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Première école privée de formation des psy

Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

. Débouchés en entreprise, dans la Santé, les structures de recrutement ou en cabinetDans le paysage de l’enseignement supérieur privé au Maroc, l’établissement est un cas exceptionnel. Alors que la concurrence déroule des programmes dans les disciplines de gestion ou l’informatique, l’Ecole supérieure de psychologie (située sur l’avenue Ibn Sina à Casablanca) est le seul endroit où l’on forme les psychologues dans le privé au Maroc. Le promoteur, Assia Msefer, enseignante de communication à l’Iscae, est elle-même docteur en psychologie clinique de Paris VII. Sa fille, Ghita Msefer, est une psychologue de travail et intervient dans plusieurs entreprises au Maroc en tant que consultant. La psycho est donc une passion dans la famille.A première vue, la filière peut paraître «risquée», la psychologie ne pouvant pas être rangée dans la catégorie des branches «mordantes» comparée à la finance, l’audit, la logistique ou aux techniques commerciales. Pourtant, il n’en est rien, confirme Assia Msefer. Souvent, ce sont des jeunes en questionnement sur leur vie ou les problèmes de société qui s’orientent vers la discipline. L’école reçoit aussi des étudiants qui ont fait l’expérience d’une crise d’adolescence ou d’une dépression. Pour eux, il s’agit parfois d’une quête de compréhension et de rétablissement. Dans la majorité des cas, ce sont les jeunes qui insistent eux-mêmes auprès de leurs parents pour suivre une formation en psychologie, un domaine qui peut parfois rebuter certains qui voyaient en leur enfant un futur architecte ou magistrat. En tout cas, la motivation est la condition sine qua non pour être admis à l’établissement. L’école accepte des jeunes avec ou sans bac, «ce qui ouvre la voie à certains qui étaient presque exclus du système classique», justifie la directrice. Les candidats passent un test de motivation et une épreuve de français, la maîtrise de la langue de Molière et un très bon niveau de culture générale étant indispensables pour assimiler les cours. . Classes à taille humaineMais en ayant franchi cette étape, il faut encore satisfaire au test psychologique. Les cas de perversion, d’obsession ou de phobie flagrante sont éliminés d’office. Cela déçoit une partie de nos jeunes, mais il s’agit d’une condition indispensable pour cette formation, justifie Assia Msefer. «Un psychologue a besoin d’être en harmonie avec lui-même, d’être serein pour aider les autres», poursuit-il. Pas question non plus à succomber à la course au volume d’étudiants. Avec des effectifs de 23-25 élèves, les classes sont dimensionnées de manière à garder une taille «humaine». La formation se déroule sur trois ans. Les deux premières années servent à élever le niveau de culture des étudiants avec des matières comme la philosophie, la sociologie, la communication, la physiologie, la biologie, les statistiques, les neurosciences, etc. Les fondamentaux de la psychologie sont dispensés au cours de ce premier cycle. La troisième et dernière année du cursus est celle de la spécialité et la formation devient duale avec matinée au CHU en stage de psychiatrie, de neurologie ou de pédiatrie, et l’après-midi, à l’école. Les étudiants ont le choix entre deux spécialités: la psychologie clinique et la psychologie du travail. Pour la première, des débouchés existent dans la Santé, les centres hospitaliers, les centres spécialisés et à titre indépendant, en cabinet. La psychologie du travail ouvre elle, des possibilités en entreprise en tant que consultant, dans la gestion des ressources humaines, les cabinets de conseil en recrutement, etc. C’est en tout cas, l’une des spécialités les plus demandées sur le marché.


Psychologues contre pyschiatres

Le métier de psychologue souffre d’une certaine confusion due à la faible étanchéité de la frontière du champ d’intervention avec des professions périphériques. «Il existe un espace que l’on partage avec les psychiatres», reconnaît Assia Msefer. En Europe, cette «confusion» alimente des controverses et a poussé le législateur à intervenir pour clarifier la situation vis-à-vis de l’assurance-maladie car c’est à ce niveau que se situe aussi l’enjeu. En France, le périmètre d’intervention des uns et des autres est bien plus clair aujourd’hui: les psychiatres qui font de la psychothérapie renoncent à toute prescription.Historiquement, les psychiatres étaient formés sur la neurologie, les troubles de comportement étant exclusivement du domaine du psychologue. Un psychiatre est d’abord un médecin, avec une spécialité en psychiatrie. Au Maroc, le public ne vient consulter un psychologue qu’après avoir fait le tour des cabinets de psychiatrie. «Encore aujourd’hui, on dit que les fous vont chez le psychiatre et les névrosés chez le psychologue».Le psychologue traite, entre autres, des cas de troubles de comportement, de difficultés de communication, de timidité, de problèmes dans un couple, de retard scolaire, etc. Abashi SHAMAMBA

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