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    Régions

    Doukkala-Abda
    L’Usaid appuie le développement régional

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Un vaste programme mené avec les acteurs locaux
    Améliorer la compétitivité du tissu économique
    Diminuer les freins à l’investissement

    La gestion des ressources hydriques dans l’agriculture est l’un des axes développés par le «Morocco economic competitiveness» (MEC), programme de développement économique mené par l’Usaid à Doukkala-Abda

    34 millions de dollars (270 millions de DH), c’est le montant du «Morocco economic competitiveness» (MEC). Un programme mené par l’Usaid (l’agence américaine pour le développement international), en collaboration avec les institutions locales, dans les régions de Doukkala-Abda et de l’Oriental.
    Il s’agit d’un vaste projet de développement économique adapté à ces deux régions qui partagent plusieurs similitudes, tels leurs tissus économique et industriel. «C’est la première fois qu’un programme de ce type est mené dans la région des Doukkala-Abda. Il permettra l’amélioration de la compétitivité du tissu économique régional et la diminution des freins à la productivité, au commerce et à l’investissement», indique Mohamed Lambrabet, directeur du Centre régional d’investissement (CRI).
    Démarré en 2010, ce programme se poursuivra jusqu’en 2013. A travers un diagnostic de la situation économique actuelle, des actions ont été établies pour accompagner les politiques régionales. Ces actions se répartissent en trois volets: le climat des affaires, la valorisation des eaux agricoles et le renforcement des capacités professionnelles. Par la suite, une action sur le marketing territorial sera également initiée, visant à encadrer les opérateurs économiques et les élus pour mieux promouvoir la région.
    Piloté par le CRI, le premier volet vise à proposer des mécanismes d’action pour surmonter les difficultés que rencontrent les investisseurs dans la région. Une enquête de perception a été menée, notamment auprès des porteurs de projets, des créateurs d’entreprises et des administrations. Suite à cette enquête, il a été décidé d’accompagner l’équipe du CRI dans la gestion des dossiers, de procéder à la mise en place de l’application informatique E-Invest (déjà opérationnelle aux CRI de Settat, Rabat et Tanger) et d’améliorer les délais de traitement des autorisations.
    En ce qui concerne E-Invest, son avantage principal est de permettre un suivi des dossiers en temps réel, ainsi qu’une meilleure fluidité des informations entre tous les intervenants. L’application assure également plus de transparence dans le suivi des procédures et est un outil efficace pour l’établissement de statistiques. «L’application sera opérationnelle dans trois ou quatre mois», précise Erraziki Bouchaib, chef de projet au CRI. Il en est de même pour l’accompagnement de l’équipe du Centre régional d’investissement, qui se fera incessamment. De plus, il faut noter que le CRI en est à son 3e audit de certification. Du côté du délai de traitement pour les autorisations de construire, l’idée ici est de créer une collaboration entre tous les acteurs qui sont liés à ce genre d’autorisation (agence urbaine, communes,…) et de diminuer ainsi le temps d’attente.
    Le volet «valorisation des eaux agricoles», coordonné par l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA), est pour sa part déjà bien entamé. Son objectif est de mettre en place un mécanisme de rationalisation et d’optimisation de la consommation d’eau utilisée dans la production agricole. Mais il entend aussi répondre au manque d’organisation du secteur, améliorer la productivité de l’agriculture locale et augmenter l’accès des agriculteurs aux marchés nationaux et internationaux. Ce programme sera également doublé par la mise en place d’un système d’information.


    Capacités professionnelles


    Un volet de ce programme touche au renforcement des capacités professionnelles. Certains secteurs, comme celui de la poterie, manquent en effet de structures. De plus, la marchandise n’est pas suffisamment écoulée sur les marchés nationaux et internationaux. Le programme MEC prévoit donc des actions pour appuyer le développement des compétences et mieux gérer la production et l’accès aux marchés. Par ailleurs, notons que, toujours dans le cadre de ce programme, des subsides de 5 millions de dollars peuvent être attribués à des associations ou des entreprises privées.


    De notre correspondante,
    Marie-Noëlle RASSON

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