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Développement humain: Paroles d’ingénieurs

Par L'Economiste | Edition N°:2250 Le 06/04/2006 | Partager

. Abdelaziz Meziane Belfqih recadre le débat«LA pratique démocratique ne doit être ni un slogan, ni un alibi. L’accepter, c’est admettre qu’elle soit de mise tous les jours, et partout». C’est en ces termes que s’est exprimé Abdelaziz Meziane Belfqih, devant un parterre de cadres du Parti du progrès et socialisme (PPS), dans le cadre du forum sur l’ingénieur, de la modernité et du progrès. Organisé hier mercredi à Rabat, l’événement a été l’occasion de traiter du rôle de l’ingénieur dans le développement humain. Sur les enseignements à tirer du rapport du cinquantenaire sur le développement humain, Belfqih a adressé plus d’un message à la classe politique. Pour lui, le temps est venu de «s’installer dans la normalité politique». Pour cela, il faut faire en sorte que les périodes des élections ne soient pas assimilées à des états d’exception. Le moment de passer les commandes dans le cadre de l’alternance politique n’est pas la fin du monde. Perdre des échéances électorales fait partie des règles du jeu. Le temps des hésitations est révolu et il n’y a pas de marche arrière. Le débat doit être public, ou ne pas être. «Et c’est dans nos écoles que ces valeurs doivent être enseignées», a ajouté le conseiller, soulignant la nécessaire réforme de l’éducation. Fruit de deux ans de travail, réunissant 150 chercheurs, sans quota politique ni communautarisme de la pensée, ce rapport «ne prétend à aucune vérité. Il offre une plate-forme de débat. Il nous permet de nous connaître et de savoir ce que nous voulons. Mais c’est à la classe politique de définir le cap à prendre», a ajouté Meziane Belfqih. «Nous sommes à la croisée des chemins à tous les égards. Les réformes sont toujours en cours et ne sont pas encore sanctuarisées. Même notre système des valeurs est à interroger. Nous en avons deux, traditionnel et moderne. L’art de passer de l’un à l’autre, où nous excellons, relève moins de l’habileté que de l’opportunisme. Il nous faut trancher, et rapidement», a conclu Belfqih, pour qui la bataille du développement doit être menée avec courage et confiance.Gagner la bataille du développement, c’est d’abord constituer une armée du savoir. Cette fois, c’est Ismaïl Alaoui qui s’est exprimé. Cette armée passe par l’ingénieur dont le rôle est aussi décisif que celui du politique. Le secrétaire général du PPS rejette en cela la distinction entre le politique et le technocrate. «Tous les efforts devraient normalement viser un seul et même objectif, à savoir le développement du pays. A la différence près que le politique est responsable devant l’opinion publique. L’ingénieur, au-delà de sa responsabilité pénale ou civile, obéit d’abord à sa conscience», a expliqué Alaoui.Plaidant pour une «fusion» de ces deux composantes, le premier responsable du PPS a appelé les ingénieurs à s’engager davantage sur la scène politique. «D’autant que le pays s’est engagé dans une politique de gros travaux où le rôle de l’ingénieur est capital. Une politique à même d’apporter les grands changements et de résorber de manière durable le chômage», a affirmé Alaoui. Pour lui, cette cadence doit être maintenue, «mais en se basant sur nos propres ressources, financières comme humaines». Une déclaration à laquelle Karim Ghellab a vite fait de répondre. Pour lui, 50% des investissements dans les grands chantiers profitent directement aux entreprises marocaines. Pour le ministre de l’Equipement et du Transport, résoudre l’équation politique/technocrate impose aux partis d’envoyer des signaux clairs aux ingénieurs. «Si les discours vont tous dans le sens de l’implication de cette catégorie dans la politique, peu d’actions sont concrètement menées dans ce sens», a-t-il déploré. Evoquant le développement humain, Ghellab a affirmé que celui-ci passe inéluctablement par une série de ruptures, déjà engagées par le pays. «D’une cadence de 40 km par an, la construction des autoroutes est passée à 160 km/an. Quasi inexistant, le tourisme balnéaire connaît la mise en place de plusieurs stations… Ce sont là les ruptures à même de nous projeter dans le Maroc souhaitable», dit-il. Pour lui, cet effort doit être continu. «Les marches à suivre seront plus hautes que celles déjà franchies», a-t-il affirmé. Il en a voulu pour exemple le secteur du transport aérien. «En 2004-2006, nous avons enregistré une hausse annuelle de quarante nouvelles fréquences. En 2007-2010, nous devrons mettre en place 100 nouvelles fréquences par an», a expliqué le ministre. Mener ces chantiers suppose une dose d’optimisme à même de susciter l’action. «Notre élite, maintenant et plus que jamais, a un devoir d’optimisme», a ajouté Ghellab.


Technicité

IL aura fallu attendre l’intervention de Driss Benhima pour que le sujet principal du forum, à savoir l’ingénieur, soit traité. Pour le nouveau D.G de la RAM, et mondialisation oblige, «l’ingénieur n’a plus le monopole du leadership dont il jouissait auparavant». Même le marché de l’ingénierie a été globalisé. Preuve en est qu’à la tête de plusieurs grands projets au Maroc, se trouvent des ingénieurs étrangers. «Le critère n’est plus le patriotisme, ni la loyauté, mais la technicité. Le défi aujourd’hui est de mettre en valeur nos propres compétences et de les sortir des situations intermédiaires dans lesquelles elles sont condamnées», a tranché Benhima.Tarik Qattab

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