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Dossier MRE
Transferts: Attention au retour en arrière!

Par L'Economiste | Edition N°:1476 Le 14/03/2003 | Partager

. Les fonds transférés par les MRE ont doublé en 6 ans. L'euro et la dépréciation du dirham en 2001 ont été pour beaucoup dans l'explosion des transferts. Les deuxième et troisième générations maintiendront-elles le cap?L'effet positif du passage à l'euro sur les transferts des MRE est en train de s'amenuiser. A fin 2002, ces fonds ont quasiment stagné à 36,2 milliards de DH après avoir connu une explosion de 57% l'année précédente. Une performance liée à deux évènements majeurs qui ont marqué l'année 2001. D'une part, l'entrée en vigueur de l'eurofiduciaire a poussé les MRE à vider leur bas de laine. D'autre part, la révision du panier de devises décidée la même année par les autorités monétaires s'est traduite par une dépréciation du dirham de près de 5%. Ce qui a eu pour effet de stimuler le rapatriement des devises. Résultat: les transferts MRE ont bondi de près de 23 milliards à 36,8 milliards de DH entre 2000 et 2001. L'essoufflement observé l'année suivante risque de durer en l'absence d'une politique plus volontariste. Cependant, à court terme, il n'y a pas péril en la demeure. En effet, malgré le léger repli observé en 2002, les flux émanant de la communauté marocaine à l'étranger ont progressé de près de 52% par rapport à la moyenne des recettes des cinq dernières années. Et l'impact sur les réserves de changes reste appréciable. Pour rappel, celles-ci ont atteint un plafond de 105 milliards de DH à fin décembre 2002, réalisant une croissance annuelle de 5%. Une chance «historique à faire valoir» estiment les analystes. Selon l'Office des Changes, les avoirs extérieurs de l'institut d'émission en 2002 représentent l'équivalent de 11,6 mois d'importations de marchandises contre 11,4 mois en 2001. Ce maintien est imputable non seulement aux opérations de cession d'actifs mais aussi aux transferts de fonds des MRE et aux recettes touristiques réalisées la même année. Sachant que le programme de privatisations a été réalisé pour l'essentiel et que les recettes touristiques demeurent plus ou moins aléatoires en attendant les retombées du plan Azur, il est impératif d'entretenir et de nourrir l'intérêt des MRE pour leur pays d'origine. Pour les banquiers, la légère régression des transferts relevée en 2002 correspond davantage à un retour à la normale ou à une correction technique. Pour autant, elle devrait constituer une alerte pour les années à venir.La direction des Investissements extérieurs (DIE) relève que les flux provenant de France représentent à eux seuls plus de la moitié du total des fonds transférés. L'Italie et l'Espagne, les deux pays d'immigration récente, génèrent pour leur part des transferts en constante augmentation. Au contraire, les flux émanant de Belgique, Allemagne et Hollande où l'immigration est plus ancienne, connaissent une baisse notable et régulière. Cette régression s'explique par l'intégration de la communauté marocaine dans ces pays d'immigration classique. «Ce qui constitue un manque à gagner pour le Maroc», estime la DIE. En l'absence d'une stratégie nationale, les transferts comme les investissements réalisés par la communauté marocaine à l'étranger sont appelés à baisser, marquant un retour à la situation antérieure à 1995. M. K.

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