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    Des garde-fous dans la construction scolaire

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Les constructions sont tenues de respecter des normes bien précises. Parmi les principales règles figure l'harmonie régionale et architecturale.


    Des normes de construction ont été définies par le Ministère de l'Education Nationale. La sécurité des élèves dans les écoles est toute aussi importante que l'enseignement qui y est assuré. Aucun détail n'est négligé.
    Avec 48 m2 pour la surface utile, 3 m2 pour le plafond et une ventilation transversale, les classes de l'enseignement primaire pourront garantir le confort nécessaire. En tout cas, c'est ce qui ressort des normes prévues. Les interrupteurs sont regroupés dans une boîte métallique encastrée et fermant avec cadenas. Sécurité oblige.
    La luminosité n'est pas écartée. Les peintures et les enduits sont de ton clair et les plafonds peints en blanc. Les portes, numérotées et loin des escaliers, devront s'ouvrir sur l'extérieur sans pour autant gêner la circulation. Quant aux fenêtres, le vitrage sera à une hauteur de 1,20m du côté extérieur et de celui des circulations.
    Avec une surface de 80 m2 pour une école de 20 salles, la cantine aura deux issues en plus de l'accès à la salle de préparation.
    Les bureaux de l'administration seront situés à proximité de l'entrée. Le bloc sanitaire, situé à une distance convenable, sera discret mais facile à surveiller.
    Les soubassements dans les classes, escaliers et circulations seront protégés sur une hauteur de 1,50m par un enduit de granito lavé. Chaque étage comprendra 5 salles de classes. Un escalier est prévu pour chaque étage comprenant ce nombre de salles. Mais en cas de construction de R+2, deux cages d'escaliers sont exigés.

    Les portemanteaux sont aussi prévus. Il en faut 40 dans le fond de chaque salle à une hauteur de 1,40 m. Le même nombre doit être prévu dans le préau pour les leçons d'éducation physique.
    Selon ces normes, tout nouvel ensemble scolaire doit faire l'objet d'un plan de masse. L'objectif est de présenter la structure finale, l'assainissement du terrain et les divers branchements aux réseaux publics. L'environnement local devra être respecté. En cas d'extension, l'architecte devra veiller à garder une harmonie architecturale entre les anciens et les nouveaux bâtiments.
    Les salles doivent être construites de préférence de plain-pied. Mais faute de terrain, le propriétaire pourra construire à R+1. Pour les écoles situées en milieu urbain où la norme de 20 salles est dépassée, le R+2 est autorisé.
    Les blocs de salles seront im-plantés de manière à en assurer facilement la surveillance.
    La protection des murs contre l'humidité extérieure et ascension-nelle est également exigée. Les eaux pluviales doivent être évacuées en façade. La réalisation des toitures doit prendre en compte les conditions climatiques de la région. Ainsi, au Rif, Moyen et Haut-Atlas, elles seront non encaissées, avec débordement et une pente minimale de 10%. Pour les toitures en tuiles, la pente est de 25% au minimum. Mais le respect du caractère régional des constructions est exigé partout.

    Un manuel de dégradation


    Désormais la construction des écoles publiques sera confiée conjointement aux architectes et aux bureaux d'étude. Ces derniers devront concourir ensemble pour être sélectionnés. L'objectif est d'éviter qu'il y ait une discordance entre les deux parties. D'ailleurs, les opérations d'audit menées par le Ministère de l'Education Nationale en concertation avec le LPEE ont confirmé cette décision. Cette opération, ayant consisté à repérer les dégradations et à ramasser la documentation existante dans ce domaine, a porté sur 550 établissements. Les causes détectées seront communiquées aux architectes pour éviter de commettre les mêmes erreurs. Mais ces dégradations ne sont pas toutes dues à la conception, l'exploitation y est également pour beaucoup. Un manuel, rassemblant toutes ces dégradations, sera établie par le Ministère. D'autres normes de construction sont également en cours de préparation. Ces normes accorderont plus de liberté à l'architecte, souligne M. Ahmed Lamrini, secrétaire général par intérim du Ministère de l'Education Nationale.

    Rafik IKRAM

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