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Economie

Droit des affaires: Difficultés des entreprises, patrons, cultivez la vigilance

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Deux jours durant, les juristes ont décortiqué l'entreprise et ses difficultés

· Finie la période sleeping! Avec les nouveaux textes, les dirigeants doivent effectuer leur propre révolution managériale

Elle a été la vedette incontestée des deux journées d'études organisées par l'Association Marocaine des Juristes d'Affaires, en collaboration avec l'Ecole Supérieure de Gestion-Maroc (ESG), les 28 et 29 mai derniers(1).
Valorisée par les nouveaux textes, l'entreprise est aujourd'hui au coeur de la révolution juridique: sécurisation des investissements locaux et étrangers, mais surtout pérennisation et sauvegarde.
Juristes, avocats, magistrats universitaires et praticiens se sont penchés sur les différentes opportunités qu'offre le droit positif pour faire face aux difficultés qui peuvent surgir dans le cadre des activités des entreprises.
Pour M. Jamal Tebaâ, directeur général de l'ESG, les nouveaux textes sont une chance pour le tissu entrepreneurial marocain, car ils permettront de développer des rapports d'éthique, de transparence et de rigueur. Pour lui, c'est à l'entreprise d'effectuer aujourd'hui sa propre révolution managériale pour être à la hauteur de la mise à niveau juridique entamée depuis 1996. Cela suppose une meilleure gestion des ressources humaines, une politique d'encadrement plus forte, l'innovation sur des rapports de qualité et de performance, la maîtrise des aspects comptables, financiers et juridiques, notamment.

Pour l'entreprise marocaine, souligne de son côté M. Michael Langstaff, chef du projet Euro-Maroc Entreprise (EME), la mise à niveau est la mise en situation de compétitivité sur le marché local et international. Avec en filigrane, le grand défi que représente le démantèlement tarifaire. Sur le terrain, différentes formes de contraintes ont été observées à travers l'expérience de EME. Le portrait dressé fait apparaître des entreprises familiales peu ou non structurées, sous-capitalisées, avec un management centralisé et un manque de communication interne et externe, un taux d'encadrement moyen et un équipement souvent obsolète. D'autres faiblesses plus spécifiques sont relevées sur les plans financier, industriel et commercial.
Désormais, les entreprises n'ont plus le choix: elles devront se montrer plus dynamiques pour relever le défi de la compétitivité. Et la collection de textes adoptés vont changer du tout au tout leurs actes. Ces mutations vont ainsi accroître les contraintes imposées aux entreprises qui devront faire preuve de beaucoup d'imagination pour s'adapter.

Dépistage


La veille-prévention est un processus vital pour les entreprises, indique pour sa part M. Abid Kabbadi, consultant, qui a développé et exposé les instruments de prévention permettant d'éviter les difficultés.
Sur ce même registre, M. Aziz Bidah, expert-comptable et directeur général de PriceWaterhouse, a mis l'accent sur la notion de la culture de vigilance qui fait encore défaut au sein des entreprises. Ces dernières négligent de mettre en place des garde-fous pour prévenir les périodes de crise.
Pour permettre aux entreprises en difficulté de repartir d'un bon pied, le Code de Commerce apporte l'une des innovations les plus marquantes dans la modernisation de l'environnement juridique des affaires, en abordant pour la première fois cette problématique. Aussi l'ancien droit est-il complètement écarté.
Le Code prévoit deux phases. La première a trait à la prévention et donc au dépistage des difficultés de l'entreprise. La seconde phase concerne leur traitement qui peut aboutir soit à un plan de redressement, soit à la liquidation. Des sanctions que peuvent encourir les dirigeants en cas de défaillance sont également prévues.
Dès le départ, dans l'esprit du législateur, la prévention doit être interne, comme l'ont souligné les intervenants. Et c'est seulement en cas d'échec que l'aspect externe interviendra. Aussi deux acteurs jouent-ils désormais un rôle fondamental dans la prévention: l'associé et le commissaire aux comptes. Grâce à l'élargissement de son rôle et de sa fonction, ce dernier est appelé à émettre des signaux d'alarme dès l'apparition de difficultés. Il est donc l'acteur principal de l'alerte.o

Meriem OUDGHIRI & Rafik IKRAM

(1) Le thème général de ce séminaire était «Les difficultés des entreprises entre le droit commun et le dispositif du nouveau Code de Commerce».

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