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Politique Internationale

Des terrains à vendre... sur Mars

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Après La lune, c'est Mars qui attise les convotises
· Les effets pervers du voyage vers la planète rouge: Radiations, stress, dépression, paranoïa...
· Il y manque de l'oxygène, de l'eau et du carburant, mais pas pour longtemps


Dans l'euphorie du succès de la mission Mars Pathfinder, beaucoup ont rapidement prédi l'envoi d'un équipage sur la planète rouge dans dix ans. Des agences américaines et canadiennes ont même commencé à vendre des parcelles de terrains sur la planète rouge comme c'était le cas pour la Lune. Mais un voyage sur Mars reste une aventure périlleuse. Les astronautes devront en effet affronter radiations, froids intenses et sautes d'humeur. En effet, l'espace n'est pas un milieu hospitalier. A l'extérieur de la protection du champ magnétique terrestre, les astronautes en route vers Mars s'exposent à des rayons cosmiques néfastes pour les cellules du corps. Des rayons gammas bombardent tous les corps solides, ce qui peut induire le développement de cancers. S'ajoute à la liste le stress. L'isolation entraîne aussi facilement la dépression et la paranoïa et il n'est pas toujours facile d'éviter la bagarre. Finalement, la moindre maladie peut avoir des conséquences fatales sur les astronautes. De plus, la planète n'est pas aussi tranquille comme elle le paraît. C'est du moins ce que révèlent les photos prises par la sonde Mars Global Surveyor en orbite autour de la planète rouge depuis 1997. Les chercheurs qui se sont penchés sur ces clichés pensent que les volcans martiens ne sont peut-être pas complètement éteints. Dans ces conditions, il pourrait y rester une activité résiduelle, des sources géothermiques, par exemple. Et la vie aurait pu subsister dans ces sources d'eau chaude. C'est finalement pas une mauvaise chose.
Autres problèmes, et pas des moindres: l'absence sur Mars d'oxygène, d'eau et de carburant. Mais heureusement pour les nouveaux propriétaires des lopins de terrain sur cette planète, des chercheurs de l'Université de l'Arizona viennent de concevoir un appareil qui réglera d'un coup ces trois obstacles. Il s'agit d'une sorte de filtre électronique capable de briser le gaz carbonique qui constitue l'atmosphère martienne, puis de le recombiner. La technologie sera mise à l'épreuve lors de la mission Mars Surveyor de 2001.
En fait, le filtre électronique capture du gaz carbonique et le fait réagir avec de l'hydrogène contenu dans un réservoir. La réaction produit du méthane et un peu d'eau. A ce stade, une électrolyse d'eau est possible. Cette réaction donne naissance à l'hydrogène et à l'oxygène. Ce dernier sert à brûler le méthane (source d'énergie). Il est ainsi possible de produire de grandes quantités de carburant sur la planète rouge à partir d'un stock relativement modeste d'hydrogène.
La mission de Mars Surveyor de 2001 ne testera qu'une opération: l'extraction d'oxygène directement du gaz carbonique. Si tout va bien, la mission suivante en 2003 produira aussi du carburant. Enfin, la mission de 2007 comptera une mini-usine capable de fabriquer assez de carburant pour alimenter une fusée et rapporter des échantillons du sol martien.

Abdelaziz MEFTAH

(Cyberscience, Science presse)

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