×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Dialogue social: Le lobby patronal

Par L'Economiste | Edition N°:1540 Le 16/06/2003 | Partager

. Sur la piste d'un SMIG sectoriel et d'une loi organique sur la grève. Pour la CGEM, il était anormal que la deuxième chambre soit constituée d'universitaires, d'experts et non de chefs d'entreprises Pour ceux qui doutaient de la capacité du patronat marocain à tirer les leçons de sa critique, la rencontre avec L'Economiste, pour mettre au point une interface de contact continu, apporte une réponse. En effet, l'onde de choc provoquée par l'audit stratégique de mars 2003 n'a pas eu le temps de s'apaiser que déjà les premières «actions correctives« sont entreprises. On se rappelle que l'audit n'y est pas allé par quatre chemins pour mettre les responsables de la CGEM devant leurs responsabilités concernant les carences en matière de communication interne et externe. «Nous sommes conscient que le manque de disponibilité des membres du bureau contribue pour beaucoup à nourrir les clichés«, explique Kamil Benjelloun, vice-président de la CGEM et superviseur en chef de l'audit stratégique. Ahmed Benkirane, le doyen du bureau et permanent stratège de la Confédération, a mis un bémol à cette critique. En bon connaisseur du patronat, il explique que la communication est un chantier rendu difficile par la nature du militantisme patronal, le bénévolat. «Il faut savoir que le temps consacré à la CGEM est extirpé à nos entreprises respectives«, poursuit-il. Mohcine Ayouch, le directeur général délégué, l'équivalent du ministre de l'Intérieur lors des élections à venir, explique les carences de la communication à travers son vécu. «Il faut savoir qu'au sein de la CGEM, trois types de responsables cohabitent. Il y a, en premier lieu, les membres élus qui développent la stratégie globale, gèrent les grands dossiers et assurent leur suivi auprès des instances concernées. Dans un deuxième temps, il y a les membres bénévoles qui président les commissions permanentes ou ponctuelles en raison de leur technicité ou de leur expérience. Il y a, enfin, le staff administratif qui, lui, fait tourner la machine au jour le jour«. Ces trois niveaux d'intervention font que l'information est fortement diluée. «La diffusion seconde main est source de problèmes dans les relations de la Confédération entre ses membres, et avec l'extérieur«, constate Kamil Benjelloun. Souvent, donc, ce ne sont pas les personnes directement concernées qui communiquent. L'audit a déjà accouché d'une solution à ce problème qui sera mise en oeuvre, élections obligent, après le 20 juin, «par le nouveau bureau«, relativise Hassan Chami, le président de la CGEM. . Liste de responsablesPour chaque dossier, une liste de responsables sera désignée en respectant la hiérarchie de façon à éviter la fameuse information seconde main. Khalid Belyazid, le directeur général d'Eco-Médias, société éditrice de L'Economiste, a attiré l'attention des responsables de la CGEM sur la manière de préserver la pertinence de l'information. «Communiquer par l'exemple et par le modèle, le journaliste n'a pas forcément le réflexe et le recul nécessaire pour cerner un problème complexe qui concerne l'entreprise«, a-t-il expliqué.Si la communication constituait un point noir sur lequel le bureau sortant de la CGEM insistait, l'occasion était belle pour L'Economiste de mettre à profit le nouveau «pacte« passé avec la confédération. Mohamed Benabid, le rédacteur en chef adjoint, a ainsi pris au mot Ahmed Benkirane pour interroger les responsables de la CGEM sur les derniers développements du dialogue social. Pour Hassan Chami «la moitié du code a été présentée par la commission sociale de la deuxième chambre. Le texte en entier sera vraisemblablement voté aujourd'hui ou demain. Nous avons constitué des cellules de vigilance«. Sur ce dernier point, il semble que la confédération retienne les leçons tirées du passé. La mésaventure de la loi sur les AT, votée en catimini, est symptomatique de la désertion du Parlement par les patrons. «Personne ne veut revivre cette situation dont les effets n'ont pas encore été corrigés!« s'exclame Benkirane. Aussi, «la CGEM a-t-elle décidé d'engager une stratégie de réoccupation de l'hémisphère législatif«, insiste Chami. Et d'ajouter «qu'il était anormal que la deuxième chambre soit constituée d'universitaires, d'experts et non de chefs d'entreprise«. Adil HMAITY Lire aussi...

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc