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    Politique Internationale

    Des pièces de rechange fabriquées... pour les humains

    Par L'Economiste | Edition N°:511 Le 20/05/1999 | Partager

    · Matière première: Des cellules embryonnaires souches

    · Elles pourraient servir à traiter les grands brûlés, les victimes d'accidents, les malades atteints de la maladie de Parkinson ou celle d'Alzheimer, voire de diabète


    Produire des pièces de rechange pour les humains est désormais possible. La semaine dernière, une équipe de l'Ecole de Médecine de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) et de l'Université McGill (Canada) affirme que les cellules-souches présentes dans la moëlle osseuse pourraient être utilisées pour "cultiver" en laboratoire des cellules de foie. En tout cas, c'est ce qu'ils ont réussi avec des rats.
    Mais l'événement le plus spectaculaire reste cependant, la découverte par deux autres équipes, en automne dernier, le moyen de "faire pousser" un humain en laboratoire. Enfin, une partie ou des parties d'être humain.
    L'innovation réside dans ce qu'on appelle encore une fois les cellules souches (stem cells), ou cellules embryonnaires souches, qui sont les mères de toutes les cellules de notre corps.
    Présentes aux premières heures de l'embryon, elles sont à l'origine des cellules spécialisées qui apparaîtront par la suite (cellules sanguines, osseuses, cellules des différents organes, etc). En d'autres termes, ces cellules constituent la "matière première" pour "fabriquer" n'importe quel organe ou pour le réparer.
    A condition évidemment de réussir à les multiplier en laboratoire. Tel était le défi, et il était de taille, puisqu'il a fallu pour en arriver là 17 ans aux deux équipes de scientifiques qui ont publié en début d'année les résultats de leurs recherches dans une édition des revues Science et Journal of the Proceedings of the National Academy of Science.

    Ces cellules pourraient en théorie, selon John Gearhart, l'un des chercheurs, servir à produire une banque illimitée de tissus pour des transplantations. Elles pourraient également servir à expérimenter à moindre coût des médicaments destinés à traiter un organe spécifique.
    Enfin, énumère le Dr James Thomson, ces "cellules-souches" pourraient servir à traiter des grands brûlés, des victimes d'accidents dont la colonne vertébrale a été rompue, des malades atteints de la maladie de Parkinson ou celle d'Alzheimer, voire de diabète: tous des cas où la régénération ou le remplacement de cellules mortes par d'autres saines. Bref, les possibilités en santé publique sont "sans limites", déclare James Thomson, de l'Université du Wisconsin.
    Reste le côté moral de la chose. Est-il possible dans ce cas de manipuler des cellules même si elles proviennent d'un embryon. Le débat n'est qu'à ses débuts.

    Abdelaziz MEFTAH (ASP)


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