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Démonstration de force des chiites à Kerbala

Par L'Economiste | Edition N°:1504 Le 23/04/2003 | Partager

. Ils fêtaient le retour d'une liberté de culte dont Saddam Hussein les avait privés Des centaines de milliers de chiites, majoritaires en Irak, ont entamé hier mardi dans la ville sainte de Kerbala (centre) deux jours d'un pèlerinage exceptionnel, ponctué de slogans anti-américains, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprêtait à débattre du rôle des Nations unies dans l'après-Saddam Hussein. A Kerbala, les pèlerins ont afflué pour commémorer le martyr l'imam Hussein tué en 680. La ville a été saisie d'une ferveur jamais vue depuis des années. Certains pèlerins progressaient à quatre pattes dans la poussière, d'autres se fouettaient jusqu'au sang. Les chiites, qui représentent environ 60% des 25 millions d'Irakiens, fêtaient également le retour d'une liberté de culte dont Saddam Hussein les avait privés. Les cortèges, organisés par région et hérissés des drapeaux verts et noirs symbolisant l'islam et le deuil, tournaient autour de la grande esplanade de Kerbala. Religieuse, l'atmosphère est aussi revendicative et les premiers slogans anti-américains ont fait leur apparition. «Non, non au colonialisme! non, non à l'occupation! non, non à l'impérialisme!» ont scandé quelque 3.000 fidèles, reprenant les paroles d'un religieux juché sur un camion. . Conseil de sécurité A New York, les membres du Conseil de sécurité devaient discuter hier dans la journée d'un possible rôle pour l'ONU dans l'après-guerre et entendre le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU Hans Blix et le directeur pour l'ONU du programme humanitaire «pétrole contre nourriture», Benon Sevan. Hans Blix a dénoncé la falsification de documents pour justifier la guerre en Irak dans une interview diffusée par la BBC (radio). A quelques heures du débat à l'ONU, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, a réaffirmé attendre le feu vert des inspecteurs en désarmement de l'ONU pour accepter la levée des sanctions économiques contre l'Irak. Selon un diplomate, la Russie et la France, à la pointe de l'opposition à la guerre, pourraient différer une levée des sanctions si leurs intérêts économiques potentiels en Irak sont menacés. Par ailleurs, un huitième dignitaire irakien recherché par Washington, Mohammed Hamza Zoubeidi, ancien membre du Conseil de commandement de la Révolution (CCR) -la plus haute instance dirigeante au sein du régime déchu de Saddam Hussein- est tombé aux mains des forces américaines. Le Commandement central américain (Centcom) a également confirmé qu'un gendre de Saddam Hussein, Jamal Moustafa Abdallah, était détenu par les forces de la coalition américano-britannique. Au lendemain de son arrivée dans la capitale irakienne, l'administrateur civil américain de l'Irak, le général à la retraite Jay Garner, a rencontré les chefs kurdes Jalal Talabani (UPK) et Massoud Barzani (PDK), à Dukan au nord de Souleimaniyah, selon un correspondant de l'AFP. Enfin, les hôpitaux de Bagdad se remettent progressivement à fonctionner mais à un moindre rythme en raison des destructions causées par les pillages et les combats, a indiqué à Genève le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Synthèse L'Economiste

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