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«Dirigeant d'entreprise» n'est pas un leg mais un métier

Par L'Economiste | Edition N°:1540 Le 16/06/2003 | Partager

. Les patrons pensent donc qu'il est urgent de réhabiliter l'image du chef d'entreprise aux yeux du publicLe CJD (centre des jeunes dirigeants) Maroc a organisé les 13 et 14 juin son premier congrès national à l'hôtel Hyatt Regency sous le thème “dirigeants, acteurs du changement”. Plus de deux cents chefs d'entreprise étaient présents dans la grande salle de conférences de l'hôtel pour participer à diverses tables rondes. La première avait pour thème “être dirigeant, est-ce un métier ou un leg?”. La seconde proposait le thème “vers un modèle social nouveau” et la dernière traitait de “la responsabilité sociale de l'entreprise”. A noter la participation d'une quarantaine de membres du CJD France, venus prouver leur solidarité avec les dirigeants marocains. Quelques membres du CJD Tunisie étaient également au rendez-vous. “L'objectif est de faire en sorte que les dirigeants viennent réfléchir sur les thèmes qui les préoccupent et partager leurs expériences dans une ambiance conviviale”, explique Khalid Karraz, le nouveau président du centre.Tous les chefs d'entreprise présents s'accordent à dire qu'être un dirigeant n'est pas un leg, mais un métier. Et un métier qui s'apprend. Aziz Akhannouch, PDG du groupe Akwa et héritier d'une affaire familiale florissante, explique que “le dirigeant reçoit un leg au départ qui lui appartient et qu'il se doit ensuite de consolider à travers une formation adéquate et une adaptation continue à des mutations constantes”. Mêmes remarques de Abderrahim Benkirane, directeur général de Suzuki. “Cette fonction ne s'hérite pas. Elle requiert du leadership et le respect de plusieurs valeurs fondamentales que sont l'équité, la transparence et la solidarité. Des valeurs qui s'acquièrent d'abord au sein de la famille, puis tout au long de la formation”. Et d'ajouter que “le dirigeant engage sa responsabilité vis-à-vis de ses collaborateurs et de ses clients et doit respecter son engagement à tout prix”. Mais pourquoi se poser une telle question? se demandent certains intervenants. Pour eux, il est évident que diriger n'est pas recevoir une rente sans rien faire. En fait, tous pensent que les digigants sont souvent perçus comme des rentiers parasites, qui ne créent aucune richesse. Les dirigeants pensent donc qu'il est urgent de réhabiliter l'image de chef d'entreprise aux yeux du public. “Il est dangereux que les gens perçoivent les dirigeants comme des rentiers car cela aurait pour effet de tuer l'esprit d'entreprenariat”, indique Mamoun Marrakchi, directeur général de Offset Polyplast. Et d'ajouter qu'au cours de ses treize années d'expérience, il n'a jamais ressenti son métier comme un leg. “Il faut lutter contre une concurrence féroce et se battre jour, après jour pour non seulement survivre, mais surtout croître et jouer le rôle social qui nous incombe en créant des emplois”. Hassan Chami, membre de la CGEM, termine sur une note positive. Il affirme que “nous sommes actuellement en train de passer par une phase transitoire, où l'on remarque davantage de professionnalisme au sein des entreprises familiales et où les héritiers rentiers se transforment en capitaines d'industrie”.


Carte de visite

Le CJD (centre des jeunes dirigeants) a été créé en 2001. Il fait partie d'un réseau de CJD euro-méditerranéens et entretient des liens particulièrement forts avec le CJD France. L'un des membres fondateurs, Jamal Belahrach, en a été président pendant deux ans, avant de laisser la place à un autre jeune dirigeant, Khalid Karraz. Aujourd'hui, le centre regroupe 70 membres et est en train d'en recruter 200 autres. Pour faire partie du centre, il faut d'abord être dirigeant d'entreprise, mais aussi partager des valeurs comme la transparence, l'engagement, la mobilisation et le partage. Le CJD comporte 4 commissions. L'une vise à faire de l'entreprise un moteur de progrès social. L'autre oeuvre au rapprochement du monde de l'entreprise et de celui de l'éducation. La troisième prépare la charte “du bien entreprendre” avec pour objectif les performances économique, sociale et sociétale. Cette charte a été signée le 14 juin lors du congrès. Enfin, la dernière prépare l'institution d'une journée nationale qui aurait pour but de développer la culture d'entreprise et rétablir l'image du créateur d'entreprise. Vaste programme! Nadia BELKHAYAT

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