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Société

Deux mille jeunes maçons formés à Ouarzazate

Par L'Economiste | Edition N°:2922 Le 17/12/2008 | Partager

. Un programme s’étendant sur deux années . Outre le savoir-faire, les stagiaires seront diplômés Des maçons, le Maroc en a grandement besoin. Le métier a le vent en poupe. Conscient de cette donne patente, le Conseil provincial d’Ouarzazate veut apporter son aide en la matière en assurant une formation aux jeunes qui entendent s’adonner à ce métier. Le marché national et même international est demandeur. La région est connue pour son potentiel humain en matière de bâtisseurs. Aussi bien le secteur des logements en résidence que les grands chantiers enregistrent des hausses considérables. Les projets initiés à Ouarzazate, tels l’université (chantier parachevé), Bassatine et Yaqout en sont la preuve.Ceci étant, la zone touristique Mansour City promet également l’ouverture de grands chantiers de construction. Casinos, hôtels cinq étoiles et d’autres dépendances touristiques nécessiteront certainement une main-d’œuvre qualifiée. «Nous devons faire face à la demande d’un marché en extension, de grands chantiers sont en train d’être instaurés dans la province, et même dans les provinces voisines», a indiqué Abderrahmane Drissi, membre du Conseil provincial d’Ouarzazate. Le manque existant fait que la rémunération quotidienne d’un maçon est passée de 50 DH à 90 DH, soit une hausse de 90%. Et encore faut-il en trouver. Le marché international, notamment en Espagne et en France, a attiré beaucoup de professionnels. Pour des salaires nettement meilleurs, rares sont ceux qui résistent à l’envie de tenter l’expérience de l’Eldorado. Si autrefois les chantiers de la région étaient les seuls à pouvoir s’acquitter de la mission de «formation», les nouveaux développements ont fait que les jeunes maçons doivent désormais avoir un savoir théorique, mais aussi un diplôme les hissant à un rang supérieur. Pour la mise en œuvre de ce projet de formation, une convention vient d’être signée avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) à Ouarzazate et le Conseil régional Souss-Massa-Drâa. La Délégation provinciale de l’Entraide nationale et l’Anapec sont aussi concernées, la première devant abriter la formation et la seconde se chargera d’avertir et d’inscrire les stagiaires désireux de développer leurs compétences en matière de maçonnerie. Les sessions de formation bénéficieront à deux mille jeunes de la province d’Ouarzazate. Pour le Conseil provincial qui commence à mesurer l’importance de miser sur la formation professionnelle, l’objectif de cette opération est de mettre à la disposition du secteur du bâtiment des compétences qualifiées. D’autant plus que le nombre de personnes qui vont vers ce métier commence à diminuer. Selon les termes de cette convention, la formation qui se répartira sur deux années s’étend sur sept mois. Les cursus prévus comprennent une partie théorique au sein de l’Institut supérieur de technologie pratique (ISTP) et une autre sur le terrain, consistant en des stages dans des entreprises spécialisées.


Un secteur en extension

Dans les faits, les multiples chantiers de construction qui naissent chaque jour, dans les différents coins du pays, ne trouvent souvent pas le nombre suffisant de maçons. Conséquence directe: hausse des rémunérations de cette catégorie professionnelle. Mais aussi plusieurs agences ont vu le jour et s’érigent en médiateurs entre l’offre et la demande dans un marché en pleine extension.De notre correspondant, Ali RACHDI

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