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    Politique

    Dialogue socialAbbas El Fassi a tranché

    Par L'Economiste | Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

    .Mise en application de l’offre du gouvernement dès juillet.Elle va coûter 16 milliards de DHLE gouvernement a décidé de mettre en application son offre sans attendre un accord avec les syndicats. Le cabinet El Fassi a ainsi coupé l’herbe sous les pieds des cinq centrales les plus représentatives avec lesquelles il menait des négociations depuis début février dernier, dans le cadre du dialogue social.En effet, le gouvernement qui n’a pas réussi à arracher l’aval des syndicats sur son offre avant le 1er mai, a finalement tranché. «Rien n’empêche le gouvernement de mettre en application son offre», estime un leader syndical. Seulement, «cette offre reste insignifiante et en deçà des aspirations et des attentes des travailleurs et des salariés, et nous espérons que Abbas El Fassi viendra au cinquième round, en septembre prochain, avec des propositions sérieuses», ajoute-t-il.L’offre du gouvernement, comme nous l’annoncions dans notre édition du 22 avril dernier, et telle qu’elle a été proposée aux centrales syndicales et rejetée par elles, va coûter aux caisses de l’Etat quelque 16 milliards de DH. Le cabinet El Fassi, en quête d’une paix sociale, a choisi l’apaisement en décidant de mettre en application son offre d’augmentation générale des salaires et des allocations familiales, et de baisse de l’IR. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani, a d’ailleurs indiqué mercredi soir, dans le traditionnel discours du 1er mai, que «le programme du gouvernement, dans sa composante sociale, s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise à niveau de ce secteur, la promotion des conditions des classes à revenus limités, la lutte contre la précarité et la pauvreté, et la mise en place des moyens à même de faire face à la conjoncture économique exceptionnelle actuelle». L’offre du gouvernement, a dit le ministre, vise l’amélioration de 10% des revenus de tous les salariés des secteurs public et privé et de tous les retraités, en plus de l’augmentation des allocations familiales, et aussi à travers la hausse du salaire minimum dans les secteurs industriel, commercial, agricole et des services à hauteur de 10 %, et ce en deux temps (5% à partir du premier juillet 2008 et 5 autres en juillet 2009). Des procédures exceptionnelles ont été envisagées pour accompagner le secteur du textile et de l’habillement pour lui permettre de faire face aux défis auxquels il est confronté à l’heure actuelle, a souligné le ministre.L’offre du gouvernement vise également l’augmentation des salaires des fonctionnaires à revenus limités, l’activation du rythme de la promotion des agents de l’Etat classés dans les échelles de 1 à 4, la régularisation des situations des fonctionnaires de l’Entraide nationale, et la baisse de l’IR qui passera de 42 à 38 % en deux périodes (entre 2009 et 2010). A noter que l’offre du gouvernement concerne également la hausse du plafond du salaire exonéré d’impôt sur le revenu, de 24.000 DH par an à 27.000 DH, dans un premier temps, pour atteindre 30.000 DH à terme.Ainsi, le cabinet El Fassi est en faveur d’une amélioration du revenu général touchant toutes les catégories de salaires. Celle-ci serait «en moyenne de 10% à l’horizon 2011». Son rythme de croissance serait «plus rapide que celui accordé lors des précédents dialogues sociaux». Il a été, en effet, de 1,8% en moyenne annuelle avant 2007. Il sera de 2,1 à 3,4% pour les échelles de la fonction publique entre 2008 et 2011. Pour les échelles de 10% et plus, le rythme va passer de 0,9% avant 2007 à 2% entre 2008 et 2011. L’on tient à rappeler auprès du cabinet El Fassi que les augmentations de salaire proposées interviennent après celles déjà concédées entre 2002 et 2005.On estime, d’autre part, qu’en intégrant les allocations familiales, la hausse du revenu général serait de 12 à 20%. Le gouvernement propose, dans ce cadre, une augmentation nette de 50 DH. Les allocations familiales devraient ainsi passer de 150 à 200 DH pour les trois premiers enfants. Le secteur agricole n’a pas été oublié: les agriculteurs vont, en effet, bénéficier des allocations familiales et le Smag va être augmenté de 10%. Le gouvernement a également prévu d’accorder une indemnité aux fonctionnaires travaillant dans les régions rurales difficiles d’accès. Ces mesures et d’autres, a dit le ministre, sont à même d’avoir une incidence directe sur l’amélioration des salaires et du revenu de l’ensemble des salariés des secteurs public et privé, y compris les employés et agents des collectivités locales et des établissements publics et semi-publics. S’agissant de la promotion interne dans la fonction publique qui a été évoquée au cours des rounds du dialogue social, le gouvernement a proposé l’examen de cette question dans sa globalité dans le cadre d’une commission adhoc qui présentera les résultats de ses travaux lors des réunions du dialogue social prévues en septembre 2008. En attendant, il a été décidé d’augmenter le quota de la promotion à 25%. Une fausse note cependant: l’offre du gouvernement ne fait pas, du moins pour le moment, mention d’une quelconque baisse de l’IS ni de la TVA. Ce qui risque de ne pas plaire à l’autre partenaire social, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).Jamal Eddine HERRADI

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