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Economie

Des galeries frappées par la désertion

Par L'Economiste | Edition N°:453 Le 01/03/1999 | Partager

La plupart des galeries n'ont pas connu le même succès que Benomar à Casablanca, qui reste pour le moment la plus fréquentée. La désertion des galeries s'explique principalement par les magasins non exploités détenus par des propriétaires non commerçants.


La spéculation dans les magasins des galeries explique pour une grande partie leur désertion aujourd'hui. A en croire M. Mohamed Ghazi, gérant du complexe immobilier Romandie II à Casablanca, beaucoup de magasins restent inexploités pendant de longues années. Ainsi, toute la galerie perd de son ambiance. Les quelques commerçants qui exploitent leurs magasins se trouvent lésés par manque d'affluence de la clientèle.
Nombreux sont les magasins qui sont en vente dans les galeries. Souvent, ils sont proposés à des prix exorbitants, alors que la rentabilité n'y est pas toujours évidente. Pour preuve: des magasins ferment à peine après quelques mois d'exploitation. "Ceci peut être expliqué aussi par le manque de professionnalisme de la part des détenteurs de magasins. Ces derniers ne sont pas de véritables commerçants et donc n'arrivent pas à gérer convenablement leur magasin", ajoute M. Abdelaziz Azadou, gérant du centre commercial Riad à Casablanca. En effet, un grand nombre de magasins sont achetés juste pour occuper un membre de la famille sans se soucier de la rentabilité. Ce commerce devient alors une activité accessoire.

Le taux de magasins effectivement exploités par rapport au nombre total de magasins varie d'une galerie à l'autre. Pour le complexe commercial Romandie II, à peine une dizaine de magasins sont ouverts sur une cinquantaine. Au centre commercial Riad, 25% des magasins sont réellement exploités. La galerie Galilée à Casablanca compte dix magasins ouverts sur une quarantaine. A l'Espace Porte d'Anfa, les magasins sont pour la plupart inexploités. A peine une quinzaine de magasins y sont ouverts, alors que près de 120 sont encore fermés dans leur état brut. Dans la galerie Galaxie à Rabat, sur 37 boutiques, 25 sont exploitées, mais pas toujours ouvertes.

Retards de loyer


Le centre commercial Jassim fait exception. Il atteint un taux de près de 70% de magasins ouverts par rapport au nombre total. Sa proximité de Derb Omar lui génère beaucoup de clients. Mais la galerie la plus fréquentée vraisemblablement reste celle de Benomar. Ses responsables n'ont néanmoins pas jugé nécessaire de répondre aux questions de L'Economiste sur la situation réelle de leur galerie.
Côté prix des boutiques, le m2 peut atteindre les 31.000 DH. C'est le cas de la galerie Espace Porte d'Anfa à Casablanca. Dans d'autres cas tels que Galaxie, le prix du m2 avoisine les 10.000 DH. Les prix sont fixés en fonction de la situation du magasin dans la galerie. Pour le cas de Galilée par exemple, certains magasins en devanture ont été vendus à près de 500.000 DH alors que le prix de cession des boutiques d'intérieur a été de l'ordre de 300.000 DH. Au centre commercial Jassim, les prix démarrent à 300.000 DH aussi.

Dans d'autres galeries, les promoteurs ont opté pour le système de location. Il s'agit par exemple du centre commercial 2000 à côté de la gare Casa Port, le centre commercial Riad ou encore le complexe Romandie II. Ceci ne va pas sans créer des incidents d'impayés de loyer, comme l'indique d'ailleurs M. Joseph Dayan, du centre 2000. Le même problème a été d'ailleurs soulevé par les autres promoteurs ou syndics des galeries où les boutiques sont en location. A Romandie II, les locataires ne règlent plus leur loyer depuis plus de 10 ans. Un conflit les opposent avec les propriétaires koweitien sur les droits de pas de portes encaissés par ce dernier.
Afin de redonner plus de vie aux galeries, des promoteurs initient des actions de marketing et de publicité. Le responsable de Jassim affirme avoir dépensé 2 millions de DH en publicité lors du démarrage de sa galerie à Casablanca. Beaucoup d'autres galeries ont aménagé au rez-de-chaussée des salons de thé et glaciers pour attirer les visiteurs.

Hicham RAÏQ

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