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Les grèves sont plus nombreuses mais moins longues

Par L'Economiste | Edition N°:1920 Le 20/12/2004 | Partager

. La CGEM y voit l’effet modérateur du code du travail Le climat social s’est-il détérioré au cours du premier semestre 2004? Si l’on se réfère aux chiffres sur le nombre de grèves déclenchées l’on constate une légère augmentation. Pour les six premiers mois de l’année, 88 grèves ont été déclenchées contre 80 et 126 respectivement pour la même période en 2003 et 2002. En revanche, le nombre de journées de travail perdu est en baisse par rapport aux semestres précédents: il s’est établi à 23.363 contre 37.442 et 59.937 respectivement. Ce qui signifie que les conflits déclenchés ont été plus rapidement réglés. Les méthodes de réconciliation utilisées semblent avoir apporté leurs fruits. Les hauts responsables du ministère de l’Emploi constatent depuis le début de l’année un apaisement de la tension sociale attribué au code du travail. Pourtant on serait tenté de croire que l’impact réel de ce texte qui compte de nombreuses modalités de réconciliation ne serait perceptible qu’au second semestre 2004, période de son entrée en vigueur. Le patronat parle “d’un bon climat social”. Hassan Chami, président de la CGEM, l’explique par “l’approche consensuelle et participative insufflée par le code du travail”. Selon lui, les entreprises rencontrent des difficultés liées à l’ouverture. La concurrence des produits chinois dans le secteur manufacturier pose problème. Mais ils sont, selon Chami, atténués par l’entrée en vigueur du Code du travail.Côté syndicats, les avis sont nuancés. A l’UMT, les statistiques du ministère de l’Emploi sont remises en cause. “Leur fiabilité reste à vérifier. Dans d’autres pays c’est un observatoire, où les partenaires sociaux sont représentés, qui s’occupe de ce genre de statistiques”, explique un membre de ce syndicat. Il ajoute que “le climat reste tendu en raison des violations des lois sociales. En témoignent, aussi, les décrets d’application bloqués depuis des mois”. Même son de cloche chez la FDT. Pour Taib Mounchid, son secrétaire général, le climat est toujours tendu. Il énumère la longue liste des griefs: le Smig n’est pas respecté, les salariés ne travaillent pas dans de bonnes conditions et les libertés syndicales sont bafouées. Dans beaucoup de cas, des salariés ont été expulsés dès qu’ils ont constitué un bureau syndical. De plus, ni les responsables ni les syndicalistes ne connaissent à fond le code du travail. Pour lui, il s’agit d’une période transitoire. Pour la Confédération démocratique du travail, des avancées ont été réalisées. Abdelkader Zaer, responsable dans cette centrale, reconnaît que l’adoption du code du travail a été un élement modérateur. Il parle aussi des difficultés rencontrées par les entreprises et des dégâts que pourraient causer les conflits sociaux.Khadija MASMOUDI

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