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    Des récoltes aléatoires, mais bien soutenues

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    D'une année record 1995/96, la production des céréales a enregistré une baisse considérable durant 96/97. Les aléas climatiques associés au manque d'optimisation sur certaines terres agricoles expliquent cette situation. Par ailleurs, plusieurs mesures de relance du secteur agricole ont été prises par l'Etat.


    La productions de céréales en 1996/97 a atteint 36 millions de quintaux. Cette quantité représente près du tiers de la production enregistrée en 1995/96. Cette
    baisse de production est due essentiellement aux conditions climatiques défavorables. A ceci peut s'ajouter le manque d'optimisation sur certaines terres agricoles. Les superficies emblavées ont connu un recul d'environ 20% par rapport à 1995/96.
    Pour le blé dur, le niveau de production a été de 8,8 millions de quintaux contre 22,6 millions en 1995/96. La même tendance est valable pour le blé tendre. En effet, la production de ce produit a atteint 14,3 millions de Quintaux, alors que la production du même produit a dépassé les 36 millions de quintaux en 1995/96. L'orge, elle aussi, n'a pas échappé à ce sort. En 1996/97 la production a enregistré 13,2 millions de quintaux contre 38,3 millions la saison précédente.

    En fait, l'année 1995/96 est considérée comme l'année record quant à la production des céréales (97,4 millions de quintaux). Elle est suivie par la saison 93/94 où la production s'est située aux alentours de 92 millions de quintaux. Viennent ensuite (dans l'ordre des 10 dernières années) les année 90/91 et 87/88 avec respectivement des productions de 81,9 millions et 74,7 millions de quintaux.
    Durant la campagne 96/97, la Province de Settat a offert le niveau de production le plus élevé du Maroc, avec 3,1 millions de quintaux. La Province d'El Jadida a produit également près de 3 millions de quintaux. Viennent après les Provinces de Béni-Mellal, El Kelâa, Kénitra/Sidi Kacem, Safi et Khémissat. Les productions respectives ont été de l'ordre de 2,9 millions de q, 2,6 millions, 2,4 millions, 2,1 millions et 1,7 millions.

    153.000 ha pour les céréales en irrigué

    La production des terres irriguées devra se maintenir à un niveau normal. Le volume d'eau dans les barrages à vocation agricole se situe aux alentours de 8,7 milliards de m3. Le taux de remplissage moyen est de 70%. Cette situation rassure quant à la production sur les terres irriguées qui ont connu un accroissement de 10% par rapport à la campagne précédente. Il est à souligner qu'il est prévu de puiser plus de 3,8 milliards de m3 d'eau pour l'ir-rigation. Un tel volume représente 130% de la moyenne enregistrée sur les 16 dernières années. Ainsi, plus de 544.000 hectares à cultiver bénéficieront de l'irrigation (dont 153.000 pour les céréales.
    Outre les mesures prises pour les céréales et afin de relancer le secteur agricole, l'Etat a pris un certain nombre de mesures d'incitation. Un budget de 10 millions de DH a été affecté afin de subventionner les semences et pallier l'augmentation des prix à la production (augmentation de 45 DH/q).

    Dans l'ensemble, le Fonds de Développement Agricole a institué des taux de subvention pour en-courager les agriculteurs à effectuer des acquisitions de matériel et équipement, des aménagements fonciers, l'élevage...
    Pour la plantation de plants fruitiers, l'Etat a consacré un budget de 25 millions de DH. Ces plants fruitiers seront subventionnés à hauteur de 80% de leur prix d'achat. Devra entrer dans le cadre de cette action la plantation de 2,5 millions d'oliviers, 300.000 amandiers, 40.000 dattiers et 15.000 pistachiers. Par ailleurs, un programme de sauvegarde du cheptel nécessite une enveloppe de 82,5 millions de DH. En effet, l'Etat subventionne la production des bovins mâles reproducteurs à hauteur de 1.200 DH par tête (1.300 DH par tête pour les coopératives). Cette subvention est plafonnée à 25.000 DH. L'encadrement sanitaire du cheptel nécessitera 12,5 millions de DH.
    L'enveloppe fixée pour l'aména-gement et l'équipement de points d'eau porte sur un montant de 6 millions de DH. Le creusement de puits par exemple sera pris en charge par l'Etat à hauteur de 30%.

    Hicham RAÏQ


    Le sentier des statistiques

    Les statistiques agricoles relèvent de l'acrobatie. Il n'y a pas de comptage exhaustif pour chaque année. Le seul recensement agricole a eu lieu en 1997. Le précédent avait eu lieu en 1973/74, par échantillonnage. Les paysans n'aiment pas trop déclarer leur récolte par crainte du mauvais oeil, par méconnaissance, ou parce qu'elle va à leur autoconsom-mation.
    Parfois, les paysans déclarent les surfaces emblavées non pas par hectares mais par journées de labour, nombre de travailleurs, passages charrue.
    Près de 60 unités sont chargées de recenser dans les provinces, à partir de la topographie qui est bien maîtrisée. Puis il faut d'abord regrouper les terrains en strates (labours irrigués, non irrigués, vergers) dans chaque province.
    Du 15 novembre au 15 décembre, des enquêtes sont menées pour connaître les emblavements: surface pour chaque céréale, jachères...
    Un 2ème spot a lieu dans la 2ème quinzaine de janvier pour connaître la situation de «l'occupation des sols», et cette enquête est définitive en février-mars.
    Dans la 2ème décade d'avril, le MAMVA se lance dans des prévisions de rendements, par provinces et ORMVA. Des échantillons sont prélevés, pesés, pour prévoir les «rendements objectifs» qui ne seront définitifs qu'une fois la campagne achevée.

    Khalid BELYAZID

     

     

     

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