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    Des banques de l’eau pour faire face à la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:2819 Le 14/07/2008 | Partager

    . Une solution qui séduit de nombreux pays. La question abordée à l’Exposition internationale de Saragosse Des banques de l’eau. Voilà une idée qui commence à faire de nombreux adeptes. Ce procédé vise, à moyen terme, à affronter la crise de l’eau qui plane sur la planète. Ainsi, les régions à fort potentiel hydrique pourraient vendre leur droit à l’eau à celles en ayant le plus besoin. En tout cas, le sujet a été abordé à l’occasion d’un débat sur l’eau dans le cadre de l’Exposition internationale qui se tient actuellement à Saragosse, en Espagne. Ce pays qui souffre cruellement d’un manque hydrique pourrait adopter le système des banques à eau pour alimenter les zones arides. Le changement climatique aidant, la hauteur des pluies accuse une nette tendance à la baisse depuis les années1960 avec une concentration de 80% des précipitations sur 15% du territoire. Et pour compliquer la donne, les pluies sont devenues plus violentes, avec des records en matière de précipitation en moins de 24 heures. L’eau ainsi déversée n’a pas le temps d’être absorbée par les sols et de reconstituer les nappes phréatiques. En 2007, il y a eu 20% de précipitations de moins que l’année précédente. Les lacs devant les barrages sont en moyenne remplis à 40%, mais en de nombreux endroits, les réserves d’eau ont baissé et ne sont plus que de 12%.Les banques à eau serviraient à récupérer cet énorme potentiel. Seulement, l’idée pourrait bloquer sur l’organisation administrative et les nationalismes qui utilisent la gestion de l’eau comme un argument politique et électoral. «Le vrai problème de l’Espagne reste son organisation administrative» explique Frédéric Certain, DG de Veolia Eau en Espagne. En effet, les bassins versants de l’Espagne ne correspondent pas aux différentes régions autonomes du pays. Ainsi, la tension est vive entre des régions autonomes à vocation agricole comme l’Aragon et celle plus industrielle comme la Catalogne.Pour le DG de Véolia-Espagne, il faut aussi développer les stations de dessalement. «Ce qui était, il y a encore quelques années, limité aux pays du golfe est en train de se démocratiser», affirme-t-il. De nombreux pays européens ont commencé à investir dans des unités de dessalement, même si cela reste une technologie assez coûteuse, réservée à l’eau potable.L’investissement pour une unité de dessalement est compris entre 100 et 200 millions d’euros, soit un ou deux milliards de DH auquel il faudra rajouter le coût énergétique qui, selon les procédés, est de 4 à 5 kilowatts/heure. Actuellement, en Europe, le prix de l’eau est assez élevé. Il est de 13 DH en Espagne contre une moyenne de 4 DH au Maroc. En France, le prix grimpe à près de 29 DH et culmine à 60 DH en Allemagne.


    Traitement

    Le recyclage des eaux usées est devenu impératif. Par exemple, Saragosse abrite l’une des plus grandes unités de traitement d’Europe avec 55 millions de m3 d’eaux usées traitées en 2007. Construite en 1993, elle vient d’être modernisée en 2007. Gérée par Véolia Eau, elle utilise les dernières technologies de l’entreprise française pour le traitement de l’eau. Et, pour améliorer le rendement de l’installation, elle a été dotée dernièrement d’un générateur d’énergie électrique à partir des boues issues de la récupération qui se sont révélées être un excellent combustible. L’objectif est de rendre la station complètement autonome en matière de consommation électrique à moyen terme.Ali ABJIOU

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