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Des jouets en plastique font le tour du monde

Par L'Economiste | Edition N°:1574 Le 04/08/2003 | Partager

. Ils étaient à bord d'un cargo qui avait fait nauffrage depuis 11 ans . Le périple a duré 4.200 joursLâchés en plein Pacifique, il y a plus de 11 ans, les survivants d'une armada de 29.000 canards et autres tortues, grenouilles et castors en plastique destinés aux vagues paisibles des baignoires seraient désormais en vue des côtes britanniques. Passagers d'un cargo parti de Hong Kong pour le port de Tacoma, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), ces animaux ont dû affronter les déferlantes de l'océan, en janvier 1992, après la chute de leur conteneur. Cette flotille multicolore a été suivie à la trace par Curtis Ebbesmeyer, un océanographe de Seattle (nord-ouest) dont les travaux sont présentés sur le site Internet islandnet.com. Selon ce scientifique, armé d'un logiciel capable de simuler les phénomènes de dérive provoqués par les vents et les courants, les plus chanceux de cette équipée improvisée sont aujourd'hui dans l'Atlantique, sur le point de boucler leur tour du monde. Six canards avaient abandonné dès la première année, échoués sur les côtes de l'Alaska et aussitôt recensés par le chercheur de Seattle. Et des milliers de leurs congénères ont dû disparaître depuis, noyés, emprisonnés par les glaces du grand Nord, ou avalés par quelque poisson trop vorace. Mais le scientifique américain en est certain: quelques centaines de ces animaux sont aujourd'hui dans l'Atlantique et certains seraient à quelques encablures des côtes islandaises, irlandaises ou britanniques. Ils auraient flotté à travers la mer de Bering, franchi le détroit de Bering et enfin survécu aux températures glaciales de l'océan Arctique... Invraisemblable? Pas sûr, jugeait récemment un scientifique britannique, dans les colonnes du Guardian: «Avec le réchauffement de la planète, c'est tout à fait plausible, soutenait Roger Proctor, du laboratoire océanographique de Birkenhead, près de Liverpool (nord-ouest de l'Angleterre). Avec la fonte des glaces, nous avons bien trouvé le long des côtes du Labrador (Canada) des objets partis du Pacifique». Alors pourquoi pas des petits canards jaunes, des tortues bleues, des castors rouges ou des grenouilles vertes? Ils ont également pu traverser l'océan Arctique transportés par des bouts de banquise à la dérive, avance pour sa part le chercheur de Seattle, calculs à l'appui: les glaces avançant à environ 1 mile par jour, ils auraient dû débarquer dans l'Atlantique en 2001. Curtis Ebbesmeyer guette désespérément l'arrivée de ces petits aventuriers sur les côtes atlantiques, ce qui prouverait la justesse de ses recherches. Si ces jouets sont une mine d'or pour les océanographes, ils ne sont pas les seuls. Le scientifique américain a aussi suivi les pérégrinations maritimes de centaines de milliers d'autres objets tombés de conteneurs et errant à travers les océans, dont 80.000 paires de chaussures Nike, 5 millions de pièces de lego ou encore 34.000 paires de gants de hockey. L'idée d'utiliser ces objets à la dérive comme base de ses recherches lui est venue en 1990, après la découverte d'une bouteille par le professeur Richard Strickland, un autre océanographe américain, lors d'une balade en kayak le long de l'île de Vancouver (côte ouest du Canada). Lancée durant l'été 1980, depuis les îles de Quemoy et Matsu, au large de la Chine, par des militants des droits de l'homme taïwanais, elle était destinée, comme quelques milliers d'autres, à rejoindre les côtes chinoises. A l'intérieur de cette bouteille de vin de riz se trouvaient six petits feuillets en caractères chinois. Parmi eux, un message demandant la libération du plus célèbre des dissidents chinois, Wei Jingsheng. Synthèse L'Economiste

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