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Affaires

Doukkala-Abda
Les cultures d’automne sous haute vigilance

Par L'Economiste | Edition N°:2211 Le 10/02/2006 | Partager

. Il s’agit de tirer profit des dernières pluies . Une journée d’information autour des techniques de lutte contre les mauvaises herbes. Des agriculteurs ont recours à des pesticides chimiques au marché noir  Les agriculteurs ont encore beaucoup à apprendre sur la gestion des sols et sur les traitements raisonnés des cultures. C’est ce qui ressort au terme d’une journée régionale d’information, organisée par le ministère de l’Agriculture et l’Ormvad (Office régional de la mise en valeur agricole) à Safi mardi dernier. Les fellahs sont venus de Marrakech, d’Essaouira, de Kalaat Sraghna, de Chichawa et d’El Jadida. Ils voulaient s’informer sur les dernières nouveautés en matière d’engrais et de pesticides. La première étape de la saison agricole (labourages et ensemencements) est passée en de bonnes conditions. «Cependant, la production des céréales d’automne reste tributaire essentiellement de la valorisation des intrants (engrais, pesticides…)», explique Driss Nadah, directeur de la production agricole au ministère de tutelle. Dans ce cadre, un programme triennal, s’étalant sur la période 2005/2008, a été élaboré par l’Ormvad. Des encadrements individuels et collectifs sont organisés sur les manières d’utilisations des engrais. Ainsi que sur les moyens techniques de lutte contre les mauvaises herbes et les parasites. Les techniciens de l’Office effectuent périodiquement des visites dans les champs, est-il précisé. Des tournées de sensibilisation avec de haut-parleurs et des tracts sont distribués. «L’évaluation des efforts se fera à la fin de l’actuelle campagne agricole», indique Ali Moulid, directeur de l’Ormvad. Il s’agit donc de tirer le meilleur profit possible des dernières précipitations pluviales. En comparaison avec l’année précédente, ce sont 240 mm de pluie qui ont été enregistrés dans la zone d’action gérée par l’Ormvad. Et 316 mm dans la zone gérée par la DPA (Direction provinciale de l’agriculture) d’El Jadida. Ce qui représente respectivement des augmentations de l’ordre de 80 et de 71% par rapport à la précédente campagne agricole. Actuellement, la quantité d’eau d’irrigation consommée avoisine les 104 millions de m3. Ce qui représente 30% des 345 millions de mètres cubes alloués à la région Doukkala-Abda. La réserve en eau du complexe hydraulique Al Massira-Al Hansali avoisine désormais les 828 millions de m3, représentant 24% de sa capacité. Au niveau national, le cumul pluviométrique a atteint 236 mm au 6 février dernier, est-il annoncé. Concernant la betterave à sucre, le programme global pour cette culture a atteint les 97% sur les 22.000 hectares prévus à Doukkala-Abda. Cette saison, des agriculteurs ont manifesté leurs réticences à cultiver cette plante, faute, selon eux, de rendements probants. Au niveau national, et jusqu’au 3 février dernier, ce sont près de 51.000 ha qui sont réservés pour la betterave à sucre. Ce qui représente une baisse notable de 27% par rapport à la saison écoulée. Dans la région du Gharb, les champs consacrés à la betterave avoisinent les 76%, contre 40% seulement pour la région de Tadla. Après la privatisation des usines sucrières, le ministère, en concertation avec le groupe Cosumar, compte élaborer un programme basé sur des partenariats avec les producteurs. «L’objectif est d’améliorer les conditions des cultures sucrières», indique Nadah. Ce dernier rappelle les conditions climatiques favorables qui ont caractérisé ce début de saison agricole 2005/2006. C’est pourquoi, insiste-t-il, il est nécessaire de renforcer les opérations de traitement des plantes à grande échelle. Jusqu’à présent, la lutte contre la mauvaise herbe a concerné une superficie de 16.000 ha dans la zone Doukkala-Abda, selon l’Ormvad. Les traitements doivent être adaptés selon les natures des sols, a intervenu un participant. Les agriculteurs ont recours aux pesticides chimiques de synthèse qui se vendent au marché noir. Ces derniers peuvent se révéler particulièrement dévastateurs pour les cultures. C’est aux agriculteurs de se protéger en achetant seulement les produits garantis par l’Etat, est-il répondu. Malgré les soutiens, les prix sont parfois inaccessibles au simple cultivateur, est-il rétorqué. L’augmentation du prix du carburant, qui se répercute aussi sur les équipements mécaniques agricoles dans les champs, est un autre grief reproché.


Les oliviers ont la cote

Les agriculteurs de la région Doukkala-Abda se sont découverts un autre engouement pour les oliviers. Une culture nouvelle qui a commencé à donner ses fruits. Des plants subventionnés à hauteur de 80% sont distribués. Nous aurions souhaité plus de plants d’arbres fruitiers, a remarqué un cultivateur. Ce sont 2,5 millions de plants qui ont été accordés, avait annoncé le représentant du ministère.Mohamed RAMDANI

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