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Dette: Le Trésor rassure

Par L'Economiste | Edition N°:2738 Le 19/03/2008 | Partager

. Dette intérieure: 264,1 milliards de DH en 2007. Le Trésor garde la même structure de financementLe dollar poursuit sa chute vertigineuse. Le billet vert a inscrit un nouveau record de faiblesse, face à l’euro, qui s’est envolé au-dessus de 1,56 dollar, et à la monnaie japonaise, en glissant sous les 100 yens. Niveau jamais atteint depuis 1996. Une baisse qui va de pair avec une flambée des prix des matières premières. Quel impact sur nos finances extérieures? Le directeur du Trésor et des Finances extérieures persiste à convaincre que le Maroc tient bon. Pour preuve, Zouhir Chorfi entend garder la même structure de financement de la dette extérieure, ou en tout cas celle proche de 2007. Car le patron du Trésor parle de «mise en place d’un système de financement maîtrisé». Pour s’en convaincre, il signale que les avoirs extérieurs représentent 160% du niveau d’endettement du pays. Ce qui fait dire au directeur du Trésor que «les variations de devises impactent la trésorerie publique». L’évolution différenciée des encours des dettes interne et externe conforte aussi ce constat. A fin 2007, l’encours de la dette extérieure qui a cumulé à 122,3 milliards de DH ne représente plus que 20,3% du PIB. Parallèlement, la dette intérieure, bien que s’inscrivant en léger retrait de 1,9 milliard de DH par rapport à 2006, se taille 44% du PIB avec un montant de 264,1 milliards de DH. Sur ce chapitre, personne ne préjuge pour le moment de l’impact sur le financement de l’économie. Même si le procédé traduit concrètement une manière de convertir la dette extérieure en dette intérieure. Histoire de régler en monnaie locale avec tout le manque à gagner pour l’investissement et la création des richesses. Tout un programme. La structure de la dette extérieure, libellée en devises bien évidemment, a fortement évolué entre 2000 et 2007. Le dollar a cédé 35 points en baissant de 47 à 12%. Un recul fait en faveur de la monnaie européenne qui, pendant ce temps, a pris 40 points. C’est dire que la dette extérieure est libellée à 77% en euro. Elle était de 37% en 2000. La part du dinar koweitien s’est maintenue à 6% et le yen japonais a cédé 4 points, baissant de 7 à 3% en poids dans la structure de la dette extérieure. De même, les autres devises ont cédé 1 point. Elles pesaient pour 3% en 2000 avant de retomber à 2%. L’un ne va pas sans l’autre. En même temps que la structure en devises évolue, le taux d’intérêt suit. Ainsi, l’année dernière, 60% de la dette extérieure était soumise à un taux d’intérêt fixe, 34% à un taux flottant et le semi-fixe à 6%. A noter que ces taux étaient en 2000 pour le fixe de 49%, le flottant, qui a peu évolué, de 36% et le semi-fixe de 15%. La question est de savoir si le Maroc franchira le pas, à l’instar des pays, pour se soustraire du poids du dollar dans sa trésorerie. Le Koweit a fini par abandonner son PEG, taux de change fixe vis-à-vis du dollar. Le Qatar, important importateur de gaz devant l’éternel, est sur le point de supprimer le sien.A noter par ailleurs que les mesures-phares de réforme réalisées en 2007 ont porté sur le remboursement anticipé du Club de Londres et celui des avances de Bank Al-Maghrib. Chorfi promet de poursuivre cette année la rémunération du compte courant du Trésor et le placement des excédents sur le marché financier (salle de marchés). Depuis 1996, ce sont 5,5 milliards de dollars, au titre de la dette extérieure, qui ont été traités par le Trésor. Le volet refinancement de la dette onéreuse en a pris 40%, la conversion en investissements privés 15%, la conversion-annulation 18% et la gestion des risques a nécessité 27% de ce total. La structure de la dette intérieure a connu une évolution. Sa durée de vie moyenne est passée de 3 ans et 9 mois en 2003 à 6 ans et 5 mois en 2007. A noter cependant qu’elle était de 6 ans et 9 mois, une année auparavant. Pendant ce temps aussi, le coût moyen a baissé de 8,91% à 5,81%, soit près de 3 points en 5 ans.Bachir THIAM

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