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    Economie

    Dialogue social
    Le droit de grève sur la table

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . Aujourd’hui et demain: gouvernement, salariés et patrons se réunissent. CGEM: Pour une représentation salariale mieux organiséeC’est aujourd’hui que gouvernement et partenaires sociaux se sont donné rendez-vous pour reprendre le dialogue social après la rencontre de «coup d’envoi» du lundi 13 octobre 2008. Lors de cette première réunion, il a été décidé de poursuivre les échanges dans le cadre de commissions. Ainsi, deux commissions ont été créées: une pour la fonction publique et l’autre consacrée au privé. La rencontre d’aujourd’hui concerne les fonctionnaires et Mohammed Abbou, leur ministre de tutelle. Demain, ce sera au tour de Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de discuter avec les représentants du secteur privé.Si de l’avis de plusieurs participants la rencontre de lundi s’était déroulée dans un climat plutôt serein, certains syndicats n’hésitent pas à exprimer leur sentiment d’insatisfaction. C’est le cas par exemple de l’Union marocaine des travailleurs (UMT). Miloud Mokharik, secrétaire national de l’UMT, affirme que «les questions les plus importantes n’ont pas été abordées». Il s’agit pour lui des questions d’«augmentation de salaires, d’amélioration de régime indemnitaire, de révision de régime fiscal sur les salaires et des négociations sectorielles». La réunion, qui a duré quatre heures, a vu la lecture d’une série d’exposés de ministres, de la CGEM et des représentations syndicales. Les tractations ensuite se sont focalisées sur les revendications du secteur public, notamment les aspects relatifs à l’horaire continu, au système d’évaluation et de promotion. «Mais pas d’augmentation de salaires», insiste un syndicaliste.«C’est une question qui est déjà dépassée dans le privé», affirme un président de fédération de la CGEM. «Les salaires ont considérablement augmenté dans le privé sous la pression du marché. Nous n’avons pas attendu l’issue du dialogue social pour le faire», a-t-il insisté sous couvert d’anonymat. La confédération des patrons a par ailleurs exprimé sa ferme volonté d’appliquer le Code de travail ou du moins les volets dont l’application est possible. Il a été particulièrement question de favoriser davantage la représentation des salariés dans les entreprises. «Délégué de personnel ne signifie pas nécessairement délégué syndical», précise un chef d’entreprise. En effet, les rapports entre patrons et représentants du personnel, syndiqués notamment, ont toujours été conflictuels, prenant parfois des tournures violentes. Dans ce sens, le droit de grève risque d’être La question du dialogue social 2009. Cela est d’autant plus probable que les revendications économiques sont déjà plus ou moins prises en compte dans le cadre de la loi de Finances. Celle-ci comprend, en effet, plusieurs mesures visant l’encouragement du pouvoir d’achat et la favorisation de l’émergence d’une classe moyenne solide (cf. L’Economiste n° 2880, du 14 octobre).Pour Mokharik, «la révision proposée par l’Exécutif de la loi organique sur le droit de grève doit s’effectuer dans le sens du renforcement de ce droit constitutionnel», martèle-t-il. En tout cas, «il est dans l’intérêt de tout le monde que le droit de grève soit encadré par un texte clair qui tienne compte de la transformation profonde de l’économie marocaine», est-il expliqué à la CGEM.


    Dialogue ou négociation collective?

    Lors de la réunion du lundi 13 octobre un syndicaliste avait affirmé rejeter l’appellation dialogue. «Celle-ci est collée à tort aux discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux», dit-il. Ce président de syndicat préférait plutôt qu’on parle de «négociations collectives». Ce syndicaliste faisait probablement allusion à la décision unilatérale prise par le gouvernement de mettre en application les mesures qu’il proposait aux syndicats bien que ces derniers les aient rejetées en bloc.Nabil TAOUFIK

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