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Deux millions de véhicules en circulation

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. 75% du parc a plus de 10 ans . 60 véhicules pour 1.000 habitants . Toujours plus d’entrées mais jamais de sortie!LE parc automobile national s’est élevé à 2.036.329 véhicules en 2005, en hausse de 4,38% par rapport à 2004, selon les statistiques du ministère du Transport. Les prévisions de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica) tablent sur un parc de 3,3 millions d’unités en 2015, soit un million de véhicules en plus sur le parc actuel. Malgré les facilités de financement, le faible revenu des ménages et le chômage retardent le décollage. Le taux de motorisation (nombre de véhicules pour 1.000 personnes) reste faible: 60 pour mille. Le Maroc est loin derrière la Tunisie, l’Algérie, la Turquie qui ont un taux se situant aux alentours de 100 alors que les pays européens oscillent entre 350 et 550 véhicules pour 1.000 habitants. Le parc de voitures lui est vétuste. E qui n’est pas sans conséquence sur la sécurité routière. L’âge moyen est estimé à 17 ans. 3 véhicules sur 4 ont plus de dix ans et ce, en dépit de la croissance annuelle de 10% du marché du neuf. Rien qu’en 2005, 63.965 unités ont été mises en circulation. Les professionnels misent sur les véhicules neufs montés localement ou importés pour rajeunir le parc et la dynamique qu’induisent les facilités de financement. D’ici à 2015, de 220.000 unités/an s’ajouteront au parc.Concernant les poids lourds, le ministère du Transport a initié un programme de rajeunissement du parc. Ce département est entrain de mettre les derniers détails sur les mécanismes de financement et les procédures. Cette opération permettra de remplacer les vieux camions de 15 ans et plus. La loi de Finances 2006 prévoit une grille de tarification selon l’âge et le poids qui oscillent entre 45.000 à 85.000. Une fois l’étape de récupération bouclée, l’Etat lancera un appel d’offres par la sélection d’un démolisseur suivant un cahier des charges.Reste que le problème majeur réside dans le retrait de la circulation. Ce système ne s’applique réellement qu’en cas de graves accidents, sinon le reste du temps lorsque la réparation de la voiture dépasse son amortissement. Cela dénote également des failles au niveau des centres de visite technique qui sont complètement défaillants.Les chiffres parlent d’eux-mêmes. De 1972 à 2004, à peine 76.688 unités ont été retirées du parc. Pire, ce dispositif n’a été activé pour les véhicules utilitaires qu’en 2000. «Le projet de code de la route introduit l’obligation du retrait du véhicule réformé techniquement et économiquement. A défaut de ce mécanisme, les véhicules sont retirés suite à un très grave accident», explique Abdelaziz Ezzaim, directeur du Centre national d’essais et d’homologation.En fait, si le véhicule est jugé inutilisable, après un accident, l’assurance rembourse le propriétaire. Ce dernier vend ce qui en reste à la ferraille, mais la carte grise est encore valable. Des fois, les papiers servent à alimenter les réseaux de vente informels. Les véhicules diesel représentent un peu plus de la moitié du parc automobile (51%). Pour les voitures de tourisme, c’est l’essence qui cartonne avec 58%, malgré l’engouement des Marocains pour le diesel. A l’inverse, les véhicules utilitaires sont de gros utilisateurs de gasoil avec 78%. La puissance fiscale est un élément important dans le choix d’une voiture. Les préférences vont vers les voitures de 5 à 7 chevaux pour des raisons du coût de la vignette et de l’assurance. Cette tranche représente 54% des voitures en circulation. Viennent ensuite celles qui ont entre 8 et 10 chevaux avec 37,60%. Par région, Casablanca accapare à elle seule 36% du parc, talonnée par Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.


Le transport des voyageurs à la traîne

LE parc du transport public de voyageurs est estimé à 3.466 véhicules, selon les statistiques du ministère du Transport arrêtées au 31 septembre 2005. Sur ce total, 2.529 sont exploités dont 95% appartiennent à la série A. Le reste des agréments, soit 937, n’était pas exploité. La réforme du secteur de transport de voyageurs bute sur le devenir du stock d’agréments en circulation. En attendant une issue, ce marché reste mal structuré. Malgré cela, la population ne peut s’en passer, vu les prix abordables qu’il offre comparés à d’autres moyens de transport.Nadia DREF

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