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    Economie

    Don de 5 millions de Dollars pour le photovoltaïque

    Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

    La SFI met à la disposition du privé pour les projets novateurs 5 millions de Dollars pour le développement du solaire photovoltaïque. Mais attention, soulignent les professionnels, son développement passe par la réhabilitation du solaire.


    Les sociétés opérant dans le solaire photovoltaïque devront faire preuve d'imagination. La Banque Mondiale, à travers sa filiale la Société de Financement International (SFI) met à leur disposition un don de 5 millions de Dollars dans le cadre du programme PVMTI (initiative pour la transformation du marché photovoltaïque). Objectif: Développer l'énergie solaire au Maroc. Ce don s'inscrit dans le programme GEF (global environment facility) qui intéresse l'Inde, le Kenya et le Maroc pour un montant de 25 millions de Dollars. Ces fonds seront employés pour le financement direct de projets novateurs privés allant de 1 à 5 millions de Dollars. Le projet est subdivisé en deux phases: évaluation et mise en oeuvre. La phase d'évaluation, actuellement en cours d'exécution, a pour objectif d'évaluer le marché photovoltaïque et lancer les bases pour la mise en oeuvre du PVMTI prévue vers la fin de l'année 1997.

    Pour être éligibles à ce programme, les entreprises marocaines doivent proposer des projets novateurs dont les caractéristiques visent avant tout au développement du marché photovoltaïque. A titre d'exemple, le projet des kits solaires (SHS, solar home system) introduits par l'ONE n'est pas éligible à ce type de programme, parce qu'il existe déjà. C'est l'effet de levier qui est recherché. «Les entreprises doivent s'orienter vers des niches», explique M. Jurgen Gehr, directeur général d'Afrisol, société spécialisée dans le photovoltaïque, tout en gardant jalousement les trois projets qu'il se propose de soumettre dans le cadre de ce programme.

    Kits solaires


    Les organismes susceptibles d'être intéresses par le PVMTI sont les fabricants et distributeurs du photovoltaïque, les institutions et intermédiaires financiers, et les grands industriels souhaitant diversifier leur champ d'activités dans le domaine des énergies propres.
    La SFI participe à hauteur de 50% pour des projets pouvant aller jusqu'à 2 millions de Dollars.
    «L'initiative entend renforcer les moyens de financement dans le domaine du photovoltaïque afin de soutenir à long terme des opérations commercialement durables tout en démontrant que le photovoltaïque constitue une réelle alternative à l'énergie fossile pour l'extension du réseau d'électrification. La diffusion à grande échelle permettra à la technologie de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre», note le bulletin d'information du PVMTI.
    Le programme vise également à viabiliser financièrement la technologie photovoltaïque dans les pays en développement.

    L'enjeu est de taille, à un moment où les différentes administrations marocaines multiplient les appels d'offres. En effet, le Ministère de la Santé vient de lancer un appel d'offres pour l'équipement photovoltaïque de 200 dispensaires situés dans des sites isolés. L'ONE a investi dans de nombreux kits solaires photovoltaïques pour l'alimen-tation électrique des maisons isolées. L'emballement pour l'emballement solaire ne doit pas faire oublier que cette dernière reste fortement critiquée en raison des contre-performances des installations. Les problèmes rencontrés par les réseaux hertziens alimentés en énergie photovoltaïque de l'ONPT en témoignent.
    En fait, «un bon développement du solaire photovoltaïque passe indéniablement par une ingénierie spécifique, une formation des instal-lateurs et la maintenance des installations», souligne M. Naïm Lahlou, responsable de Citech Ingénierie. De plus, ce type d'installations se trouve généralement dans des sites isolés ou dans des régions enclavés, «d'où l'intérêt, poursuit-t-il, de développer le concept de garantie des résultats».
    Depuis le développement des énergies solaires, déplorent les professionnels, «jamais aucun test technico-économique n'a eu lieu sur une période suffisamment longue permettant de cerner avec précision les véritables problèmes de cette énergie».

    Fatima MOSSADEQ

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