×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Dossier Mohammédia
Inondations : Important dispositif mis en place

Par L'Economiste | Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

. Le barrage Boukerkour sera prêt en avril 2005 et le barrage Hassar en mars 2005 . Canal de délestage, digues, murs de protection et ponts sont fin prêts. Un système d’alerte et d’information toujours en fonction La saison des pluies est bien là. Mais la ville de Mohammédia, contrairement aux années précédentes, est rassurée. La logistique anti-inondation mise en place depuis fin 2002 s’est bien étoffée. L’Etat, les pouvoirs publics locaux et des entreprises citoyennes ont travaillé de concert pour doter la ville d’une protection sans faille. Toutes les pistes sont scrutées : communication et sensibilisation, système d’alerte, contrôle des débits des eaux et infrastructures protectrices (barrages, digues, murs de protections, etc.).La Cité des fleurs se souvient encore des crues du 25 novembre 2002. Elle ne veut plus revivre le même cauchemar. Depuis cette date, la protection de la ville est érigée en priorité nationale. La cible des responsables était d’extirper la cause du mal. Ils se sont attelés à la recherche des facteurs ayant engendré le débordement de l’Oued El Maleh: l’Oued ne peut évacuer qu’un débit ne dépassant pas les 60 m3/s, le lit de l’Oued a été encombré de tous genres d’obstacles (envasement, rétrécissement, débris …). L’écoulement des eaux vers la mer se fait difficilement. La capacité de stockage du marais a diminué aussi. Conséquence: les inondations du 25 novembre 2002. Au cours de cette journée, il est tombé sur la ville la moitié des précipitations qu’elle reçoit durant une année. Les bassins versants de Aïn Tekki et de l’Oued El Maleh ont apporté des vagues d’eaux, coulant à un débit de 140m3/s et atteignant parfois 2 mètres de hauteur. Toute la ville basse était engloutie. Logements, usines, administrations et infrastructures, tout a été envahi par l’eau. Des dégâts qui se chiffrent en dizaines de millions de DH.Pour ne pas revivre le même scénario, une mise à niveau de l’infrastructure de protection s’impose. Et l’objectif qui doit mobiliser tous les intervenants était, dans un premier temps, d’augmenter la capacité d’évacuation de l’Oued El Maleh à 140m3 au lieu de 60m3. Afin de relever ce défi, une série de projets ont été programmés depuis lors.. Dispositif anti-inondationLe projet-phare est la construction du barrage Boukarkour. Les travaux sont en cours, le calendrier d’exécution respecté. En avril 2005, le barrage devrait être prêt. Cette grande installation est destinée à protéger la ville de Mohammédia contre les eaux du bassin versant de l’Oued El Maleh. Mais on a fait d’une pierre deux coups, le barrage alimentera également en eau potable la ville de Ben Ahmed dans la province de Settat, les agglomérations avoisinantes en plus de l’irrigation des terrains de la région. Coûtant 260 millions de DH, entièrement pris en charge par le département chargé de l’Eau, le barrage consiste en un bassin de 1.120 km2. Ce dernier offre une capacité de stockage de 57 millions m3 et une capacité de régularisation de 16 millions m3. Un autre barrage, celui de Hassar, est en cours de mise en œuvre depuis mai 2004. Il devra être prêt au mois de mars 2005. D’un coût de 10 millions de DH financés par le secrétariat d’Etat chargé de l’eau, la structure vise à relever la capacité de stockage des eaux des bassins versants pour atteindre 3 millions m3. D’une superficie de 30,8 km2, le barrage Hassar peut retenir jusqu’à 2,13 millions m3.La réalisation du canal de délestage est l’autre ouvrage destiné à protéger la ville contre une crue de 140m3/s. Le maître d’ouvrage en est la Lydec tandis que le financement, d’un montant de 62 millions de DH, est assuré par la Commune urbaine de Casablanca. Le canal est fin prêt depuis avril dernier. Le curage de l’Oued El Maleh sur une longueur de 2.000 mètres linéaires fait partie aussi des mesures protectrices. L’objectif est d’élargir la surface de l’écoulement des eaux et de nettoyer le marais. Ces travaux ont coûté un million de DH financés par la préfecture de Mohammédia. . Système d’alerte D’autres installations sont achevées. Il s’agit essentiellement de 4 digues réalisées respectivement sur le boulevard Sidi Mohamed Ben Abdallah, sur le boulevard Chefchaouni, digue de Douar El Haj et digue de la Samir. C’est le conseil régional qui a financé la mise en place des trois premières digues qui ont pour maître d’ouvrage délégué la Lydec. La valeur de ce financement est de 4,8 millions de DH. Pour la digue de la Samir, c’est la raffinerie qui s’en est occupée et y a mis 12 millions de DH. Ces digues ont pour objectif de protéger la ville basse contre les débordements des eaux de crue.D’autres structures anti-inondation ont également été réalisées. Le pont Blondin (14 millions de DH) est financé par l’ex-Communauté Urbaine. Il est destiné à joindre les deux rives interrompues depuis 10 ans. Des clapets anti-retour des conduites des eaux pluviales de la Lydec, qui déversent dans l’Oued, ont été également réalisés. Sans oublier le relogement des sinistrés de Douar El Haj, bordant Oued El Maleh, qui ont été les premières victimes des crues. Près de 202 logements (R+1), d’un coût de 20 millions de DH, leur ont été construits. Pour les chantiers encore en cours, il y a la mise en place de pont pipe-line sous le lit de l’Oued, la reconstruction du pont portugais, la digue du Golf Royal et le mur de protection des pétroliers. Afin de protéger Mohammédia Est, un réseau de dayas est en cours d’aménagement. Il permettra de drainer naturellement les eaux pluviales provenant du bassin versant Aïn Tekki pour les rejeter dans l’Oued. Parallèlement aux ouvrages de protection, un système d’alerte a été mis en place. Il s’agit d’un dispositif d’une importance capitale à même de prévenir la population à temps afin qu’elle prenne les mesures qui s’imposent. C’est la préfecture, en coordination avec la météorologie nationale et l’Agence du Bassin hydraulique de Bouregreg et de la Chaouia, qui l’ont conçu. Des postes d’annonce de crue ont été installés dans des stations hydrauliques existantes. De même, 3 nouvelles stations ont été créées tout aussi équipés par des postes d’annonce. Pour perfectionner le système d’information de la population, un plan d’alerte a été élaboré. Celui-ci distingue 3 niveaux d’alerte correspondant à 3 débits différents et représentés par 3 couleurs: vert, jaune et rouge.Si l’alerte est au vert, c’est que le débit est inférieur à 60m3/s. Les zones menacées sont le parking du Golf Royal et les entrepôts pétroliers. L’évacuation des lieux et autres précautions de protection des unités industrielles sont à prendre. Au cas où le signal serait au jaune, c’est une indication que le débit est compris entre 60 et 110 m3/s. Le périmètre inondé sera plus vaste et englobera près de 31 sites à partir du Golf Royal jusqu’au Boulevard Mohammed Ben Abdallah et même au-delà. A la réception du signal jaune, les habitants doivent évacuer les caves et les rez-de-chaussée, couper le gaz et l’électricité et assurer la protection des documents et objets de valeur. Le signal rouge prévient d’une situation plus dangereuse encore. Le débit dans ce cas dépasse les 110 m3/s. Presque toute la ville basse est submergée par les eaux. En plus des mesures précédentes, les gens sont tenus de fermer portes et fenêtres. Ils doivent aussi évacuer sans hésitation vers des lieux plus sûrs.Mais comme la ville de Mohammédia s’est dotée d’une logistique anti-inondation contre un débit de 140 m3, le système d’alarme fonctionnera selon de nouveaux seuils de débit. Ali Jafry

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc