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Affaires

Des projets structurants pour la Banque du Sud
Entretien avec Mohamed Haitami, administrateur-directeur général

Par L'Economiste | Edition N°:2312 Le 05/07/2006 | Partager

Après l’acquisition par le consortium Attijariwafa bank-Banco de Santander Central Hispano de 20% du capital de la Banque du Sud tunisienne (cf.www.leconomiste.com), son administrateur-directeur général, Mohamed Haitami, dresse un premier bilan. De nombreux projets ont été lancés et d’autres sont en cours. Le DG revient aussi sur l’état de santé de la banque ainsi que sur les relations avec la maison mère.. L’Economiste : Vous êtes à la tête de la Banque du Sud depuis six mois, quel bilan faites-vous au terme de cette période? - Mohamed Haitami: Nous avons pu confirmer que la Banque du Sud a un bon potentiel et recèle des gisements de création de valeur. Elle dispose d’un réseau de 94 agences qui couvre bien le territoire et détient une part de marché de 9% des dépôts et des crédits. Ce qui la positionne à la 4e ou 5e place selon les critères retenus. Après une période de diagnostic, l’heure est au lancement des projets structurants. Ceux-ci concernent l’organisation commerciale, le processus de suivi et de prise de risque, le développement de nouveaux produits, l’élargissement du réseau d’agences et l’assainissement du portefeuille de crédit. D’autres chantiers non moins importants sont lancés. Nous entamons ainsi la refonte de notre système d’information en plus de la construction du futur siège social de la banque. Les ressources humaines ne sont pas pour autant négligées, un programme de formation et de redéploiement est en cours. . La prise de contrôle de la Banque du Sud répondait à des objectifs bien précis, en l’occurrence le développement régional- Plusieurs raisons ont poussé à la concrétisation de cette opération. D’abord, les ambitions régionales d’Attijariwafa bank, ensuite le souhait du groupe Banco de Santander Central Hispano de disposer d’un point d’entrée en Tunisie. Je rappelle que l’acquisition de la Banque du Sud a été faite au nom d’une structure constituée à cet effet par Attijariwafa bank et Banco de Santander Central Hispano. Un autre élément est la volonté de l’Etat tunisien de poursuivre la libéralisation de secteur bancaire. Enfin, les opportunités qu’offre le marché tunisien en termes d’ouverture de l’économie, que ce soit sur le volet des infrastructures, du marché de l’entreprise ou de celui des particuliers. . Des publications se sont fait récemment l’écho de créances compromises plus importantes que prévu, découvertes après votre prise de contrôle. Qu’en est-il au juste? - Je n’ai pas eu connaissance de tels échos, du moins en Tunisie où la situation de la banque est bien connue. Une chose est sûre, l’état de la banque est conforme au diagnostic effectué lors de son acquisition au terme de la due diligence qui pour rappel, a été effectuée par les équipes d’Attijariwafa Bank et de Santander. Nous venons de publier nos chiffres après la tenue de notre assemblée générale. Il en ressort que l’insuffisance de provisions, constatée par nos commissaires aux comptes, est sensiblement la même que celle relevée avant son acquisition. Et cela, sachant que ce montant est déterminé après passage en revue du portefeuille de crédit de la banque. Il est important de souligner que la problématique des créances difficiles ne concerne pas seulement la Banque du Sud. Le contexte du système bancaire tunisien est particulier, en ce sens que celui-ci, dans son ensemble, est dans un processus d’assainissement. La raison est historique. Après l’Indépendance, les banques ont été sollicitées pour financer les infrastructures du pays et les grands projets. Depuis la fin des années 1990, un plan d’assainissement s’est poursuivi sous l’égide des autorités monétaires et il commence à donner ses fruits. A fin 2005, le ratio des créances classées du secteur par rapport aux créances saines a été ramené à 20,9% contre 23,6% une année auparavant. Je signalerai enfin qu’en ce qui nous concerne, pour une valeur nominale de 5 dinars (ndlr: 1 dinar équivaut environ à 6,6 DH), le cours en Bourse de notre action oscille entre 7,5 et 8 dinars. . Il vous reste donc du chemin avant de boucler l’assainissement de la banque…- Au cours de l’exercice 2005 qui est une année où les projets de la banque étaient suspendus dans l’attente de sa privatisation, près de 40 millions de dinars ont été dotés en provisions. Dans une logique de couverture des créances classées à hauteur de 70% qui est l’objectif des autorités monétaires à l’horizon 2011, ceci prendra deux à trois années compte tenu des provisions déjà constituées. Cette hypothèse ne tient pas compte des gains de productivité, de l’effort de recouvrement que nous déployons et des projets que nous préparons. . De quels projets s’agit-il au juste? - Avant la fin de cet exercice, cinq nouvelles agences seront ouvertes et une cinquantaine aménagées. 25 nouveaux GAB seront déployés en plus d’une offre aux particuliers et aux entreprises. La banque procède en outre au changement de la dénomination commerciale et de l’identité visuelle. Enfin, nous développerons plus de synergie avec nos filiales. Je voudrais préciser à cet égard que la Banque du Sud n’est pas seulement une banque mais un groupe bancaire disposant de filiales d’intermédiation boursière, de gestion d’actifs, de leasing, de factoring, de recouvrement de créances, de solutions informatiques et de l’immobilier. . Pourquoi une nouvelle dénomination et laquelle avez-vous adoptée?- Nous avons adopté la dénomination commerciale d’ATTIJARI Bank et la raison sociale de Banque Attijari de Tunisie avec le logo du groupe Attijariwafa Bank. Ce changement fait suite à un bilan d’image et à une étude de notoriété qui ont conclu à la nécessité de donner une nouvelle dynamique à la banque à travers le changement de son identité visuelle et sa dénomination. . C’est la première expérience d’implantation d’envergure d’une banque marocaine à l’étranger. Comment sont gérées les relations avec votre maison mère? - Nous sommes une banque tunisienne dirigée par ses organes de gestion. Le noyau dur d’actionnaires tunisiens a renouvelé sa confiance dans la nouvelle structure et contribue au sein du conseil d’administration à l’avancement de nos projets. Nous fonctionnons selon les meilleurs standards de gouvernance. C’est ainsi que le conseil a coopté un administrateur indépendant et créé en son sein des comités de contrôle et de suivi. Le groupe Attijariwafa bank apporte, à notre demande, son appui dans les différents domaines où nous avons besoin d’expertise. Il est évident que nous nous conformons aux règles du groupe en matière de déontologie, de reporting et des chantiers stratégiques comme Bâle II ou les normes IAS et IFRS.  Propos recueillis par Yousra MAHFOUD

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