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Dragage de sable: Le débat scientifique fait rage

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager

Après notre article sur la polémique autour du dragage de sable, publié dans notre édition du 11 avril, Rimal, la filiale du groupe Drapor, produit des précisions supplémentaires pour rassurer l’opinion publique. Rappelons que notre article s’est appuyé sur le rapport scientifique de l’université Ibnou Toufail de Kénitra

«Le dragage dont parle l’article est celui de la zone Offshore Mehdia, située au nord-est à l’extérieur du chenal d’accès au Sebou. Actuellement, nous ne dragons pas dans cette région car nous n’avons pas encore d’autorisation. Nous avons introduit une demande, sans réponse à ce jour, sur la base d’une étude d’impact environnemental de 2007, faite par le groupement d’universitaires d’El Jadida et le laboratoire de géosciences appliquées de l’Université Ibnou Toufail, les mêmes, selon votre article, qui seraient l’auteur du rapport que détient votre journal. En attendant, Drapor drague pour le compte de Rimal à l’embouchure de Sebou conformément au cahier des charges pour le dragage de cette zone (autorisation n°2077 du 13 mars 2008) et avec l’accord de l’administration et valorise ainsi le sable issu d’opérations de dragage d’entretien du cours du Sebou. Ces sables sont lavés et traités par le biais d’une station de lavage à l’eau douce de l’oued Sebou. L’article 20 du cahier des charges parle d’évaluation d’impact et non pas d’étude d’impact du dragage de sable sur l’environnement. La dernière évaluation en date remonte à juin 2010, pour déterminer la profondeur draguée. L’administration contrôle également ces profondeurs qui peuvent être confirmées ou infirmées par le biais d’un levé bathymétrique (levé topographique sous l’eau, cf. celui effectué par Rimal en mars 2011). Le ministère de l’Equipement et du Transport a choisi d’intégrer toutes les carrières dans une seule et unique loi. Nous ne sommes que suiveurs. La Fédération des industries des matériaux de construction (FMC), dont nous sommes membres, demande à ce que le décret la régissant soit adopté rapidement pour mettre fin à la loi en vigueur remontant à 1914.
En France, c’est le code minier qui régit toutes les carrières de concassage et de dragage. L’exploitation des dunes en France n’existant pas bien sûr, c’est une spécificité marocaine. Un projet de loi sur les mines (carrières granulats, sables, marbres, argiles…) a été présenté dernièrement par la FMC, que nous estimons favorable, voire avantageux. Nous disposons de laboratoires dans chacune de nos plateformes, nous effectuons systématiquement des essais physiques et chimiques (granulométrie, équivalent de sable, valeur au bleu…). Les résultats de ces analyses sont portés au dos de chaque bon de livraison. Des essais contradictoires auprès d’autres laboratoires privés sont également faits et certains de nos clients procèdent également au contrôle du produit.
Aussi, concernant la démarche de l’étude pour les essais de sable, rien ne prouve qu’ils proviennent de notre site étant donné que, d’après vous, le sable a été déposé par les «scientifiques» sans preuve qu’il ait été prélevé chez nous. Concernant la norme NM 10.1.271, celle régissant les granulats pour béton, elle prévoit pour les sables un taux de fines allant de 12 à 18%, donc 13% restent acceptables. En ce qui nous concerne, le pourcentage des fines des sables dragués ne dépasse pas 8%. Concernant les chlorures, notre sable est refoulé et lavé avec de l’eau douce (ce qui n’est pas le cas des sables de dunes), cela d’un point de vue industrie. D’un point de vue norme, le taux de chlorures dans nos sables est en moyenne de 0,1%. La norme précise que lorsque ce taux dépasse 0,02% (cf. NM 10.1.271), il faut le déclarer. C’est ce que nous faisons dans nos fiches-produits. Cette norme n’interdit pas sa commercialisation, car ce qui prime c’est le bilan chlorures dans le béton, soit 0,2% du poids ciment pour le béton précontraint et 0,4% pour le béton armé (norme marocaine sur le béton, NM 10.1.008). Un sable peut contenir jusqu’à 0,2% de chlorures, selon les formules béton. Concernant les accusations de rejet de métaux lourds, nous n’exploitons pas la zone offshore donc nous ne déstabilisons pas cette zone. Nous exploitons une zone qui est annuellement alimentée en sable par voie maritime et fluviale. A signaler que l’écoulement des eaux dans l’oued et encore plus les crues de ces deux dernières années ont une turbidité qui dépasse de très loin celle que peut engendrer l’élinde d’une drague. Nous rappelons également que la plateforme de Rimal Mehdia dispose de l’une des plus importantes stations de lavage au Maroc (240 T/H) où nous traitons les sables dragués pour améliorer leurs qualités, les éléments fins étant éliminés et les rejets sont quantifiés (nous avons obtenu, le 31 mars, la reconduction de la certification ISO 14001 pour la plateforme de Mehdia). Par ailleurs, il est légitime de faire une étude scientifique pour évaluer l’impact du dragage sur l’environnement. Toutefois, nous regrettons que ce soit l’université Ibnou Toufail, auteur de l’étude d’impact sur la zone offshore en 2007, ayant conclu a des effets de nuls à négligeables (voir éléments étude d’impact…) qui revient aujourd’hui défendre le contraire».

Hassan JAÏ, président du directoire Rimal (Groupe GDW)

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