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BTP: Le plan sectoriel déborde sur 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. Le programme de formation continue 2003 n’a démarré qu’en octobre. 25% des actions réalisées en deux mois. 50 entreprises sur 200 ciblées en ont bénéficiéLe regain de dynamisme que connaît actuellement le secteur des BTP ne s’accompagne pas d’un effort soutenu de formation de la part des professionnels. Les entreprises BTP contribuent à hauteur de 8% dans la taxe de formation professionnelle (TFP), mais n’en utilisent réellement que l’équivalent de 2%.Avec plus de 310.000 emplois directs et un chiffre d’affaires annuel dépassant les 38 milliards de DH, l’activité représente 5% en moyenne au PIB et compte près de 10% de la population active urbaine. Dans ce secteur, les entreprises s’organisent en fonction des projets ou des chantiers. En outre, l’activité n’est pas sédentaire et le nombre de saisonniers est assez important, ce qui ne favorise pas, selon les professionnels, une visibilité sur les actions de formation à entreprendre. De même, de nombreuses entreprises BTP semblent peu conscientes de l’importance de l’amélioration continue des compétences de leur personnel, y compris le personnel dirigeant. Elles se mobilisent donc peu pour la formation continue. Pour remédier à cette situation, la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) a lancé, cette année, un programme de formation sectorielle en collaboration avec le programme Meda. Les entreprises éligibles (celles qui versent la TFP) bénéficient du système tiers payant, dans le cadre des contrats spéciaux de formation (CSF). Elles n’ont à payer que l’équivalent de 20% du coût de formation. Le reste est reversé directement par l’OFPPT à l’organisme de formation en vertu de la dernière réforme des CSF en 2002. A noter que celle-ci avait suscitée l’ire des opérateurs de formation qui montrent du doigt la lourdeur administrative et les longs délais de traitement des dossiers. Les remboursements de l’Office doivent en principe être effectués dans un délai de 60 jours sur la base du montant fixé par le comité technique après réception des pièces comptables justificatives. Les plans de formation sont déposés avant le 31 décembre de chaque année et les remboursements plafonnés à 200.000 DH par plan et par an. Les frais de déplacement, de séjour et les frais d’acquisition du matériel didactique ne sont pas éligibles au système des CSF. Signalons que le lancement du plan sectoriel 2003 a accusé un retard, le programme n’ayant pu être validé par l’OFPPT qu’en septembre dernier, selon Tarek Chahid, directeur du GIAC BTP (Groupement interprofessionnel d’aide au conseil). “Nous sommes toutefois parvenus à réaliser, en l’espace de deux mois, 25% des actions de formation prévues. Le plan est encore valable jusqu’au mois de juin de l’année suivante” affirme-t-il. La réalisation du reste des actions est donc reportée à 2004. A ce jour, ce sont 50 structures sur 200 ciblées qui en ont bénéficié.Pour informer les entreprises sur les avantages de ce dispositif, une campagne de sensibilisation auprès des professionnels a été menée. Un mailing, accompagné d’un catalogue comportant le détail des formations proposées, a été adressé à près de 2.000 entreprises du secteur. “Même, celles qui ne font pas partie de notre fédération (les entreprises affiliées à la FNBTP sont au nombre de 1.008), y ont eu droit,” indique Tarek Chahid. Le plan de formation continue proposé au professionnels prévoit, outre les métiers BTP (métré, topographie …). des cours d’alphabétisation fonctionnelle, informatique, management BTP, traitement et alimentation de l’eau potable, conduite et mécanique des engins TP. Ces actions sont assurées par les formateurs de l’Office, l’Institut de formation aux engins et à l’entretien routier (IFEER), qui relève du ministère de l’Equipement, et le centre de formation de l’Office national de l’eau potable (ONEP). Le partenariat FNBTP/OFPPT vise à adapter le dispositif de formation professionnelle aux attentes des entreprises du secteur. Ainsi, l’introduction progressive de nouvelles filières de formation au niveau de l’OFFPT et la restructuration des filières existantes sont prévues. Les partenariats sont scellés avec d’autres opérateurs de formation pour les filières absentes du dispositif OFPPT, notamment avec l’IFEER et le centre de formation de l’ONEP. C’est une enquête, effectuée en 2002 auprès d’un échantillon de 100 entreprises de différentes régions du pays, qui a permis de déterminer les besoins en formation continue des entreprises BTP. L’étude a aussi révélé l’absence de filières de travaux publics, de conduite et de maintenance des engins et du matériel BTP. Elle a ainsi fait ressortir un grand besoin en techniciens et cadres moyens dans diverses spécialités: conducteurs de travaux, chefs de chantiers, conducteurs d’engins, techniciens de maintenance, agents de méthode, métreurs… Les entreprises ont de plus en plus besoin de profils polyvalents, autant en ce qui concerne les techniciens que les ouvriers qualifiés.


La formation initiale en chiffres

En 2002, ce sont quelque 10.909 stagiaires qui ont suivi des formations BTP dans les 41 filières de l’OFPPT, soit 12% du total des stagiaire en formation à l’Office. Pour la même années, 7.891 lauréats ont fini leur cursus et pourront travailler dans le secteur BTP (le taux d’insertion est de 62,30% selon l’enquête 2001) ou créer leur propre entreprise. 126 centres dans les différentes régions du Royaume abritent les formations BTP assurées par 410 formateurs. Il existe quatre niveaux de formation: technicien spécialisé (bac +2), technicien (niveau bac + 2), qualification (niveau 9e année fondametal + 1 ou 2 ans) et spécialisation (6e, 7e et 8e année avec 490 heures de formation et stages en entreprise). Le niveau technicien spécialisé comporte les filières: gros œuvre, conducteur de travaux, géomètre topographe, patrimoine design. Le niveau technicien comprend, entre autres, les spécialités suivantes: architecture, métré, béton armé, peintre décorateur… Quant au niveau qualification, il forme à des métiers comme: menuisier, ébéniste, plombier, jardinier… La spécialisation concerne notamment les métiers de plâtrerie, carrelage, pose de canalisation, menuiserie bois et aluminium. . Un nouvel institut en 2005Pour doter le secteur de techniciens hautement qualifiés, un projet de création de l’Institut supérieur des métiers du bâtiment et des travaux publics (ISMBTP) a été initié en janvier 2003. Financé à 100% par l’AFD (Agence française de développement), ce projet est initié par la FNBTP et l’OFPPT. Il est actuellement en phase d’acquisition de terrain et de dimensionnement. L’ISMBTP a pour ambition de constituer un pôle d’excellence où s’exerceront des activités de formation initiale et continue, formation des formateurs et assistance-conseil pour les entreprises BTP. Le coût global du projet est estimé à 37,68 millions de Dh. Le centre de formation s’étendra sur une surface totale de 50.000 m2 dont 6.000 m2 de surface couverte. Sa capacité sera de 378 places pédagogiques. Le centre formera notamment aux métiers de technicien conducteur de travaux, maintenance de matériel TP, sondeur, technicien forage, technicien conduite d’engins et technicien… Aziza EL AFFAS

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