aux sols sableux et aux reliefs montagneux et est apprécié surtout pour le transport (le bat). Le marmouri, lui, est un dromadaire de plaines. Il est de taille moyenne et vit dans l'extrême Sud, notamment à Tan Tan et Goulmim. Les chamelles marmouri sont dotées d'une grande capacité laitière: 5 à 10 litres par jour.

    Quant au khaouri, il constitue un type intermédiaire. La chamelle khaouri est une grande productrice de lait: jusqu'à 12 litres/jour. Le dromadaire est connu pour sa résistance à la soif. Aussi peut-il rester sans boire pendant une durée de 15 à 20 jours. Pendant cette période, il préfère les aliments solides parce qu'ils lui permettent de sécréter de la salive, explique le Dr Abderrahmane Benlekhal, chef du Service d'Amélioration génétique à la Direction de l'Elevage. Il ajoute que la durée de vie du dromadaire est plus longue que celle des bovins. Elle est supérieure à 25 ans. Mais le coût de l'élevage est beaucoup plus faible sauf dans les saisons d'extrême sécheresse. L'éleveur est tenu d'apporter un complément d'alimentation, notamment la paille et l'orge. Conséquence: l'investissement ne peut être rentabilisé sur le court terme. A noter que le prix moyen d'un chamelon est de 10.000 DH.
    Interrogé sur l'abattage des dromadaires, le Dr Belekhal répond qu'il existe deux types: contrôlés et familiaux. En 1970, le nombre d'abattage était de 28.900. Il a reculé à 7.000 en 1991 pour passer à 10.000 un an plus tard. Le Dr Belekhal précise que 5.000 tonnes de viande sont produites annuellement.
    Devant la spécificité de cet animal, un centre de recherche a été créé en 1991 à Laâyoune. Des études sont effectuées mais les résultats ne sont pas encore confirmés.

    Rafik IKRAM

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