×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Distribution: Fiat contre Fiat

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Fiat Auto Maroc attaquée en justice par un de ses anciens distributeurs . Celui-ci lui réclame près de 100 millions de DH de dommages et intérêts. Et affirme avoir mis au chômage 140 employés La filiale marocaine du célèbre constructeur italien Fiat, Fiat Auto Maroc, est dans la tourmente. Souss Ingeniering, l’un de ses anciens distributeurs au Maroc, l’attaque en justice pour concurrence déloyale. L’affaire est devant le tribunal de Commerce de Casablanca. Selon des responsables de Souss Ingeniering, Fiat auto Maroc a créé une filiale (Italcar) pour distribuer les véhicules de la marque. «Alors qu’il s’engageait dans le contrat qui nous liait à ne pas concurrencer son propre réseau de distribution», déplore l’ancien distributeur. Selon ce dernier, Fiat aurait créé d’une manière détournée Italcar pour commercialiser la gamme import. «Du coup, ce distributeur a bénéficié de certains avantages qu’aucun autre n’a pu avoir», souligne-t-on auprès de Souss Ingeniering. Conséquence: plusieurs distributeurs baissaient rideau. Du côté de Fiat Auto Maroc, les responsables se montrent peu prolixes. «L’affaire suit son cours et nous n’avons aucun commentaire à faire sur le sujet. Sinon, que des contacts sont actuellement en cours entre les deux parties pour essayer de régler le problème à l’amiable», indique un responsable dans la direction du constructeur. Rappelons qu’en 1995, Fiat Auto Maroc signait avec le gouvernement marocain une convention pour la réalisation du projet de la voiture économique. Un projet qui avait suscité l’enthousiasme des distributeurs et des équipementiers. Ceux-ci avaient embauché abondamment pour honorer le cahier des charges qui les liait au constructeur. Le projet a également été bien accueilli par le consommateur moyen qui pouvait pour la première fois acquérir un véhicule neuf à un prix abordable. Pour distribuer ses véhicules, Fiat Auto Maroc avait signé le premier contrat avec Souss ingeniering qui sera l’un de ses plus gros distributeurs. Celui-ci écoulait les Uno, Palio et autres Sienna notamment auprès de la Sûreté nationale et des taxi-men. «Nous avons commercialisé près de 2.400 véhicules annuellement et assuré un service après vente de plus de 6.000 voitures», est-il indiqué auprès du distributeur. Celui-ci réclame à Fiat Auto Maroc près de 100 millions de DH de dommages et intérêts pour «les multiples préjudices subis». Souss Ingeniering affirme que la création d’Italcar a poussé tous les autres distributeurs à mettre la clé sous le paillasson. «Ce sont plus de 220 personnes qui ont été mises à la porte», déplore un ancien salarié de Sous Ingeniering. A lui seul, ce distributeur aurait mis au chômage 140 employés.


Fiat Auto Maroc serait-elle à vendre?

La filiale marocaine du constructeur italien est-elle à vendre? La question est d’autant plus d’actualité que la rumeur s’intensifie ces derniers jours. De nombreuses propositions auraient été faites à Fiat Auto Maroc pour une éventuelle reprise. Contactée par L’Economiste, la direction de la filiale de Fiat affirme «qu’aucune cession d’actif n’est envisagée pour le moment». Les responsables du constructeur ne démentent pas en revanche avoir reçu de nombreuses propositions dans ce sens. Naoufal BELGHAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc