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Dossier Habitat
«Villes sans bidonvilles»: Un an après

Par L'Economiste | Edition N°:1869 Le 05/10/2004 | Partager

. Plus de 68.000 ménages recasés ou relogés jusqu’ici. La première tranche du programme engloutira 4 milliards de DHLE programme “villes sans bidonvilles” (PVSB) boucle un an. Depuis son lancement en octobre 2003, à l’occasion de la journée mondiale du bâtiment, quel bilan peut-on dresser aujourd’hui?Selon les tout derniers chiffres du ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme (MHU), une première tranche de 68.290 ménages bénéficie des opérations de résorption des bidonvilles. Parmi eux, 7.600 ont déjà été recasés ou relogés. Les opérations en cours concernent donc près de 60.690 ménages. Le programme est subventionné par l’Etat et les opérations engagées font l’objet de conventions entre le MHU et ses organismes sous tutelle (Al Omrane et les Erac). De nouvelles opérations, programmées pour le reste de l’année et 2005, intéresseront 144.030 ménages. A ce rythme, assure le ministère, une ville sera déclarée chaque année ville sans bidonvilles entre 2004 et 2010. Une autre tranche, appelée “premier programme 2004”, concerne, quant à elle, 193.356 ménages bidonvillois. Elle est basée sur une nouvelle démarche. Il s’agit du recours à des contrats négociés par ville, précisant les missions des partenaires. Ces contrats de villes lient le MHU, les autorités provinciales, les collectivités locales, les opérateurs publics et même les promoteurs privés. Pour le moment, quatre contrats concernant les villes de Rabat, Salé, Meknès et Kénitra ont été signés entre juillet et septembre 2004, en attendant d’avoir une vision claire pour Casablanca (qui abrite à elle seule 30% de l’habitat insalubre du Maroc), Témara-Skhirat et les provinces du sud. Ces quatre villes totalisent 33.485 ménages bidonvillois dont plus de 70% concernés par des opérations déjà conventionnées et en cours de réalisation. En outre, onze programmes sont en cours de finalisation avec les partenaires locaux (communes, autorités…). Ils portent sur quelque 159.871 ménages dont 36.326 concernés par des opérations déjà conventionnées et en cours de réalisation, selon le MHU. Le coût global de cette première tranche du PVSB est estimé à 4 milliards de DH, dont 1,47 milliard sous forme de subventions de l’Etat. Rappelons que le programme “villes sans bidonvilles” vise, à l’horizon 2010, la résorption de l’ensemble des bidonvilles en milieu urbain (1.000 au total) et concerne 212.32 ménages, répartis dans 70 villes dont 15 concentrent près de 70% de la population bidonvilloise (Casablanca, axe Rabat-Salé-Témara, Agadir…). Le coût global du PSBV est estimé à 11,230 milliards de DH dont 3,575 milliards de subventions de l’Etat. A noter que ce sont près de 230.000 ménages qui vivent dans des abris sommaires sur des terrains dépourvus d’infrastructures de base, communément appelés bidonvilles. Mais la notion d’habitat insalubre n’englobe pas uniquement les bidonvilles. Près de 450.000 ménages habitent dans des quartiers non réglementaires, formés de logements construits sans autorisation sur des terrains dépourvus d’infrastructures de base. Les tissus et bâtiments anciens abritent à leur tour 90.000 ménages, sans compter les poches d’insalubrité disséminées à travers le tissu urbain. Donc, au total, ce sont plus de 700.000 ménages qui devraient être relogés ou recasés.


Reloger ou recaser?

LE recasement permet, aux ménages des petits bidonvilles ou à ceux qui ne peuvent être intégrés dans le tissu urbain, l’accès à la propriété de lots d’habitat social (superficie de 64 à 70 m2). Le coût du lot équipé préalablement ne doit pas dépasser 50.000 DH pour les lots mono-familiaux et 60.000 pour les bi-familiaux. Quant au relogement, il consiste en l’attribution de logements sociaux dont la superficie ne dépasse pas 60 m2 pour une valeur de 120.000 DH. Il concerne les ménages des bidonvilles pour lesquels ce mode d’intervention est jugé incontournable. L’aide accordée par l’Etat s’élève à 40.000 DH par logement. Selon la nature et les caractéristiques des sites concernés, la résorption de bidonvilles peut revêtir plusieurs formes. Ainsi, la restructuration concernera 28% des ménages, le recasement en lotissements équipés totalement 12%, le recasement en zones à aménagement progressif (ZAP) 43% et le relogement dans des appartements 17%.Aziza EL AFFAS

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