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Discours Royal: Parlement, Gouvernement Administration doivent travailler plus vite

Par L'Economiste | Edition N°:614 Le 12/10/1999 | Partager

· Lenteur et complexité des procédures..., montrée du doigt, l'Administration doit revoir ses méthodes de travail
· Enseignement, emploi, chômage, les autres grands chantiers contenus dans le Discours Royal


C'est un rythme plus rapide que veut imprimer SM le Roi Mohammed VI au changement et à la relance économique très attendue. L'ouverture du Parlement par SM le Roi, le 8 octobre dernier, a ainsi été un moment fort dans la vie politique du pays.
Le Discours clairement libéral prononcé devant les élus de la nation se veut un cadre de travail pour sortir le pays de la crise dans laquelle il se débat depuis plusieurs années. Le temps presse et le Maroc doit retrousser ses manches. Le Souverain réaffirme les fondements et les options libérales adoptées par le pays.
L'ambition aujourd'hui, a souligné le Souverain, est d'élargir encore plus les perspectives de croissance. Sur le terrain, cela se traduit par la promotion des petites et moyennes entreprises qui constituent plus de 80% du tissu économique marocain et "l'impulsion de l'investissement public et privé, national et étranger, tout en encourageant le secteur privé à être plus entreprenant".
Nerf de la guerre, l'investissement est ainsi au centre de toutes les préoccupations. "Nous ne saurons atteindre les résultats escomptés si nous ne parvenons pas à dépasser certains handicaps qui entravent l'investissement ...". C'est un blâme que reçoit l'Administration pour sa lenteur, sa routine et la complexité des procédures, perturbant et décourageant l'entrepreneur et l'investisseur.
Le message est clair: l'Administration doit revoir ses méthodes de travail et se montrer plus performante. Sans détour, le Souverain veut mettre un hola à la torpeur de l'Administration, à ses blocages et dysfonctionnements. "Comment pourrons-nous surmonter ces entraves et être au diapason de notre époque si notre administration persiste dans sa léthargie et si les grandes orientations demeurent lettre morte?", a-t-il souligné.
Le Roi a rappelé la Lettre de Feu SM Hassan II, adressée le 21 juin 1989 au Premier ministre de l'époque. Dix ans après, la Lettre est encore d'actualité. Concernant l'investissement, l'Administration est tenue de statuer sur les dossiers dans un délai de deux mois. "Si le dossier n'est pas retenu, elle doit motiver son refus avant l'expiration du délai. Dans le cas où elle ne se prononce pas, le dossier est considéré comme agréé", rappelle le Souverain.
Pour lui, les outils juridiques doivent constituer un levier de l'action sociale et un instrument favorisant le décollage économique "au lieu d'être en déphasage par rapport à l'évolution économique et sociale".
Aussi, en s'adressant aux parlementaires, le Roi Mohammed VI leur a-t-il demandé d'effectuer une évaluation de leur méthode de travail et de procéder à la révision de leurs règlements intérieurs en mettant en place une coordination entre les deux Chambres, à travers la formation de commissions mixtes. L'objectif étant là aussi d'accélérer l'activité législative et, selon les termes du Souverain, "éviter la redondance et gérer au mieux le temps qui leur est imparti tant au niveau des commissions que des séances plénières".
Autre point fort du discours, et rejoignant les préoccupations sociales à maintes reprises réitérées, l'emploi et le chômage dont les chiffres demeurent préoccupants.
Aussi, une réflexion sera-t-elle engagée avec toutes les parties concernées pour traiter ce problème sous l'angle d'une nouvelle approche, estime le Souverain. Des mesures concrètes, poursuit-il, devront être prises pour adapter les filières d'études et les profils aux exigences de la vie active. De plus, ajoute le Souverain, les diplômés doivent cesser de miser sur l'Administration et la considérer comme le seul pourvoyeur d'emplois.
Pour résorber le chômage et créer de nouvelles opportunités d'emploi, le Souverain trace la piste à suivre. A ce niveau sera créé un Fonds Hassan II pour le développement et l'équipement. Ces ressources proviendront des recettes additionnelles de la deuxième licence GSM et seront affectées à des projets générateurs d'emploi et ayant un caractère prioritaire. Parmi ces projets, le Roi Mohammed VI liste la promotion du monde rural, la lutte contre les bidonvilles, le parachèvement de l'irrigation d'un million d'hectares, la construction d'autoroutes, de sites touristiques et d'infrastructures culturelles et sportives. Pour gérer tout ce chantier, un comité sera créé et sera placé sous la direction directe du Souverain. Ce ne sera pas le gouvernement seul qui le composera. Outre les représentants des administrations publiques, il partagera son siège avec des personnalités "compétentes" du secteur privé.


Enseignement: Le projet de charte de la Cosef validé


Concocté par la Commission Spéciale Formation-Education (Cosef), le projet de charte a été validé par SM le Roi Mohammed VI. Au-delà du diagnostic du secteur de l'enseignement, la Cosef a planché durant plusieurs mois sur la réforme qui entrera en vigueur à la rentrée prochaine, de façon progressive. Elle sera soumise au Parlement pour l'élaboration de projets de loi. Dans son discours, le Souverain a précisé que la Cosef demeurera en place pour assurer le suivi de la mise en oeuvre de la réforme et l'évaluation des résultats.
Le Souverain a précisé que l'enseignement fondamental demeurera gratuit. L'objectif est de permettre à toutes les couches d'accéder à l'enseignement et à l'éducation. Concernant le secondaire, les couches à revenus élevés contribueront cinq ans après la mise en place de la réforme, avec exonération totale des familles à revenu limité.
Pour ce qui est du supérieur, des frais d'inscription seront instaurés trois ans après l'application de la réforme. S'y ajoutent des bourses aux étudiants méritants et démunis. Pour le Souverain, il est aussi nécessaire que soient revues les méthodes de gestion pour "rationaliser les dépenses du secteur de l'enseignement".


Tournée du Souverain dans plusieurs Wilayas


Selon un communiqué du Ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, Sa Majesté le Roi Mohammed VI effectuera une visite dans les Wilayas et Provinces de Casablanca, Kénitra, Larache, Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Al-Hoceima, Nador, Oujda, Taza, Fès et Meknès, à partir du lundi 11 octobre 1999, jusqu'au au 21 du même mois.

Meriem OUDGHIRI

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