×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Des pistes pour relancer le processus de Barcelone

Par L'Economiste | Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

. Le chef de l’exécutif catalan achève une visite au Maroc. L’association doit concerner l’agriculture pour éviter que ne se reproduise le scénario de la pêche. La meilleure manière de désoxygéner le terrorisme est d’attaquer ses racinesLe départ de José Maria Aznar a libéré les énergies. Les responsables espagnols affluent vers Rabat. Après le président du gouvernement local des Iles Canaries, c’est autour du chef de l’exécutif de la Catalogne de se rendre au Maroc à la tête d’une forte délégation composée d’hommes d’affaires. Pasqual Maragall avait un programme chargé, couronné par une audience royale. Le président du gouvernement espagnol a saisi l’opportunité de cette visite pour donner une conférence sur les défis posés au processus de Barcelone après l’élargissement de l’Union européenne aux dix nouveaux membres jeudi dernier à Rabat. C’est la Fondation des trois cultures, coprésidée par André Azoulay, conseiller du Souverain et Manuel Chaves, président autonome andalou et l’Institut européen de Méditerranée qui sont à l’origine de cette initiative. La rencontre a été animée par Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Le président devait donc livrer son diagnostic pour cet énorme espoir d’une Méditerranée prospère et stable né dans sa bonne ville Barcelone il y a une dizaine d’années. Avec pédagogie, il fournit les arguments qui mettent à l’épreuve les trois axes fondateurs de l’esprit de Barcelone: coopération politique et sécurité, renforcement des échanges économiques pour une prospérité et un rapprochement des cultures. Dans la réalité, la stabilité de la Méditerranée a été secouée par la détérioration accélérée du conflit israélo-palestinien et l’occupation de l’Irak. Les disparités économiques entre les deux rives s’accentuent. A cela s’ajoute l’énorme proportion des jeunes arabes qui ont perdu la confiance dans la capacité de leur gouvernement de leurs assurer un avenir chez eux. C’est du moins ce qui ressort du rapport arabe sur le développement humain publié par les Nations unis et cité par Maragall. Selon lui, les faits tragiques de New York en 2001, de Casablanca en 2003 et Madrid en 2004 ont concentré le regard du monde entier sur la Méditerranée comme l’un des principaux centres d’instabilité à l’échelle mondiale. La seule stratégie qui aura le succès consiste à agir sur les causes profondes de cette instabilité. Le président le dira clairement : la meilleure manière de désoxygéner le terrorisme réside dans la solution des conflits politiques et militaires, la création d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes et la garantie des droits de l’homme et des libertés politiques. Jusqu’ici, la réponse internationale au terrorisme qui a frappé un peu partout a été erronée. Celle-ci a créé des problèmes et davantage de radicalisation, dit-il. Il propose une autre approche qui considère le terrorisme comme un mal partagé qui exige des solutions communes, concertées entre les Etats arabes, européens et les Etats-Unis.Cependant, le tableau n’est pas totalement noir. Maragall évoque des initiatives qui relancent l’esprit de Barcelone. La première concerne la politique de voisinage lancée par la commission européenne. Les Etats de l’UE sont invités à travailler à réaliser la promesse contenue dans la politique de voisinage: “Nous offrons à nos voisins tout sauf les institutions”. Cette politique se mettra en œuvre d’une manière différenciée, en fonction du rythme de l’avancée des réformes dans chaque pays. Il est incontestable que personne ne conteste les résultats décevants du partenariat euromed sur le plan économique. Mais l’agriculture sera à l’origine de ces dysfonctionnements. Il faut s’y attaquer et lancer le débat avec sérieux, dit-il en substance. La communauté européenne a été fondée sur le charbon et l’acier, secteurs où la concurrence était rude. Il faut travailler ensemble dans l’agriculture, secteur difficile. Il prévient: “il ne faut pas qu’il nous arrive comme dans la pêche entre l’Espagne et le Maroc. Ces deux pays ont agi avec rivalité au point de laisser passer la chance d’une association entre la technologie et les capitaux de la pêche la plus développée d’Europe et les zones de pêche les plus riches du monde ”.Côté financement, le président catalan rappelle la revendication énoncée depuis des années pour la création d’une banque euroméditerranéenne des investissements. Celle-ci permettra de fournir la base financière pour le développement des pays du sud. La BERD a été décisive dans le développement des pays de l’Europe centrale et orientale. Alors pourquoi pas pour les pays du Sud? En attendant cet avènement, il est primordial de profiter de toutes les possibilités apportées par la récente Constitution de la facilité pour l’investissement et l’association euroméditerranéenne. -Pour Pasqual Maragall, les faits tragiques de New York en 2001, Casablanca en 2003 et Madrid en 2004 ont concentré le regard du monde entier sur la Méditerranée comme l’un des principaux centres d’instabilité à l’échelle mondiale-Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc